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Le revirement de Donald Trump, l’abandon d’Israel ?

Le Premier ministre Netanyahou est en apparence dans une impasse. Le président américain donne tous les signes d’un revirement dans sa politique en direction de l’Iran. Le renvoi de John Bolton accuse clairement ce changement de cap de Donald Trump. Un Donald Trump partisan jusqu’à présent d’une politique de pression maximum sur la direction iranienne via l’application de sanctions sévères sur l’Iran. Des sanctions qui  ont généré de graves problèmes économiques qui pèsent sur la vie au quotidien des Iraniens. La rue iranienne a manifesté quelques sursauts de violences vite matés par les forces iraniennes et Donald Trump n’a pas assisté comme il l’espérait à une déstabilisation du régime, voir à son remplacement.

Au contraire un effet ressort s’est installé qui nourrit une résistance accrue de l’appareil dirigeant iranien qui voit désormais comme une mission nationale, voire même religieuse, face à ces’’ impies d’Américains ‘’de se mobiliser pour défendre les principes de l’Islam et l’intégrité nationale du pays. Donald Trump avait cru bon d’annoncer ”Toute attaque contre quoi que ce soit d’américain entraînera une riposte d’une force considérable et destructrice” dans certaines zones, destructrice cela signifiera anéantissement.” Un responsable US a affirmé que l’armée américaine se préparait à frapper des radars et des batteries de missiles en représailles à l’abattage d’un drone de surveillance américain, mais finalement, recul de dernière minute, l’autorisation a rapidement été retirée avant le lancement des attaques, a déclaré un responsable américain. La dissuasion n’a pas fonctionné.

L’iran pas près de céder

Au contraire les forces iraniennes ont procédé à la confiscation de navire étranger pris en otage pour obtenir le relâchement d’un de leur pétrolier. Sans compter des attaques imputées à l’Iran en juin dernier. L’armée américaine avait diffusé une vidéo montrant selon elle, une patrouille des gardiens de la révolution iranienne retirant une mine ventouse qui n’avait pas explosé sur une paroi de l’un des deux tankers attaqués en mer d’Oman. Donald Trump a clairement attribué ces attaques à l’Iran, un mois après de précédentes opérations visant 4 tankers dans cette mer d’Oman. L’Iran a rejeté catégoriquement «l’accusation infondée» américaine. Dernièrement une attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites a provoqué des incendies dans deux installations pétrolières du groupe Aramco en Arabie Saoudite, obligeant ce pays, premier exportateur mondial d’or noir à réduire temporairement de moitié sa production. L’attaque a été condamnée « fermement » par la Maison-Blanche, et Mike Pompeo a accusé l’Iran d’avoir « lancé une attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial », mais on semble vouloir s’en tenir là.

L’expansionnisme terroriste de l’Iran ne connait pas de répit

Téhéran parallèlement a multiplié ses avancées stratégiques en Syrie, en Irak et au Liban en installant des bases militaires en Syrie, en Irak près de la frontière syrienne et au Liban en participant à l’implantation de stations de transformations de roquettes en missiles de précision. Israël a systématiquement bombardé les bases en Syrie et en Irak et fait passer des messages via les États unis de menaces de destruction d’installation de ce type par Israël au Liban. Cependant aucune de ces mesures n’a été assez radicale pour étouffer le zèle militaire iranien et ses ambitions d’encerclement d’Israël.

Le régime de Téhéran est seulement entré dans une véritable obsession,au contraire qui lui fait craindre une attaque-surprise israélienne à tous moments et qui fait l’effet inverse de celui espéré par Netanyahou. La course iranienne à l’armement et un acharnement à disséminer des bases armées tout autour d’Israël se poursuivent accompagnés de menaces iraniennes de représailles. La guerre avance son profil. Le Hezbollah au Liban a rompu avec la trêve de 2006 en attaquant le nord d’Israël.

Le second volet sécuritaire, la course au nucléaire iranien est également en grave difficulté.

