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Mercredi matin, la commission PX du Conseil exécutif de l’UNESCO a adopté  les résolutions 28 et 29, intitulées “Palestine occupée”, selon lesquelles le tombeau des patriarches à Hébron et le tombeau de Rachel à Bethléem font “partie intégrante du territoire palestinien occupé”. L’UNESCO a aussi condamné la construction de la barrière de sécurité, la réalisation d’excavations dans la partie Est de Jérusalem ainsi que “d’autres mesures visant à modifier le caractère, le statut et la composition démographique du territoire palestinien occupé”.

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Ce sont l’Égypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan qui ont proposé les deux résolutions qui ont ensuite été approuvées par les 59 membres du Comité exécutif de l’UNESCO dont Israël n’est pas membre.

Après la négation des liens du peuple juif avec Jérusalem, le Mont du Temple et le Kotel (le Mur), le Comité du patrimoine de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture qui comptait vingt et un pays membres avait, le 7 juillet 2017, voté une résolution qui avait inscrit la vieille ville de Hebron et le Caveau des Patriarches comme sites palestiniens au patrimoine mondial, la résolution avait été adoptée avec 12 votes pour, 3 contre et 6 abstentions.

« L’hypocrisie ne connaît pas de limites, alors que ISIS détruit les sites historiques d’Alep, de Palmyre, de Mossoul et d’autres régions, l’UNESCO choisit de se concentrer sur Hevron et la Grotte des Patriarches, qui n’ont jamais été menacés » avait déclaré le ministre israélien de la Sécurité publique Gilad Erdan.

À la suite de ces résolutions, les Etats-Unis et Israël avaient décidé de se retirer de l’UNESCO car l’enjeu est de taille. En effet, la reconnaissance de la vieille ville d’Hébron comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO cimente les opinions internationales qui considèrent la grotte des patriarches comme un site musulman. Dans un sens plus large, une telle reconnaissance a également une incidence sur la question de la souveraineté et des droits historiques d’Israël sur d’autres sites que les Palestiniens revendiquent. Une telle reconnaissance impose  également des restrictions sur la construction, la préservation et le développement israélien du site. Enfin, pour tout point de contrôle de sécurité mis en place par Israël sur le site, on accusera l’Etat Juif de destruction d’un site du patrimoine mondial.

En 2017, lorsque Israël  a annoncé quitter l’organisation fin 2018, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait déclaré: “Lorsque l’UNESCO mettra fin à son parti pris anti-israélien, et cessera de nier l’histoire pour au contraire se battre pour la vérité, Israël se fera un honneur d’y reprendre sa place ».

Tel-Avivre –

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