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La police de Gibraltar a annoncé avoir interpellé le capitaine et un officier du pétrolier iranien Grace 1, a annoncé la presse locale. Les deux ont été interrogés, sans qu’aucune décision ne soit encore prise. L’interpellation a été motivée par des violations de sanctions européennes à l’encontre de la Syrie.

Le capitaine du pétrolier iranien Grace 1 arraisonné par les autorités de Gibraltar et son second ont été arrêtés jeudi dans l’après-midi par la police du territoire britannique, a indiqué le quotidien Gibraltar chronicle, relayant la police.

Les deux ont subi un interrogatoire, mais n’ont pas encore été inculpés. L’arrestation a suivi une perquisition du navire lors de laquelle des documents et appareils électroniques ont été saisis, précise le quotidien.

«L’enquête se poursuit toujours et [le pétrolier] Grace 1 reste saisi», a annoncé la police dans un communiqué.

Le navire a été saisi par la Grande-Bretagne à la demande des États-Unis, a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères par intérim, Josep Borrell. Dans un communiqué, le gouvernement de Gibraltar, territoire britannique situé à la pointe sud de l’Espagne, a affirmé que, selon ses estimations, les cuves du Grace 1 pouvaient contenir du pétrole destiné à la raffinerie syrienne de Banyas.

En réaction, Téhéran a convoqué l’ambassadeur du Royaume-Uni en Iran pour dénoncer «l’interception illégale d’un pétrolier iranien», selon un porte-parole des Affaires étrangères iraniennes. Il a également démenti les accusations à son encontre et a dénoncé une une «piraterie en mer» de Londres.

D’une capacité de 300.000 tonnes, le Grace 1 bat pavillon panaméen et est exploité par la compagnie IShips Management Pte Ltd, basée à Singapour, d’après les banques de données du transport maritime.

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