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EXCLUSIF – Le député LR réclame la levée du secret-défense pour savoir si un accord avait été passé avec les terroristes.
La France fera-t-elle la lumière sur sa gestion de l’attentat antisémite de la rue des Rosiers (6 morts et 22 blessés), le 9 août 1982, à Paris? «Je vous demande solennellement, Monsieur le Président de la République, d’obtenir la levée du “secret-défense” dans cette affaire et de demander aux autorités concernées de déclassifier les documents nécessaires», réclame le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, dans un courrier adressé à l’Élysée, dont Le Figaro a eu connaissance. Après le Crif, qui s’indigne, la sphère politique commence donc à réagir.
L’enquête sur cet attentat n’a toujours pas abouti à la condamnation des auteurs présumés, les pays où ils se retranchent refusant leur extradition. Or voilà qu’elle se double d’une polémique au détour des déclarations d’un ancien patron du contre-espionnage, Yves Bonnet, 83 ans. Comme l’a révélé Le Parisien, cet ancien préfet a été entendu le 30 juin dernier par un juge d’instruction, à la demande des parties civiles, pour s’expliquer sur des déclarations faites dans un documentaire diffusé en 2018 sur France 2.

«Il aurait affirmé avoir noué un marché non écrit avec le groupe terroriste palestinien Abou Nidal en leur garantissant l’absence de poursuites judiciaires en échange d’un engagement à ne plus commettre d’attentats», écrit Éric Ciotti à l’hôte de l’Élysée. «Ses mots sont glaçants», ajoute-t-il, rappelant les termes du «deal»: «Je ne veux plus d’attentats sur le sol français et, en contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu’il ne vous arrivera rien.»
«Si cet accord existe vraiment, ce serait alors un vrai scandale d’État et une injure à la mémoire des victimes. Ce pacte explique-t-il la lenteur et les atermoiements de la justice depuis tant d’années?» interroge l’élu. Une chose est certaine: en 2011, dans ses «carnets» saisis par la justice, le général Rondot, ex-maître espion, évoquait déjà l’existence d’un tel accord avec des émissaires d’Abou Nidal, chef du groupe Fatah-Conseil révolutionnaire, branche dissidente de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Machination d’État
Le pouvoir mitterrandien, à l’époque, avait une gestion bien particulière du dossier terroriste. L’attentat de la rue des Rosiers mena d’abord à la machination d’État contre les «Irlandais de Vincennes», innocentés depuis. Juste avant, Jean-Marc Rouillan, figure d’Action directe, avait été amnistié. Le 22 juin 1983, voici ce que le capitaine Barril, pilier de la «cellule élyséenne», écrivait à celui qui allait replonger: «Monsieur Rouillan, je désirerais vous rencontrer personnellement, où vous voulez et quand vous voulez, afin de mettre au point un dialogue permettant la régularisation de votre situation. Je suis habilité par la présidence pour traiter directement avec vous. À bientôt, j’espère.» L’actuel chef de l’État est suffisamment informé pour savoir que dans ces années-là, rien n’était impossible.
Source :
http://premium.lefigaro.fr/actualite-france/attentat-de-la-rue-des-rosiers-ciotti-en-appelle-a-macron-20190813

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