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L’Arabie saoudite se prépare au lancement de la fameuse «OTAN arabe» – l’Alliance stratégique pour le Moyen-Orient (MESA) – afin de lutter contre l’hégémonie iranienne dans la région.

Le 8 avril, le royaume a tenu une réunion avec la participation de haut niveau des pays suivants : Arabie saoudite, États-Unis d’Amérique, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar et Jordanie. Selon l’agence de presse saoudienne WAS, la réunion constituait “une étape importante dans le lancement de l’alliance, qui vise à renforcer la sécurité et la stabilité de la région et du monde”. 

Donald Trump avec les dirigeants égyptiens et saoudiens à Riyad en mai 2017

Donald Trump avec les dirigeants égyptiens et saoudiens à Riyad en mai 2017

Sulaiman al-Oqaily, un analyste politique saoudien, estime qu’il doit exister une stratégie parmi les pays arabes qui forment l’alliance, ainsi qu’un objectif clair pour la réussite de cette entreprise.

Premièrement, Al-Oqaily souligne qu’il doit exister un bloc arabe uni qui a convenu que «l’OTAN arabe» protégerait le monde arabe de toutes sortes de menaces et de problèmes de sécurité. «Les motivations et les déterminants de ses membres doivent être les mêmes», dit-il.

Al-Oqaily dit que le sectarisme avec lequel l’Iran cible le Moyen-Orient est plus dangereux qu’Israël.

“L’Iran profite de sa culture et de ses liens religieux avec le monde arabe pour s’y développer et le détruire”, a-t-il déclaré. “Israël ne peut pas violer la société arabe comme l’Iran, mais par le biais de ses services de renseignement.”

Il spécule également que si l’Iran n’était pas ingéré dans les affaires internes de lIrak, ce dernier connaîtrait déjà la paix.

Le président iranien Hassan Rouhani et son homologue syrien Bashar Assad à Téhéran, février 2019 (Photo: EPA)

Le guide suprême Ali Khamenei tient son homologue syrien Bashar Assad à Téhéran entre ses griffes, février 2019 (Photo: EPA)

L’administration américaine étudie depuis l’année dernière la création d’un nouvel organe de sécurité composé de pays sunnites du Moyen-Orient et destiné à lutter contre l’aventurisme régional de l’Iran chiite. Les États membres de la MESA rechercheraient une coopération plus étroite dans les domaines de la défense antimissile, de la formation militaire et de la lutte antiterroriste, tout en renforçant leurs liens politiques et économiques plus larges. 

“Cela servirait de rempart contre l’agression iranienne, le terrorisme, l’extrémisme et apporterait la stabilité”, a déclaré un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, évoquant l’association potentielle en gestation depuis l’année dernière.

«Ce n’est pas un nouveau projet. Cependant, sa mise en œuvre est ce qui compte », déclare Qassem Qaseer, un analyste politique libanais. Il confirme que les États-Unis travaillent depuis un certain temps déjà avec les États arabes pour créer un tel organe, soulignant que “la question reste liée aux différents programmes et à l’approche politique de ses États membres”.

Par exemple, Qaseer affirme que les pays arabes ne s’accordent pas sur bon nombre de problèmes critiques, soulignant que l’OTAN arabe est toujours une idée dépourvue de structure.

“Ils ont pour objectif de faire pression sur l’Iran sur le terrain par une telle initiative, mais ils doivent d’abord en faire une réalité”, a déclaré Qaseer. Il est à noter que l’idée d’une coalition arabe telle que l’OTAN est l’un des résultats du sommet arabo-islamique organisé à Riyad en mai 2017.

Jared Kushner avec Benjamin Netanyahu (Photo: Reuters)

Jared Kushner avec Benjamin Netanyahu (Photo: Reuters)

Au cours de l’année écoulée, de hauts responsables américains, dont le conseiller du président Donald Trump, Jared Kushner, et le négociateur international Jason Greenblatt, ont mené une diplomatie de navette entre les capitales du Moyen-Orient. Plusieurs analystes, qui ont parlé à The Media Line, ont confirmé que ces visites avaient jeté les bases de MESA, bien que l’idée ait été évoquée pour la première fois par l’Arabie saoudite. 

En ce qui concerne Israël, ses relations avec les nations musulmanes régionales s’améliorent, ce qui est principalement le résultat d’un intérêt commun à limiter le potentiel de nucléarisation de l’Iran. Toutefois, le conflit avec les Palestiniens reste un obstacle majeur, sinon insurmontable, à l’établissement de relations diplomatiques complètes entre Israël et plusieurs de ses voisins.

Article écrit par Dima Abumaria, The Media Line

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