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Dimanche, soleil. Les Parisiens, coincés pour cause de Gilets Jaunes depuis des mois, veulent respirer. Mais la rue de Rivoli est barrée à la circulation à la hauteur de Jeanne d’Arc. Jeanne qui mène le siège ? Non, Jeanne assiégée.

Fleur de lys en étendard, véhémence, injonctions, exhortations. Une centaine de personnes en comptant les ombres. Qu’y avait-il d’autre que des ombres mal portées ?

Jeanne d’Arc invoquée, détournée, appelée au secours de la France, la France souffrante incarnée dans le sinistre, le sinistre désastre de Notre Dame. Jusque là… De la simple emphase ? Mais contre qui ? France Inter et sa chanson moquant la Cathédrale brûlant. La déléguée de l’UNEF, au tweet insultant les Blancs. Et. Les juifs, Israël, l’anti France. Le prêt à ne pas penser et ses poncifs.  » Finance internationale et vagabonde, ils ont tout, ils contrôlent les médias, si vous saviez, ils se réjouissent de nos malheurs ces marchands du Temple ! Ils l’ont brûlé… en pensée ! Cela ne peut plus durer !  »
 » Entre le CRIF et le Christ, nous avons choisi ! Chrétiens, levez-vous et faites entendre votre voix !  »
Sic vita. Civitas. Civitas para bellum.
Faut-il avoir peur des ombres ?

Non, et ne jamais ignorer leur parole sous le couvert de la liberté d’expression. Je m’incruste donc. Je veux sentir de plus près l’odeur putride qui se dégage de cette foule, mais surtout leur balancer ma rage pimentée de cynisme.

« Mais chère Madame, vous n’y êtes pas. Les juifs s’en vont, ils vont vous laisser avec les islamistes. Vous allez connaître le sort des Chrétiens d’Orient ». Il me semble entendre un dentier se décrocher.

Le nom de Soral est prononcé : ils ne craignent donc pas le Diable ?!
Après avoir interpellé les CRS qui m’ont assuré que le rassemblement était autorisé, (Civitas est un parti politique depuis l’été 2016), je ne peux réprimer un dernier persiflage : « Pfff, c’était raté finalement, il n’y a personne à cette manif ! »,

La Cour du Louvre me tend les bras, le Jardin des Tuileries aussi. Une immersion dans la France éternelle, la vraie, s’impose.

Muriel Cohen

2 Commentaires

  1. Ces bourricots, antisémites par tradition, se paient de mots, espérant oublier, dans le délire de leur charabia suranné, l’orage qui se prépare.

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