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Dans une vidéo récemment publiée de l’opération spéciale de l’armée israélienne à Khan Younès dans la bande de Gaza, qui a échoué l’année dernière, au cours de laquelle le lieutenant-colonel M. a été tué et un autre officier blessé, des soldats de l’armée israélienne se font entendre dans une séquence diffusée dimanche sur Al Jazeera, selon Maariv.

Selon les détails rendus publics, les deux véhicules comptaient 17 soldats, dont deux femmes, entrés dans la bande de Gaza en se présentant sous le prétexte d’une famille élargie qui y vit, dotés de fausses cartes d’identité et faux permis de conduire. Un membre de l’aile militaire du Hamas qui a participé à l’opération d’interception à ce moment-là a déclaré à l’antenne que la différence d’apparence des soldats israéliens avait créé des soupçons parmi les vigiles du Hamas et avait donc contribué à ouvrir une enquête. Au cours d’un interrogatoire qui a duré environ 40 minutes, les soldats ont insisté pour dire qu’ils étaient venus rendre visite à un membre de leur famille soigné dans un hôpital local. Les soldats de l’armée israélienne ont réussi à s’échapper en deux minutes, après un combat rapproché, alors qu’ils ont laissé derrière eux un équipement technologique de pointe révélé lors de l’enquête.

Le reportage d’Al-Jazeera révèle des éléments sur “l’unité de communication spéciale” du Hamas, une unité sous couverture, ayant pour but d’empêcher toute possibilité d’infiltration dans les équipements de communication de l’organisation. Cette unité a été notamment responsable de la découverte des dispositifs d’écoute clandestine dissimulés au centre de la région d’Al-Zuida dans la bande de Gaza, au cours de laquelle six membres du Hamas ont été tués.

Une enquête sur l’incident, qui a été publiée en juillet, a montré que les soldats avaient été touchés par des tirs amis et non par le Hamas. Les conclusions de l’examen, dans le cadre de deux enquêtes sur le raid, ont également été présentées aux commandants des forces spéciales, au chef adjoint de l’état-major général, au chef de la direction des opérations, au chef de la direction du renseignement militaire, au commandant de l’armée de l’air et au chef du Comité de révision de l’état-major, le major-général (res.) Nitzan Alon.

Le raid de novembre à Khan Yunis a laissé pour mort un lieutenant-colonel de Tsahal et un autre officier a été légèrement blessé. Six terroristes du Hamas, dont Nur Barakeh, commandant de Khan Yunis, ont également été tués dans l’échange de coups de feu.

Nur Barakeh, chef de l’unité, responsable du Hamas à Khan Younis, qui a été tué lors de l’échange de coups de feu

Selon l’enquête, l’échange de tirs entre le Hamas et l’unité de Tsahal a duré environ une minute et demie. Suite à la fusillade, il a été décidé de faire appel à un hélicoptère de l’armée de l’air pour extraire tous les soldats, y compris l’officier décédé.

Selon une déclaration publiée par l’armée, “la mission opérationnelle n’était pas terminée” et l’analyse des enquêteurs sur la manière dont les événements se sont déroulés au cours de l’opération “suggère un certain nombre de fautes dans l’exécution de leur mission, menée par les forces armées, à la fois avant et pendant l’opération, qui a finalement conduit à leur mise à découvert. »

Les enquêteurs ont tiré plusieurs conclusions relatives à la planification opérationnelle des Forces spéciales, à la préparation, ainsi que dans les mécanismes de commandement sur place au cours des opérations spéciales, a déclaré l’armée.

Bien que les forces de défense israéliennes aient confirmé que l’enquête révélait un certain nombre de failles, elles ont toutefois souligné que les soldats n’ont été négligents à aucun moment.

jpost.com

Adaptation : Marc Brzustowski

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