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Cette semaine, au Tribunal rabbinique de Tel-Aviv, quatre femmes, deux de Paris, une de Strasbourg et l’autre de New York, ont été libérées.

Elles ont obtenu leur gett, après un combat âpre.

Six ans, quatre ans, 24 mois et 18 mois de souffrance.

Quatre histoires de femmes courageuses qui ont choisi de se battre, de lutter pour leur dignité, leur liberté, leur droit d’être une femme maître de son destin.

Les quatre époux, homme d’affaires, avocat, médecin, influents dans la communauté juive étaient persuadés d’être dans leur bon droit.

L’un d’entre eux est d’ailleurs un des 84 hommes signataires de la pétition de la Wizo pour les agunot !

Il nous a expliqué que ” sa femme à lui, n’était pas une aguna, et pourquoi le fait qu’il n’avait pas donné le guet à sa femme, deux ans après leur séparation, était légitime.”

C’est dire l’ignorance et l’embrouillamini.

” Nous avons un différend sur la répartition du patrimoine.”

” Je ne lui donnerais le gett, qu’après le divorce civil.”

” Elle m’a trompé, alors je ne lui donnerai pas son guet”.

” Je veux la garde des enfants. Donc pas de guet, tant qu’elle ne cédera pas. “

Ces arguments des époux récalcitrants nécessitent quelques éléments de réponse.

Le guet ne peut pas être utilisé comme levier de pression et comme monnaie d’échange dans un conflit sur le patrimoine.

Le guet n’est pas un moyen de punition dans les mains de l’homme parce que sa femme l’a trompé.

Le guet doit être donné sans rapport avec le divorce civil. En France, si une loi exige la tenue d’un mariage civil avant le mariage religieux, Il n’y a pas de loi identique sur le divorce. Par souci, trop strict du respect de “dina demalkhouta dina”, les Tribunaux rabbiniques français ont établi une règle, qu’il faut changer si l’on veut mettre fin au “guet-chantage” et au “guet-racket”. Le lien avec le divorce civil est devenu un moyen pour nombre de maris d’extorquer de l’argent, des droits, des avantages.

Gett, le procès de Viviane Amsalem de Ronit Elkabetz et Shlomi Elkabetz 

Donner le guet à sa femme est une mitzva, un commandement biblique. (Dvarim, Deutéronome,24)

Certes, nous dit le cinquième Livre de la Torah, l’homme doit donner le guet de son plein gré, mais il n’est pas écrit que le guet est négociable. Détourner le sens de cette mitzva est une enfreinte grave à la Loi juive.

Les arguments utilisés par ces époux montrent l’urgence d’une clarté dans les messages des dirigeants religieux et communautaires. Le message doit être intelligible et clair.

Je rappelle la position du Rav Shlomo Stassman, un des juges rabbiniques les plus importants et influents d’Israël : “Lorsqu’il n’y a plus de chance de “shalom bait”,de paix dans le foyer, le guet doit être donné immédiatement.”

Source: En direct de Jérusalem. Le blog de Katy-Clara Bisraor Ayache

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