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En totale solidarité avec le « peuple palestinien » dont ils se réclament, les députés arabes à la Knesset marquent aussi à leur manière la « journée de la naqba », la « catastrophe » que représente pour eux la création de l’Etat d’Israël pour le « peuple palestinien » dont personne n’avait jamais entendu parler jusque dans les années 1960.

Une catastrophe dont ils savent pourtant profiter un maximum sur les plan des libertés et de l’aisance matérielle.

Ayman Oudeh, président de la liste Ta’al-Hadash a repris le narratif de propagande habituel: « Le seul chemin vers l’égalité doit impérativement passer par une reconnaissance par Israël des préjudices historiques causés, et en premier lieu par la catastrophe nationale subie par le peuple palestinien. Aucune loi ni aucun bulldozer ne pourront supprimer notre mémoire, notre terre, nos familles qui ont perdu leurs biens, nos villages, nos villes et notre patrie, les massacres et catastrophes que nous avons subis, notre culture qui a été annihilée. Seule une reconnaissance de ce passé pourra tracer la voie vers un avenir commun entre Arabes et Juifs sur cette terre ».

Sous-entendu, après la disparition d’Israël comme Etat juif.

Le député Amtanes Shahadeh, président de Balad, assistait à la cérémonie marquant la journée de la ‘naqba’…à l’Université de Tel-Aviv (!!): « Aujourd’hui, les fils du peuple palestinien se souviennent de l’expulsion de plus de 700.000 personnes et de la spoliation de leurs terres, des destructions de plus de 530 villages palestiniens ainsi que des nombreux massacres de 1948. Depuis 71 ans, Israël tente d’effacer l’identité palestinienne et la mémoire collective à l’aide de tous les moyens colonialistes possibles. Si ce n’est par la loi de la Nation, c’est avec le Plan Trump, la suppression de la liberté d’expression (sic), la destruction de maisons, la persécution politique, l’instauration d’une régime d’apartheid ou encore le blocus, l’occupation et la violation du droit international. Il est impossible de nier les faits historiques ainsi que les clés des maisons qui sont encore dans les mains des réfugiés. Notre combat légitime pour la justice, l’égalité, nos droits collectifs, notre liberté et la création d’un Etat palestinien seront plus forts que toutes les tentatives d’Israël ».

Lors de cette manifestation autorisée par l’Université de Tel-Aviv, tout comme à l’Université de Haïfa, les drapeaux de l’OLP flottaient.

Photo Yonatan Sindel / Flash 90

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