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Invité dans La bande originale ce jeudi 11 avril sur France Inter, Michel Cymes s’est épanché sur sa vie personnelle face à Nagui. Mais à l’écoute d’une célèbre musique de film, le médecin n’a pu retenir son émotion en évoquant la perte de deux êtres chers.

Cette histoire personnelle marquera à jamais la vie de Michel Cymes. Le célèbre médecin prodigue ses précieux conseils santé depuis de nombreuses années dans les foyers français. À la radio dans Ça va beaucoup mieux sur RTL, ou à la télévision avec Ça ne sortira pas d’ici sur France 2, l’animateur préféré des Français est une figure incontournable du PAF.

Ses nombreuses vannes et ses piques acerbes y sont sans doute pour quelque chose. Mais le chirurgien en ORL sait aussi mettre son humour de côté pour se livrer à cœur ouvert. Comme lors de son passage dans La bande originale ce jeudi 11 avril sur France Inter.

Invité au micro de Nagui Michel Cymes a livré un témoignage bouleversant lorsqu’il a évoqué un épisode marquant de sa vie : son premier voyage à Auschwitz en 2007. Une période où l’animateur de 61 ans est allé sur les traces de sa famille déportée pendant la Seconde Guerre mondiale.

Alors que les premières notes de la bande originale du film La liste de Schindler ont retenti dans le studio, Michel Cymes n’a pas caché sa peine. « C’est bien d’en parler mais je n’arrive jamais à en parler sans émotion. C’est un voyage qui m’a bouleversé encore aujourd’hui », a-t-il expliqué, la gorge nouée. « Ce premier voyage à Auschwitz a été incroyable, j’ai mis des mois à m’en remettre ».

Derrière ce voyage se révèle un devoir de mémoire important pour Michel Cymes. Celle de ses deux grands-pères morts à Auschwitz, dont il a eu des informations sur l’un d’eux. « J’ai su en allant là-bas à ce premier voyage, qu’il était mort un 4 septembre, officiellement du typhus », a raconté l’ami d’Adriana Karembeu, avant d’enchaîner. « Mais je pense qu’il a été exécuté. En allant là-bas, vous voyez une salle dans laquelle des Allemands, qui avaient très peur du typhus, faisaient semblant d’examiner les patients et les exécutaient d’une injection dans le cœur ».

Un récit poignant qui n’a pas manqué d’émouvoir les auditeurs de l’émission.

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1 COMMENTAIRE

  1. médecin comme MICHEL CYMES j’ai vécu les mêmes émotions bouleversantes lors de mon premier voyage à AUSCHWITZ ;j’étais avec un homme fabuleux JEROME SCORIN aujourd’hui disparu qui pendant des années a accompagné des enfants des écoles pour le devoir de mémoire;il était dans le même baraquement que ma famille(ma grand mère de 50 ans ,mon oncle de 20 ans et mes 2 tantes àgées de 16 et 11 ans au camp de lalande à MONTS en indre et loire(les siens et ma famille étaient originaires de NANCY) et s’est seul échappé avant la déportation et a donc survécu ;lorsque nous marchions côte à côte il disait : et dire que nous marchons sur les cendres de nos parents!!!!!peu ou pas religieux à la fin du parcours dans le camp numéro 2 à côté des chambres à gaz démolies en grande partie cela ne l’empêchait pas de dire « el male hahamim » « le kaddish » ;comme MICHEL CYMES moi aussi j’ai mis des mois à m’en remettre;je rajouterai simplement que ce voyage fait il y a plus de 20 ans m’ a également laissé à la descente du bus sur le parking du camp numéro 1 devant les grilles « arbeit macht frei » une odeur âcre de chair brûlée dans les narines dont je ne peux me défaire;plus de 20 ans après je ressens toujours les mêmes émotions et le mot est bien faible;quand j’en parle ma voix s’étreint,ma poitrine se serre et je pense que jusqu’à ma mort j’aurai toujours ces émotions en moi et cet immense chagrin
    je parierai que son vécu et le mien sont pour quelque chose dans le métier que nous exerçons tous deux:médecins nous sommes là pour porter secours à nos contemporains

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