Le nucléaire iranien progresse et les efforts techniques se multiplient ouvertement pour acquérir la bombe. Là non plus, les sanctions américaines n’ont rien obtenu et n’ont pas enrayé la progression nucléaire iranienne comme le prouvent les renseignements israéliens. Bien au contraire les centrifugeuses ont été multipliées et leur rythme de fonction accéléré. Dans ces conditions il ne restait plus à Donald Trump que de reconnaître une défaite cuisante pour les états unit et le monde développé, l’Europe en tête qui a échoué également dans ses efforts à limiter les dégâts avec l’Iran. Une renégociation à la hausse des engagements iraniens ne s’est pas installée. La dernière option qui s’imposait dans ces conditions aux États-Unis était d’envisager une action militaire d’envergure sur l’Iran pour anéantir les bases iraniennes de traitement de l’uranium enrichi et consécutivement, neutraliser ses installations militaires en Syrie, bref un conflit généralisé avec l’Iran . Une situation que la Chine et la Russie ne toléreraient certainement pas.

Les hésitations de Donald Trump

Cette politique radicale et jusqu’au-boutiste fait considérablement hésiter Donald Trump. Netanyahou a pu agir en Syrie avec la passivité des Russes. Les attaques contre les bases iraniennes ont été tolérées par Moscou, car leurs effets étaient limites et servaient les intérêts russes qui craignent la concurrence sur place de l’Iran dans les projets de reconstruction de la Syrie après la guerre civile. Il semble que l’Iran humiliée n’est plus prêt à  subir sans contre-attaques, cette politique israélienne. De même qu’il est permis de penser qu’une attaque américaine des installations iraniennes provoquerait un conflit généralisé au Moyen-Orient et bien au-delà.

Israel pourra -t-il  poursuivre ses opérations contre des bases iraniennes  en Syrie ?

La politique israélienne du harcèlement des positions iraniennes en Syrie, en Irak et partout ou elles se manifestent a été possible sous la protection du parapluie américain, mais si ce parapluie américain entrait lui-même en guerre, alors sauve qui peut la vie, chacun pour soit. Les menaces auxquelles est exposé Israël par les proxys de l’Iran à Gaza, au Liban, en Syrie, en Irak ne connaîtraient plus de retenue. Même si Israël pouvait sortir vainqueur d’une telle confrontation incluant des bombardements par des dizaines de milliers de missiles et roquettes chaque jour que durerait la guerre. Cette situation aurait des conséquences tragiques, en perte de vie humaine dans ce petit pays.

Netanyahou et son entourage sont très tendus

La politique de Netanyahou est donc mise en question dans sa mauvaise lecture de la réalité iranienne et conséquente d’une évaluation démesurée des forces israéliennes sans le parapluie américain. Netanyahou et son entourage sont très tendus aujourd’hui d’apprendre que Trump veut changer de stratégie avec Téhéran et parvenir à une négociation avec l’Iran. L’interrogation doit porter sur la capacité du président américain à négocier positivement et à se faire entendre dans ses exigences sécuritaires vis-à-vis de l’Iran? En est-il capable ? Il devra exiger un renforcement des contrôles sur des sites que les Iraniens conservent aujourd’hui hors de portée des visites de l’Agence internationale de l’énergie atomique. L’AIEA, de même que le droit d’accéder sur n’importe quel site à l’improviste comme ce n’est pas le cas actuellement. Si tel est la volonté de Trump alors, un résultat dans ce sens pourrait faire baisser la tension sur la scène internationale.

Il est toujours temps de déclencher une guerre si les pourparlers échouent.

Netanyahou ou le Premier ministre élu prochainement devra se rappeler qu’il y a un instrument très important qu’on peut utiliser avant de déclencher l’enfer sur toute la planète et ça s’appelle la diplomatie, la négociation. Finalement il est toujours temps de déclencher une guerre si les pourparlers échouent. Les autres options n’ont jusqu’à présent rien apporté. Tout gouvernement à venir en `Israël aura pour mission non pas de perdre le soutien de Trump en tournant ses efforts de dialogue avec l’Iran publiquement en dérision comme Netanyahou l’a fait avec Obama. À l’époque au lieu d’appuyer en coulisse dans la discrétion les exigences de négociations sérieuses pour qu’elles aboutissent véritablement à des garanties. Netanyahou en menaçant constamment d’attaquer l’Iran durant toute la durée des négociations sur le nucléaire  par les puissances impliquées n’a fait que stimuler l’Iran à résister car Téhéran ne souhaitait pas se retrouver désarmé face à Israël. L’équipe des puissances négociatrices était trop pressée d’aboutir pour insister suffisamment sur ses exigences. Pourtant la négociation dans la durée ont estimé certains experts aurait pu contraindre un peu plus l’Iran dans ses engagements. L’Iran qui attendait un résultat indispensable pour son économie: la levée des sanctions.

