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Un collectif de 127 intellectuels juifs a appelé l’Assemblée nationale à s’opposer mardi à la résolution LREM

Marine Le Pen a estimé mardi qu’il fallait faire “attention à la rédaction” de la proposition de résolution d’un député LREM visant à lutter contre les “nouvelles formes” d’antisémitisme, parce que la politique d’Israël “doit pouvoir être critiquée”.

“Il est sûr qu’il y a un certain nombre d’antisémites aujourd’hui qui utilisent l’antisionisme pour planquer leur antisémitisme” mais “il ne faudrait pas que ce texte puisse interdire de critiquer Israël”, a déclaré sur BFMTV et RMC la dirigeante d’extrême droite, qui cherche depuis 2011 à “dédiaboliser” son parti des accusations de racisme et d’antisémitisme.

“L’antisionisme ça veut tout et rien dire”. “Ca peut remettre en cause l’existence d’Israël et ça peut aussi contester la politique (…) menée parfois par Israël”, a ajouté la présidente du Rassemblement national.

Un collectif de 127 intellectuels juifs a appelé l’Assemblée nationale à s’opposer mardi à la proposition de résolution initiée par le député LREM Sylvain Maillard, qui suscite des critiques jusque dans la majorité.

Pour eux, la résolution est “hautement problématique” parce qu’elle “assimile (…) l’antisionisme à l’antisémitisme”. Or “pour les nombreux juifs se considérant antisionistes, cet amalgame est profondément injurieux”. Et parce que la définition de l’antisémitisme de l’IHRA (l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste), validée par plusieurs pays et appuyée par Emmanuel Macron, est “peu claire” et “déjà utilisée pour stigmatiser et réduire au silence les critiques de l’Etat d’Israël”.

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