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Ce jeudi, Frédéric Marin-Lamellet a écopé de six mois d’emprisonnement ferme pour avoir proféré des menaces de mort à caractère antisémite et violenté sa belle famille.
Ce 24 janvier, la fille de la compagne de Frédéric Marin-Lamellet l’appelle. Elle veut rester dormir chez sa tante. Sa sœur, qui a fui le foyer à cause du prévenu, lui a été confiée. Le prévenu et sa compagne refusent. L’adolescente ne lâche pas. Alors il va la chercher.
L’homme de 34 ans débarque en furie dans le jardin de sa belle-famille. La mésentente entre Frédéric Marin-Lamellet et les victimes n’est pas nouvelle. « J’étais sous bracelet électronique à l’époque. Elle [la tante, NDLR] m’appelle. J’étais tranquillement sur mon canapé en train de regarder un reportage animalier et elle m’insulte », explique-t-il. « Donc vous vouliez régler vos comptes », relance la présidente du tribunal, Christine Piccinin. Il abonde.
Mis en fuite par un automobiliste
Cette fois, il n’a plus de bracelet. Alors il confronte la tante dans le jardin. Elle se retrouve face à un flot de menaces de mort qui visent sa famille. Le tout parsemé d’antisémitisme, avec des images qui renvoient à la Shoah. « Je vais finir le travail », aurait-il dit. Le ton monte, la victime s’empare d’un bâton que le prévenu récupère pour menacer le compagnon de celle-ci, jusqu’à ce qu’un automobiliste le désarme.
« Nique ta mère », une insulte « correcte »
Depuis le box, il nie le caractère antisémite de ses propos. « Vous avez dit quoi alors ? », demande la présidente. Il ne sait pas. « – On a tous des insultes favorites. Qu’est-ce que vous dites quand ça monte ? – Je ne sais pas moi, des trucs du genre “nique ta mère”, enfin des insultes correctes quoi. – Celle-là, il faut la noter », sourit la présidente en s’adressant à la greffière.
Si la tante a écrit une lettre au tribunal pour retirer sa plainte s’appuyant sur les notions “d’humanité et de pardon”, elle n’en est pas moins représentée. « On est dans une affaire de famille, explique Me Charmasson, qui représente aussi le compagnon et la fille. Lorsque les nièces demandent à Madame de retirer la plainte pour ne pas faire de mal à leur maman, que voulez-vous qu’elle fasse. »
Aude Menaige, la substitut du procureur requiert huit mois ferme, le tribunal en inflige six. Il devra aussi verser 200 € à chacune des victimes.
Source :
https://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2019/06/22/menaces-de-mort-antisemites-six-mois-ferme

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