Il faudra éviter d’humilier Trump

Si une négociation s’amorce entre Washington et Téhéran cette fois, elle devra aller jusqu’au bout des problèmes et le gouvernement israélien devra se garder de proférer des menaces inutiles et dangereuses, mais appuyer en coulisse secrètement les efforts américains pour qu’ils aboutissent à de vraies garanties sécuritaires. Les renseignements israéliens pourront jouer un rôle efficace professionnel. Il faudra éviter d’humilier Trump qui ne le pardonnerait pas. On peut s’interroger, existe-t-il sérieusement  d’autres options?

Une alliance de defense entre Israel et les Etats Unis

En attendant Donald Trump a cédé à la demande de Netanyahou de faire progresser l’idée d’une alliance de défense américano – israélienne, Campagne électorale oblige. Trump ne veut pas avoir l’air de lâcher Netanyahou qui espère que cette annonce amènera de très nombreux votes au Likoud et donc au Premier ministre. C’est pourquoi il a donné une résonance importante dans les médias à la demande de Netanyahou. Toutefois rien n’est fait, car l’armée israélienne s’oppose catégoriquement à une telle manœuvre qui limiterait sa marge d’action en cas de besoin. Une telle charte obligerait Tsahal à demander l’autorisation aux États unis d’agir à chaque projet d’action à caractère militaire.

Israël pourrait être amené et contraint de faire des concessions

l’ex Premier ministre Ehud Barak a commenté  ‘’c’est une pure manœuvre électorale de Netanyahou ‘car il n’existe pas d’alliance de ce type avec un pays dont les frontières ne sont pas reconnues.’’ Autre risque, en cas de négociations avec les Palestiniens et d’autres pays arabes a insisté Ehud Barak, Israël pourrait être amené et contraint de faire des concessions qui auraient des conséquences sur sa sécurité, car les mêmes pays et leurs soutiens au sein de la communauté internationale affirmeraient à Israël , ‘’de quoi avez-vous peur’’ ?Pourquoi ces exigences exagérées sécuritaires alors que votre sécurité est garantie par les États-Unis.

5 Commentaires

    • Je ne pense pas, Ma Ron n’a pas suffisament d’influence sur D. Trump qui sait très bien ce qu’il doit faire sans n’avoir qu’à faire des conseils ce blanc bec homosexuel qui plus est! Devant ces vendeurs de tapis qui n’ont fait que mentir à la Communauté internationale et à l’ONU mais qui veulent faire du chantage avec la menace de lancé une bombe à destruction de masse contre Israel qui pourrait réagir en usant lui meme l’arme atomique contre l’Iran!
      Mieux vaut faire tomber cette bande de dictateurs iranien par une révolution populaire que de s’en prendre au peuple iranien parce que ce cinéma iranien dure depuis 40 ans, depuis que Carter s’est laissé voler l’Iran par les ayatollahs qui ont été hébergés par la France de Giscard d’Estaing, ne l’oublions pas. La France est plus que jamais opportuniste et hypocrite!

  1. Il est temps de rectifier l’erreur faite par Mitterrand et Giscard d’Estaing en France et Carter aux Etats Unis. Ils ont heberge et aide les bigots Ayatollahs a renverser le Shah d’Iran. La supremacy des Ayatollahs sur la population est une veritable dictature. Ils doivent etre vises et mis hors d’état de nuire par une attaque collective, organisee avec l’aide d’autres nations. Trump et Netanyahu sont les seuls capables d’obtenir une coalition contre les dictateurs Iraniens. Le temps est necessaire pour cela. Trump ne recule pas. Il attend le moment propice pour agir.

  2. C’est flagrant ! On sent le frémissement de jouissance de l’auteur de ce titre. Et dans les commentaires, celui de ceux qui partagent la même défiance morbide, mais si « neuneuïquement correcte », des anti TRUMP.

    Mais rares sont les neuneux capables de sortir de leur nunucherie.

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