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Cela commence un peu comme se terminent vos vacances : dans le T2A de l’aéroport Paris–Charles-de-Gaulle, à attendre (longtemps  !) vos bagages. La suite est plus dramatique. Devant le tapis roulant, un homme poste un selfie, récupère sa valise, file vers la sortie où une blonde en tenue d’hôtel rouge l’attend, un panneau portant son nom entre les mains, et se volatilise. S’engage alors un furieux roman d’espionnage. Un page-turner en 28 heures chrono découpé en chapitres de 3 pages maximum, qui pulvérise les codes du polar plan-plan à l’unité de lieu, puisqu’ici l’intrigue éclate aux quatre coins du monde. Une marmite cosmopolite dans laquelle grenouillent les agents du Mossad – et donc de l’Unité « huit deux cents » comme disent ceux qui savent, des mafieux chinois, des espions russes et l’inverse, plus un poulet bien de chez nous, Léger, flic terriblement bien campé, usé et râleur.

Un brillant premier roman signé par un ex-officier des services secrets israéliens reconverti au journalisme, en France, où il office en qualité de correspondant local pour le journal Haaretz, troisième quotidien national basé à Jérusalem. On pense à la tension de la série 24 heures, au décorticage géopolitique du Bureau des légendes, mais ce sont les producteurs de Hatufim, la série qui a inspiré Homeland, qui ont été les premiers à se jeter sur les droits d’adaptation. On a hâte  !

Unité 8200, de Dov Alfon, traduit de l’hébreu par Françoise Bouillot (Liana Lévi, 448 pages, 21 euros).

Unité 8200, de Dov Alfon © DR

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