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Paru dans Makor Rishon le 25/04/2014
Par Yossi Dagan, Traduit par Meir Ben-Hayoun
Dès la montée d’Hitler au pouvoir en 1933, le Mufti Hadj Amin El Husseini, fondateur du « Mouvement national arabe », s’est rendu chez le nouveau Consul d’Allemagne à Jérusalem. Lors de cette visite de « courtoisie », le Mufti a été la première personnalité à féliciter le Consul, et à l’informer que les musulmans de la Terre d’Israël et d’en dehors se félicitaient du nouveau pouvoir nazi et espéraient que ce type de régime fasciste et antidémocratique ferait tâche d’huile dans d’autres pays. Le Mufti et son escorte exprimèrent leur admiration envers l’Allemagne pour sa politique anti juive. Comme ils avaient compris qu’Adolf Hitler cherchait à se débarrasser des Juifs de son pays, ils lui demandèrent de tout faire afin d’empêcher toute possibilité d’émigration de Juifs allemands vers Eretz Israël. Cette rencontre fut le début d’une grande amitié nazie-arabe.
Mais on a commencé qu’au milieu de cette histoire. En 1933, le nazis étaient préoccupés à trouver solution au « problème juif » alors que le Mufti avait déjà de l’ancienneté dans ce domaine. Il avait incité les émeutes en 1920 qui avaient couté la vie à plusieurs Juifs. Il développa ces capacités lors des massacres de 1929 avec 133 juifs assassinés sauvagement. Par la suite, Husseini fut l’instigateur de la Grande Révolte arabe (1936-1939) qui couta la vie à 400 juifs dont une partie venait d’Allemagne. En 1936, Husseini fonda un mouvement arabe scout, les « éclaireurs nazis ».

Le Mufti a donc été le fondateur du Mouvement national arabe qui dès son premier jour se caractérisa par sa soif de sang juif. En 1937, Adolph Eichmann se rendit en Eretz Israël, mais n’eut pas le temps de rencontrer le Mufti du fait qu’il fut expulsé 24 heures après par les autorités britanniques. De là, Eichmann se rendit en Egypte où il rencontra les représentants du Mufti. Après l’assassinat du Gouverneur britannique de Galilée, El Husseini s’enfuit d’Eretz Israël pour Berlin. Avant cela, il fit escale en Iraq où il s’occupa de ce en quoi il excellait, la rébellion contre les Britanniques et les pogroms antijuifs. Il inspira le célèbre « Farhoud » le massacre de Juifs à Bagdad.
Lors de années de guerre 1941-1944, El Husseini a séjourné à Berlin, tout près d’Hitler et d’Eichmann. L’officier SS Dieter Wisliceny, l’assassin des enfants du village tchèque de Liditza et lieutenant d’Eichmann témoigna lors de son procès (ndlt : il fut extradé en Tchécoslovaquie où il fut jugé et condamné à mort en 1948) : « Le Mufti a joué un rôle majeur dans la décision du Gouvernement allemand d’exterminer les Juifs d’Europe. Lors de ses rencontres avec Hitler et avec Himmler, il revenait là-dessus sans arrêt, la nécessité d’exterminer les Juifs »
Ce témoignage a toute son importance du fait que les nazis ne s’étaient pas préparés à exterminer tous les Juifs dès le début, si ce n’est que de s’en débarrasser en les expulsant. Husseini les a pressés vers la solution de l’extermination totale qui fut décidée de façon définitive lors de la Conférence de Wansee en 1942.
Le Mufti et Eichmann conclurent entre eux que lorsque Eretz Israël serait envahie par les Allemands, un camp de concentration y serait construit dans la Vallée de Dotan pour y exterminer les Juifs d’Eretz Israël et des pays arabes en échange du soutien arabe aux nazis. Avant d’en arriver là, El Husseini ne perdit pas son temps. Dans des émissions radiophoniques en arabe depuis Berlin, il incita sans arrêt contre les Juifs. Il organisa une unité musulmane d’Einzgruppen pour « s’occuper » des Juifs dans les territoires conquis. Cette unité fut créée à Athènes puis envoyée à Tobrouk pour être attachée aux troupes de Rommel se dirigeant vers Eretz Israël.

