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Le Blog Intel Times « a analysé la zone d’attaque des navires-pétroliers à l’entrée du port de Fujairah, près du détroit d’Ormuz, selon le calendrier, le trafic maritime, la nature du sabotage et la situation géographique des bases navales voisines de l’Iran.

Le blog estime qu’une force spéciale du commando naval des Gardiens de la révolution iranien, stationnée sur la base navale de Bandar Jasak a mené l’opération, en raison de sa proximité relative et de ses capacités d’arrivée silencieuse, qui a permis de relier des dispositifs dits de “sangsues de sabotage”, à l’arrière et dans les sous-sections (parties immergées) des quatre pétroliers. Ce qui leur a permis de faire exploser ces engins piégés, sans faire de victimes ni de dommages environnementaux graves. Les Iraniens ont repéré tous les navires parmi des dizaines d’autres navires marchands ancrés à plusieurs kilomètres du port, ce qui indique que l’opération iranienne nécessitait une collecte de renseignements préliminaire et une surveillance étroite de la navigation et des bâteaux ancrés dans les parages.

La base navale iranienne située à Bandar Jask, se trouve à proximité, et la distance avec la zone de l’incident est d’environ 140 kilomètres. Il est aussi possible que la force qui a procédé au sabotage ait également été assistée par un navire marchand iranien reconverti en “navire-mère” pour la mission, aux côtés de vedettes rapides ayant mené les plongeurs censés placer la bombe. Une application permettant la localisation de navires a été utilisée pour identifier les navires marchands iraniens qui auraient pu contribuer à l’opération de sabotage et au moins trois navires marchands sont repérés, qui seraient passés près du lieu de l’attaque et auraient pu être utilisés pour aider les commandos iraniens ou d’autres forces de soutien en provenance d’un des ports de la marine Iranienne ou la mer Rouge.

La base navale de Jasak est reconnue comme la base d’accueil sous-marins fabriqués en Iran et capables de diriger et déposer en mer des plongeurs appartenant au commando naval des gardiens de la révolution. La base est également liée aux activités iraniennes dans l’arène du Yémen, qui est également assurée  par des cargos, dont le cargo iranien connu sous le nom de Saviz, ancré depuis 2016 au large des côtes du Yémen et servant de base de relais avec les insurgés chiites. Il permet un soutien logistique aux commandos navals iraniens en mouvement rapide, opérant à distance, contre des navires et des installations de débarquement saoudiens.

Dans le cadre de l’enquête, une image satellite mise à jour de la base de commando navale iranienne sur l’île d’Abou Moussa, située au centre de la carte des producteurs passant par le détroit d’Ormuz, a également permis la surveillance. La surveillance n’a pas permis d’identifier le déploiement de nouveaux navires ou de moyens iraniens supplémentaires.

Vedettes photographiées comme étant chargées à bord de navires “marchands” iraniens servant de couverture aux opérations spéciales des Gardiens de la Révolution

intellitimes.co.il

Adaptation : Marc Brzustowski

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