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Three F-35A Lightning IIs assigned to the 4th Expeditionary Fighter Squadron taxi after landing at Al Dhafra Air Base, United Arab Emirates, April 15, 2019. The F-35A Lightning II is deployed to the Air Forces Central Command Area of Responsibility for the first time in U.S. Air Force history. (U.S. Air Force photo by Staff Sgt. Chris Thornbury)

Mis en service 2005 au sein de l’US Air Force, le F-22A Raptor, un avion dit de 5e génération, effectua ses premières missions de combat en septembre 2014, à l’occasion des premières frappes américaines contre l’État islamique [EI et Daesh] et le groupe jihadiste « Khorassan » en Syrie.

Le F-35A, dont la capacité opérationnelle initiale a été prononcée en août 2016, pourrait ne pas attendre aussi longtemps pour connaître son baptême du feu.

En effet, le 15 avril, soit quelques semaines après le départ des bombardiers B-1 Lancer du Qatar, l’US CENTCOM, le commandement américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient, a annoncé que des F-35A venaient d’être déployés dans sa zone de responsabilité, plus précisément sur la base aérienne d’al-Dhafra, aux Émirats arabes unis.

Le communiqué ne précise pas le nombre de F-35A déployés. On sait seulement que les appareils concernés [au moins 9 à en juger par une photographie] appartiennent aux 388th et 419th Fighter Wing habituellement basées à Hill [Utah].

« Nous ajoutons à notre arsenal un système d’armes de pointe qui améliore considérablement les capacités de la coalition. […] La fusion des capteurs et la surviabilité que cet avion fournit à la force commune renforceront la sécurité et la stabilité sur le théâtre et décourageront les agresseurs », a commenté le général Joseph Guastella, le commandant des forces aériennes de l’US CENTCOM.

Dans un premier temps, il n’était pas clair si ces F-35A allaient participer aux opérations aériennes menées par la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis.

Sollicitée par Air Force Times, une porte-parole de l’US CENTCOM a d’ailleurs refusé d’apporter la moindre précision à ce sujet au nom de la sécurité opérationnelle.

Cependant, la cellule « communication » du 388th Fighter Wing a assuré que le déploiement de ces F-35A au Moyen-Orient vise à « soutenir les forces de la coalition. »

En clair, ces avions pourraient donc être sollicités pour des raids ponctuels contre l’EI, comme cela a été le cas pour les Rafale français, lesquels ont assuré, la semaine passée, deux frappes contre l’organisation jihadiste.

Il est aussi probable que ces F-35A soient aussi engagés pour des missions en Afghanistan. En novembre 2017, des F-22A Raptor y avaient conduit des frappes, notamment pour détruire des sites de production d’héroïne.

Quoi qu’il en soit, les F-35B [c’est à dire la version STOVL de l’avion conçu par Lockheed-Martin] du Marine Fighter Attack Squadron [VMFA] 211, ont déjà montré la voie à leurs homologues de l’US Air Force. Entre juillet 2018 et février 2019, ils ont en effet assuré une centaine de missions de combat, tant en Afghanistan qu’au Levant.

« En tant que première unité opérationnelle de F-35 au sein de l’US Air Force, nous travaillons dans ce sens depuis la réception de nos premiers avions en 2015 », a assuré le lieutenant-colonel Yosef Morris, le commandant du 4th Fighter Squadron.

« Nous avons réussi deux Red Flag [exercice aérien international de 6 semaines] et nous avons déjà été déployés en Europe et en Asie. Nos aviateurs sont prêts pour cette mission », a-t-il ajouté.

Source: www.opex360.com

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