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“La sécurité d’Israël n’est pas négociable pour nous” (Kurz à Rohani)

“La sécurité d’Israël n’est pas négociable pour nous” (Kurz à Rohani)
Sebastian Kurz / Twitter

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a jugé “absolument inacceptable la remise en cause du droit d’Israël à exister ou les appels à détruire Israël”, lors d’un point presse aux côtés du président iranien en visite à Vienne pour tenter sauvegarder l’accord historique sur le programme nucléaire de son pays, aujourd’hui gravement menacé.

“La sécurité d’Israël n’est pas négociable pour nous”, a insisté M. Kurz, alors que Téhéran appelle régulièrement à la destruction de l’Etat hébreu.

Sebastian Kurz

✔@sebastiankurz

In my meeting with President I also emphasized that ’s security is non-negotiable for us. Questioning Israel’s right to exist or downplaying the is absolutely unacceptable. 2/2

Le chancelier s’est rendu le mois dernier en Israël, marquant ainsi son premier voyage dans l’Etat hébreu depuis qu’il a formé une coalition avec le parti d’extrême-droite FPÖ.

“Nous soutenons activement la vie juive dans notre pays et luttons contre toute forme d’antisémitisme. Ce n’est que si les Juifs peuvent vivre sans restriction dans la paix, la liberté et la sécurité, que [le leitmotiv] ‘ne jamais oublier’ peut également se transformer en ‘plus jamais cela’”, avait-il déclaré lors de son voyage en Terre sainte.

Kurz und Rohani: Schlagabtausch zu Israel

„Es ist inakzeptabel, wenn zur Vernichtung Israels aufgerufen wird“: Kanzler Kurz und Irans Präsident Rohani liefern sich einen Schlagabtausch zum Thema Israel. Rohani meint: „Die Zionisten als Besatzungsgruppe und Unterdrücker bombardieren unschuldige Menschen.“

Publiée par Zeit im Bild sur Mercredi 4 juillet 2018

“Importance capitale”

La visite du président iranien, jugée “d’une importance capitale” par Téhéran pour la coopération entre la République islamique et l’Europe après le retrait américain de l’accord, est assombrie par la récente arrestation d’un diplomate de l’ambassade d’Iran en poste dans la capitale autrichienne, suspecté d’être impliqué dans un projet d’attentat.

Quelques heures avant d’accueillir M. Rohani, Vienne a convoqué en urgence l’ambassadeur d’Iran dans le pays et annoncé que l’Autriche allait retirer son statut de diplomate à l’agent mis en cause.

“Nous attendons des éclaircissements complets” sur cette affaire, a prévenu mercredi le chancelier Sebastian Kurz.

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Sebastian Kurz

✔@sebastiankurz

Today I met Iran’s President @HassanRouhani in . We discussed our bilateral relations, our cultural exchange & the Iran to which the remains committed.I also underlined the importance of human rights which should be respected everywhere, also in . 1/2

“Equilibrer” contraintes et bénéfices

“Tant que c’est possible pour l’Iran, nous resterons partie à l’accord, nous ne quitterons pas le JCPOA (le sigle officiel de l’accord, ndlr), à la condition que nous puissions aussi en profiter”, a déclaré M. Rohani.  “Si les autres signataires, hors Etats-Unis, peuvent garantir les intérêts de l’Iran, l’Iran restera dans le JCPOA”, a-t-il insisté.

“Nous avons besoin d’un équilibre entre nos devoirs et l’hypothèse de restrictions (…) nous espérons des actions décisives en ce qui concerne le commerce et l’économie”, a insisté M. Rohani qui, avant l’Autriche, avait eu des entretiens bilatéraux en Suisse.

Un message qui était directement adressé aux cinq autres Etats signataires de l’accord nucléaire (Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), dont les ministres des Affaires étrangères doivent se réunir vendredi à Vienne pour la première fois depuis que Donald Trump a décidé de s’affranchir du pacte ratifié par l’ONU.

Au plus mauvais moment

Pour Téhéran et ces signataires, la mise en cause d’un représentant officiel iranien dans un projet d’attentat en Europe tombe donc au plus mauvais moment.

Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), entité proche des Moudjahidine du peuple, accuse cet homme, troisième conseiller à l’ambassade d’Iran, d’avoir été le “commanditaire” et “principal planificateur” du projet d’attentat.

PHILIPPE HUGUEN (AFP/Archives)Des policiers belges lors d’une opération liée à un attentat déjoué en France, le 31 mai 2016 à Courtrai
PHILIPPE HUGUEN (AFP/Archives)

 

 

Il est soupçonné d’avoir été en contact avec un couple de Belges d’origine iranienne arrêté à Bruxelles en possession de 500 grammes d’explosif devant servir à attaquer, samedi dernier près de Paris, un rassemblement organisé par les Moudjahidine du Peuple Iranien (MEK), un parti d’opposition interdit par les autorités iraniennes depuis 1981.

Des personnalités politiques américaines de premier plan ont participé à ce rassemblement, comme l’ancien maire de New York, aujourd’hui avocat personnel du président américain Donald Trump, Rudy Giuliani.

Ulcéré, Téhéran a dit voir dans ces mises en cause une machination destinée à nuire à l’Iran. Mercredi, le ministère iranien des Affaires étrangères a même affirmé que les suspects interpellés en Belgique sont membres des Moudjahidine du peuple.

(avec agence)

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