Parallèlement, il forma la division musulmane bosniaque connue comme la 13ème division SS. Il participa également à la formation d’une autre unité, la « Légion arabe libre » de soutien à la Wehrmacht qui prit l’initiative de l’Opération Atlas. Cette opération consistait à contaminer les eaux de sources à Rosh Haayin pour empoisonner les résidents de la région de Tel-Aviv. Une équipe de soldats nazis et d’Arabes qui s’apprêtait à exécuter cette mission fut repérée et l’opération en fut compromise.
Parmi les Arabes de cette équipe, « Abou Ali », de son vrai nom Hassan Salameh, qui faisait partie des dirigeants émeutiers arabes à cette époque. Son fils, Ali Hassan Salameh a été le chef de l’organisation terroriste Septembre Noir. Cette organisation formée par le fils dans la plus pure tradition familiale nazie-palestinienne opéra le massacre des athlètes lors de Jeux olympiques de Munich en 1972, détourna des avions et forma la Force 17 du Fatah, les « partenaires de la paix ». Ali Hassan Salameh fut liquidé lors d’une opération du Mossad à Beyrouth en 1979.

A la grande frustration palestinienne, le Maréchal Erwin Rommel échoua et les troupes allemandes furent déboutées à El Alamein en Egypte et ne purent donc envahir Eretz Israël. El Husseini se consola par sa part à l’extermination des Juifs d’Europe. En hommage à sa contribution, Himmler lui décerna le grade de général SS. Une récente étude d’historiens américains a dévoilé alors qu’El Husseini a soutenu par la suite qu’il s’était enfui pour l’Allemagne par peur des Britanniques, qu’il recevait de la part des nazis une rente énorme de cinquante-mille marks par mois, soit deux fois plus que le salaire mensuel d’un Fieldmarschall allemand ou deux fois plus que le salaire annuel d’un simple officier allemand sur le terrain. De plus, il lui fut promis qu’il serait le dirigeant de Palestine après l’invasion d’Eretz Israël par les nazis et après l’extermination de ses habitants juifs.

Le Mouvement national arabe qui se tut après la renaissance de l’Etat d’Israël en 1948 reprit vie en 1964 par la création de l’OLP. En 1969, en prit le contrôle Yasser Arafat, un proche parent du Mufti qui s’attacha à la tactique d’assassins d’El Husseini et à la stratégie à long terme d’extermination d’Israël. Arafat se fit appeler « Abou Amar » du sobriquet d’affection des Arabes pour désigner Hitler.
Après Arafat, l’héritier de cette dynastie nazie n’est personne d’autre que le docteur Mahmoud Abbas dont la thèse de doctorat à l’Université Patrice Lumumba à Moscou avait pour sujet la négation de la Shoah et la tentative d’en réduire sa dimension et en accusant le Mouvement sioniste de collaboration avec les nazis en contrepartie des biens juifs pour prendre le contrôle d’Eretz Israël.

Cette effronterie infinie ne s’oppose qu’à la démission continuelle des Gouvernements israéliens dont les dirigeants, non seulement n’attirent pas l’attention de l’opinion internationale sur ces éléments tellement criant face à l’incitation et au négationnisme de l’AP, mais de plus, ils mènent avec l’AP des pourparlers pour remettre le cœur d’Eretz Israël aux mains d’un mouvement national dont toute la raison d’être n’est que l’extermination d’Israël, en prolongement direct à la participation à l’extermination de six millions de Juifs pendant la Shoah. Cette pathologie nationale a contaminé aussi Yad Vashem qui reste très discret sur la dimension palestinienne de la Shoah.
Source :
http://jerusalem24.com/blog/2014/05/16/les-arabes-aussi-ont-leur-histoire-de-la-shoah/

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