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Un vieux bon sens paysan dit que : « Quand on crache en l’air, il ne faut pas s’étonner qu’il pleuve». Je ne suis pas un inconditionnel de Bibi. Tant s’en faut. Mais si Netanyahou est « inoxydable » (Le Figaro dixit) il le doit à Obama et aux chancelleries occidentales qui depuis des décennies, s’appliquent à saper la légitimité d’Israël avec une remarquable assiduité…

Photo by Yonatan Sindel/Flash90

Reprenons depuis le début.

Tant que les nations soutenaient Israël face à des pays arabes qui ne faisaient pas mystère de leur intention de finir le travail commencé par les Fritz, c’est la gauche travailliste et modérée qui était assurée du pouvoir en Israël. Lorsqu’après la guerre de Yom Kippour, les nations ont cédé au chantage au pétrole des pays arabes et se sont mis à câliner des dictateurs carnassiers (dont la chute leur vaut aujourd’hui des centaines de milliers de migrants) la donne a changé.

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En 1977, la gauche qui dansait au son de « je t’aime moi non plus » avec la Judée-Samarie a été remplacée par Menahem Begin. Alors les bien-pensants ont cru bon de chanter le requiem de la paix au Proche-orient car avec Begin ce serait le « Grand Israël » de l’Atlantique à l’Oural et de Dunkerque à Tamanrasset.

Mais Begin a rendu le Sinaï.

Alors les pays arabes qui ont compris qu’ils ne vaincraient jamais militairement Israël ont trouvé la parade. Eux qui avaient cocufié les Palestiniens en vendant leurs terres aux pionniers sionistes et les avaient ensuite traités comme des déchets radioactifs ont compris qu’ils pouvaient constituer un formidable fusible. Les Palestiniens devenaient une valeur sûre pour faire expier la conscience post coloniale des pays occidentaux… mais aux frais d’Israël.

Et au bout du compte, Jérusalem devient la capitale de la secte des Adorateurs de l’Oignon avant celle du peuple juif.

Pendant ce temps on laisse le moustachu (encore un… décidément) syrien génocider un demi-million des siens et en contraindre des millions d’autres à l’exil. On vend joyeusement de la quincaillerie mortifère aux saoudiens pour qu’ils en fassent profiter le Yemen.

Et après on s’étonne qu’Israël ne veuille pas élire à sa tête un jeune puceau candide, un Rosier de Madame Husson ?

Il faut seulement espérer que Netanyahou tirera quelques leçons, qu’il fera (enfin) du (vrai) social et qu’il ne cédera pas au diktat des suppôts de ghettos qui nous veulent plus religieux que Moïse. Quant aux immaculées consciences humanistes occidentales qu’elles n’oublient pas ce vieux dicton : « Quand une personne pointe du doigt quelqu’un, elle ne doit pas oublier qu’elle en pointe trois autres vers elle. »

par Schlomoh Brodowicz 

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