La source de cet article se trouve sur ce site

Depuis 2016, plusieurs fois les Nations Unis ont retardé la publication d’une « liste noire » d’entreprises opérant avec Israël dans des territoires capturés en 1967. Un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), daté du 26 janvier 2018, indiquait que 206 entreprises étaient accusées d’opérer dans les implantations. A l’époque, seulement 64 entreprises parmi les 206 avaient été contactées par l’organe des Nations unies qui avaient précisé que lorsque les 206 le seraient, alors la liste serait publiée. Aujourd’hui, toutes ont ont été informées et malgré les efforts israéliens et américains pour la prévenir, la liste devrait être publiée à la 40ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève en mars prochain…

.

En 2016, le Conseil des droits de l’homme avait réclamé « une base de données de toutes les entreprises  opérant dans les colonies». L’organe des Nations unies avait adopté au cours de sa session une résolution qui  exigeait « qu’Israël, puissance occupante, cesse immédiatement toute activité de colonisation dans tous les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé ». Parmi ces entreprises  on trouve les principales comme comme Afriqua Israël, Bank Hapoalim, Banque Leumi, Bezeq et Bezeq International, Coca Cola, Teva, Egged, Mekorot et Elbit Systems ou encore  Ahava, Dor Alon, Amisragas, Angel Bakeries, Arison Investments, Ashdar, Clal Industries, Café Café, Cellcom, Danya Cebus, Electra,  Hot, the Israel Aerospace Industries, Matrix Systems, Motorola, Nesher, Partner, Paz, Rami Levy, Remax, Housing & Construction (Shikun Binui), Shufersal, Sonol et Trima. Des entreprises américaines y figurent aussi : Caterpillar, Tripadvisor, HP, Coca Cola, Motorola. Airbnb y était inscrite mais la célèbre plate-forme de location s’est engagée dans un communiqué, publié le 19 novembre 2018, à ne plus proposer de logements situés dans « les colonies ».

Toutes ces entreprises risquent des préjudices financiers et par conséquent, leurs avocats explorent toutes les poursuites envisageables contre le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Les compagnies concernées attestent que la création de cette liste, qui va à l’encontre de toutes les lois de libre circulation des biens et des services est motivée par des arrières-pensées politiques et elles insistent bien sur le fait irréfutable que le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU n’a jamais établi une telle liste s’adressant à d’autres régions  comme la Péninsule de Crimée, le Sahara occidental ou bien d’autres encore.

Les Etats-Unis et Israël travaillent de concert pour éviter la publication de cette liste depuis ces trois dernières années  mais il semblerait qu’elle pourrait être présentée comme un fait accompli.

Ces derniers jours, Tal Granot-Goldstein , le PDG de Hot a envoyé une lettre appelant Netanyahou et Yuval Rotem, le directeur général du ministère des Affaires étrangères, à empêcher en urgence  l’inscription de Hot sur la liste.

« Nous pensons que les entreprises israéliennes présentes sur la liste noire du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies les exposeraient à des procédures légales, poussant les entreprises internationales à se retirer de leurs investissements en Israël. Nous demandons donc au gouvernement israélien et au ministère des Affaires étrangères d’intervenir pour empêcher la publication de cette liste. Le traitement de cette question est d’un intérêt national de la plus haute importance « , a écrit Granot-Goldstein.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU est depuis longtemps accusé de partialité anti-israélienne et les États-Unis l’ont quitté l’année dernière en partie à cause de cela. Israël est la bête noire du CDH, c’est le seul pays au monde dont le bilan des droits est discuté lors de chaque session du Conseil. Le CDH n’a cessé depuis sa création de protéger les auteurs de violations des droits de l’homme à l’instar de la République démocratique du Congo  qui y siège,  ou encore du Venezuela,  de la Chine,  de l’Egypte et de l’Iran. En outre, les organisations de défense des droits humains ont régulièrement dénoncé une instance contestable dès lors qu’elle accueillait des Etats autoritaires en son sein. George W. Bush avait choisi de ne pas devenir membre lors de sa création  en 2006. Les États-Unis ne l’ont rejoint qu’en 2009, sous la présidence de Barack Obama.

Tel-Avivre –

Print Friendly

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here