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Selon France 3, les 235 tombes du cimetière juif de Sarre-Union vandalisées le 15 février 2015, n’ont toujours pas été remise en état.
Trois ans après, les cicatrices sont toujours ouvertes, tant dans les mémoires que sur les tombes. Le 15 février 2015, cinq adolescents profanaient le cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin. En tout, 250 tombes ont été ravagées, ce qui avait suscité une vive émotion au niveau national, poussant François Hollande, alors président de la République, à se rendre sur place. Plus de trois ans après les faits, dont le mobile antisémite a été avéré par le procureur en charge de l’enquête, le cimetière attend toujours d’être reconstruit.
Une longue attente qui commence à agacer les familles des défunts enterrés à Sarre-Union. « On le vit assez mal. Les familles nous appellent, nous demandent où on en est », déplore Henri Dreyfus, administrateur du consistoire israélite du Bas-Rhin interrogé par France 3 Grand Est.
Et de renchérir : « On a eu des entretiens avec un premier sous-préfet, puis un deuxième nous disant qu’il allait faire le maximum pour demander des fonds à l’État. Sans jamais y arriver. Je ne connais pas trop les arcanes de l’administration, mais je pense que ça doit être compliqué… » Seule une quinzaine de tombes auraient ainsi été restaurées, laissant quelque 235 autres dans le même état qu’au lendemain du saccage. La remise en état de ces 15 sépultures aurait d’ailleurs coûté près de 60 000 euros, financés par l’État, détaille France 3.
En septembre dernier, les cinq adolescents jugés responsables de la profanation du cimetière juif de Sarre-Union ont été condamnés à des peines de 8 à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal pour enfants de Saverne. Le Consistoire du Bas-Rhin, en charge de l’entretien du cimetière, a notamment demandé que les cinq jeunes hommes soient condamnés à payer les frais de remise en état des tombes. D’après Henri Dreyfus, le coût du chantier s’élèverait à « 800 000 ou 900 000 euros ».
Source :
https://www.coolamnews.com/france-3-ans-plus-tard-cimetiere-profane-lest-toujours/

Le cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, a été profané, jeudi 12 février 2015 après-midi, et 250 tombes ont été dégradées1. La découverte de ces faits par une villageoise ne date que de dimanche 15 février 2015, vers 17 heures. Une cérémonie de recueillement s’est déroulée le 17 février 2015, dans ce cimetière, en présence de nombreuses personnalités, et notamment du président de la République, François Hollande, de René Gutman, Grand-rabbin du Bas-Rhin et de Strasbourg, et de Joël Mergui, président du Consistoire central israélite de France, qui ont pris la parole. Selon L’Obs, « C’est la profanation la plus importante commise dans un cimetière juif en France depuis près de 25 ans » et, d’après Le Monde, c’est « un acte d’une ampleur inédite depuis 1992 ».
La profanation du cimetière est découverte le 15 février 2015, alors que la prise d’otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes remonte à un peu plus d’un mois (elle s’est produite le 9 janvier 2015) et que la fusillade qui a provoqué la mort d’un homme à la synagogue de Copenhague a eu lieu le matin même de cette découverte. La recrudescence de l’antisémitisme en France et, plus généralement en Europe, est donc un sujet qui inquiète les autorités nationales et la communauté juive, ce qui a poussé le président François Hollande à déclarer, dans son allocution de vœux pour 2015, que la lutte contre l’antisémitisme était une « cause nationale »
Sarre-Union se trouve aux confins de l’Alsace et de la Moselle, traversée par la Sarre, à égale distance de Nancy et de Strasbourg.
Un journaliste de France Télévision décrit les lieux : « Le cimetière juif est isolé. Sur la rue du Maréchal Foch, l’axe le plus important de la bourgade, rien n’indique la présence d’un tel lieu. Pour s’y rendre, il faut emprunter une allée anonyme entre deux maisons. Ce n’est pas une rue. Environ 150 mètres plus loin, on y trouve un petit pont qui enjambe une voie ferrée et débouche sur une grille. Juste derrière, il y a le cimetière juif. Le cimetière est encerclé par les rails d’un côté, et un ruisseau (la Sarre) de l’autre ».






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