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Les activités de la 140e Assemblée de l’Union interparlementaire se poursuivent à Doha. La délégation marocaine travaille d’arrache-pied pour intégrer à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée un point d’urgence défendant la cause palestinienne. La question doit être tranchée par le vote des parlementaires lors de la séance plénière…….Détails……..



Les travaux de la 140e Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP) ayant lieu à Doha ont été inaugurés de manière officielle samedi dans la soirée par l’Émir Cheikh Tamim Ben Hama Al Thani. 
L’inauguration a eu lieu en présence de la présidente de l’UIP, la Mexicaine Gabriela Cuevas Barrón, et du secrétaire général de l’Union, le Camerounais Martin Chungong, du secrétaire général adjoint de l’ONU contre le terrorisme, Vladimir Voronkov, ainsi que du président du Parlement qatari (Majliss Choura), Ahmed Ben Zaid Al Mahmoud. Quatre-vingts présidents de Parlements et plus de 2.270 parlementaires représentant 46.000 parlementaires du monde ont pris part à cette séance.
Les membres de la délégation marocaine étaient très visibles lors de cette séance inaugurale. Le tirage au sort, imposé par les procédures de l’UIP, leur ayant été favorable, ils ont eu le privilège d’être installés au premier rang. Cela a aussi permis de rendre très visible le drapeau marocain.
Par ailleurs, il faut le rappeler, cette séance inaugurale a eu lieu après plusieurs réunions et débats dans le cadre de ce qui est appelé les groupes géopolitiques (islamique, africain, arabe, asiatique…) et des réunions sectorielles (droits de l’Homme, femmes, jeunes, santé, crise au Moyen-Orient…). 
Des débats dont certains ont exigé de la délégation marocaine une mobilisation totale lors des deux premiers jours avant le lancement officiel des travaux de l’Assemblée de l’UIP.
En effet, ainsi que le permettent les statuts de l’Union, chaque délégation a le droit d’adresser des points d’urgence à intégrer à l’ordre du jour des travaux. Dans ce cadre, le Maroc a adressé à la présidente de l’UIP une demande visant à intégrer un point d’urgence dont l’objectif est «d’assurer et mettre en œuvre un mécanisme de protection internationale en faveur du peuple palestinien, conformément aux dispositions pertinentes du droit international humanitaire : le rôle des Parlements et de l’UIP».
Cependant, le Maroc n’était pas le seul pays à avoir déposé un point d’urgence. Le Koweït, l’Indonésie, la Turquie et les Pays-Bas ont également procédé de la même façon. Or les propositions des trois premiers pays rejoignent celle du Maroc.
Ainsi, lors des discussions des groupes géopolitiques des pays islamiques et des pays arabes (où le Maroc est membre), ainsi que des pays asiatiques, il a été proposé de fusionner les propositions des quatre pays (Maroc, Koweït, Indonésie et Turquie). 
D’autant plus que l’Assemblée ne pouvait inscrire à son ordre du jour qu’un seul point d’urgence, qui doit obtenir en sa faveur les deux tiers des suffrages exprimés. 
Si plusieurs demandes obtiennent la majorité requise, celle ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages positifs sera acceptée.
C’est ainsi qu’une petite commission a été composée avec les représentants des pays concernés et qui sont arrivés, samedi dans l’après-midi, à rédiger une proposition de point d’urgence qui regroupe leurs propositions. 
Dans cette commission, le Maroc était représenté par le parlementaire marocain Touizi Ahmed. 
Après de longues discussions, les représentants se sont mis d’accord sur un nouvel intitulé du point d’urgence. 
Il s’agit de «La protection du peuple palestinien et le refus de l’autorité israélienne sur le territoire du Golan occupé, le renforcement des valeurs de la coexistence entre les peuples et les religions, combattre les formes de racisme et d’intolérance et l’appui des efforts consentis pour venir en aide aux sociétés et pays sinistrés».
La dernière partie de ce point d’urgence a été intégrée afin de pouvoir intégrer le point d’urgence proposé par les Pays-Bas qui appelle à «l’action internationale urgente en faveur du Mozambique, du Malawi et du Zimbabwe à la suite du passage du cyclone Ida». 
Car selon des parlementaires, c’est une proposition qui a été introduite sur instigation des Israéliens afin de disperser les voies qui voteraient en faveur de la cause palestinienne. 
Par ailleurs, l’Assemblée générale de l’UIP a démarré ses travaux dimanche avec huit points à l’ordre du jour. Le premier a permis d’élire le président de l’Assemblée en la personne d’Ahmed Ben Zaid Al Mahmoud, avant de donner la parole aux chefs des délégations. 
Au moment où nous mettions sous presse, l’Assemblé devait aborder le deuxième point à l’ordre du jour, relatif à «l’examen des demandes d’inscription d’un point d’urgence à l’ordre du jour de l’Assemblée». Un enjeu important pour la délégation marocaine qui a agi pour que le point qu’elle soutient en faveur de la cause palestinienne soit adopté. 
Source Le Matin

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