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Préfecture de police : un journaliste de France télévisions menacé de sanctions pour avoir évoqué l’hypothèse de l’attentat islamiste
Convoqué par sa hiérarchie pour avoir émis l’hypothèse de l’attentat islamiste, jeudi dernier, le journaliste qui avait notamment révélé le « mur des cons » en 2013 est inquiété pour avoir (bien) fait son travail. Explications.
Clément Weill-Raynal sera-t-il mis à pied par la rédaction de France TV ? Jeudi dernier, la France assistait, impuissante, à un énième attentat sur son sol. Et son auteur a cela de terrifiant qu’il n’est autre qu’un membre de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), Mickaël Harpon.
Envoyé en urgence couvrir la perquisition du domicile du tueur à Gonesse, Clément Weill-Raynal fait partie des premières équipes à se trouver sur place. Le journaliste de France Télévisions (FR2, FR3 et France Info) accompagné par un JRI assure cinq directs entre 17 et 19h. C’est lui qui révèle que Mickaël Harpon serait « converti à l’islam » avant les agences de presse, d’ordinaire plus rapides à dégainer l’information. Un « scoop » qui s’est par la suite vérifié, rapidement repris par l’AFP et Reuters. Une information qui lui vaut pourtant la colère de sa hiérarchie, qualifiant son comportement de « militant ».
La sempiternelle thèse du déséquilibre
Victime de surdité, l’auteur de la tuerie s’est converti à l’islam « depuis une dizaine d’années », souligne le procureur antiterroriste Jean-François Ricard. Armé d’un couteau de cuisine, le meurtrier a ôté la vie de quatre fonctionnaires de police au sein même de la Préfecture de police de Paris, un symbole. « Pas d’amalgame », « un déséquilibré », « un acte motivé par la folie »… Il faut dès lors dérouler la thèse préétablie du déséquilibre et de la dérive psychologique, sans jamais évoquer le sujet tabou. Alors que le président de la République Emmanuel Macron souhaite s’emparer du sujet que représente l’immigration, appelant à se mobiliser contre « l’hydre islamiste », les médias mainstream, et notamment le service public, ont désormais la triste habitude de taire toute revendication religieuse, jusqu’à-ce que la parole officielle et institutionnelle ne l’évoque d’elle-même. Faut-il y voir les signes d’une hiérarchie qui ferait montre d’idéologie, de choix politique ?
Pour avoir évoqué « l’hypothèse d’un acte motivé par l’islam radical » – il convient de souligner le choix des mots, et l’emploi du conditionnel -, Clément Weill-Raynal fait l’objet d’une convocation par sa hiérarchie dès le lendemain. Le motif ? « Faute professionnelle ». Le journaliste, soutenu par le syndicat Force Ouvrière de France TV, est actuellement sous la menace de « sanctions ». Son tort serait donc d’avoir obtenu des informations sur le profil de l’assassin. Curieux, lorsqu’on apprend que les derniers mots prononcés par Harpon, avant l’attaque, étaient « Allah m’a envoyé un signe ». Les investigations ont depuis « permis d’établir des contacts entre l’auteur des faits et plusieurs individus susceptibles d’appartenir à la mouvance islamiste salafiste », a commenté le procureur antiterroriste. Que reproche-t-on à celui qui a obtenu l’information en premier ?
On ne serait donc là que pour être des petits soldats, des fonctionnaires de l’info, uniquement destinés à répéter les formules convenues et autorisées ?

Clément Weill-Raynal s’était distingué en 2013, en révélant l’existence du « Mur des cons », via une photo prise au sein du syndicat de la magistrature. Il avait été mis à pieds par France 3. « C’est une forme de censure, de revanche contre le lanceur d’alerte qu’il est, et ça traduit l‘idéologie qui règne au sein des médias mainstream…et plus largement du service public ! », confie une vieille connaissance du journaliste qui préfère rester anonyme. « Lundi, on m’a lancé que je serais ‘en mission’, je serais un ‘militant’ », s’émeut Weill-Raynal. « Il y a une forme d’occultation, est-ce qu’il s’agit d’un déni collectif ? », questionne-t-il. « Dès vendredi matin, alors que je n’avais évoqué qu’une hypothèse qui s’est par la suite vérifiée, l’on m’a dit ‘tu as gravement dérapé’. Mais il est normal pour un journaliste de formuler une hypothèse ! », abonde le journaliste de France Télévision. « On est ici sur le registre de l’intimidation. On ne serait donc là que pour être des petits soldats, des fonctionnaires de l’info, uniquement destinés à répéter les formules convenues et autorisées ? ». Clément Weill-Raynal n’a pas (encore) fait l’objet d’une procédure disciplinaire. Mais il se dit « inquiet ». La sphère politique pourrait bien s’emparer de « l’affaire » Clément Weill-Raynal – heurté par le communiqué FO qui a ébruité la séquence, Bruno Retailleau, sénateur LR de la Vendée, envisage de questionner le gouvernement à ce sujet mercredi prochain.
Source :
https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/prefecture-de-police-un-journaliste-de-france-televisions-menace-de-sanctions-pour-avoir-evoque-lhypothese-de-lattentat-islamiste-111687


Clément Weill dit Weill-Raynal, né le 24 novembre 19591, est un journaliste français.
Clément Weill-Raynal est le frère jumeau de l’avocat Guillaume Weill-Raynal (avec qui il est en profonde divergence), et le petit frère d’Aude Weill-Raynal (vice présidente de l’association pro-israélienne Avocats sans frontières), le petit-fils4 d’Étienne Weill dit Weill-Raynal et l’arrière-arrière-petit-neveu de David Raynal et de Léon Gambetta.
Chroniqueur judiciaire et rédacteur en chef adjoint à France 3, il se fait remarquer par son opposition à Charles Enderlin dans l’affaire Mohammed al-Durah. Il est également membre du conseil du consistoire de Paris Île-de-France.

En 2013, il révèle au grand public le « mur des cons » installé dans les locaux du Syndicat de la magistrature et sur lequel sont affichées les photos d’hommes politiques, intellectuels, journalistes majoritairement de droite et de deux pères de victimes. Cela lui vaut d’être mis à pied par France 3. Il relate cet événement et ses conséquences dans un livre, Le Fusillé du mur des cons6. Le 17 février 2014, la présidente du Syndicat de la magistrature, en sa qualité présumée d’« éditrice » de l’affichage, est mise en examen pour injures publiques7.
En avril 2018, Clément Weill-Raynal est candidat sur la liste Force ouvrière pour la commission de première instance de la CCIJP8.
Il est marié avec la journaliste Martine Perez, responsable du service santé du Figaro, et élue UMP dans le 4e arrondissement de Paris9 (en 2014-2015, dans le 3e arrondissement

happywheels

2 Commentaires

  1. Personne de la Grande Foule ne veut reconnaître Son propre risque de folie possible et tout en excluant le Fou de toute responsabilité…(aberrant spychologiquement) accuse de folie qui elle veut: est donc fou et « innocent » celui qui délire sur l’Islam mais pas celui qui délire sur l’antisémitisme et le racisme…
    Le Problème est que sauf exceptions très spéciales et extrêmes, de sujets en légitime défense morale et/ou physique,les tueurs ne sont pas sains d’esprit.
    Il est faux de prétendre que « N’importe qui peut tuer » (crime sordide passionnel crapuleux idéologique…) Ignorance et bêtise règnent en maîtresse du débat public en France!

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