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Marc Bloch : « il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France… »

Tétanisé, écrasé par le spectacle horrible de Notre Dame de Paris dévoré par les flammes, je ne pouvais pas me détacher des images qui tournaient en boucle. Des Parisiens pleuraient, d’autres priaient mais, déjà, quelques tweets arrivaient, se réjouissant de ce brasier. Parmi eux, celui de la vice-présidente de l’UNEF. Quelques lignes d’une haine rigolarde m’ont glacé le sang… et tout à coup je me suis souvenu de Marc Bloch, le co-fondateur de Annales, cet historien qui savait mieux que quiconque que passé et présent sont liés. Que l’un sert à comprendre l’autre, et inversement. Dans cette œuvre majeure qu’est « L’étrange défaite », qu’il faut lire et relire tant elle est d’actualité. Marc Bloch y est sévère contre la droite qui recherche désespérément l’apaisement et contre une gauche pacifiste, « incapable de distinguer entre le meurtre et la légitime défense ». Un bilan à rapprocher de ceux écrits plus tard par Léon Blum et Charles de Gaulle.

Mais, devant la cathédrale en feu, c’est surtout cette phrase désormais célèbre qui revient en mémoire : « il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération ». Désormais, il y a aussi ceux qui ricanent devant ND de Paris transformée en torche.

En guise de conclusion, le communiqué de l’Association France-Israël, Alliance général Koenig : « A quelques jours du vendredi Saint et de la fête de Pâques, nous exprimons notre soutien aux chrétiens, malgré tout, envers et contre tout, pour qu’ils gardent leur espérance.

Au-delà du christianisme, nous sommes meurtris devant les cendres encore chaudes de la cathédrale, monument incarnant Paris, incarnant la France, trésor architectural ayant irrigué la littérature française et les arts.

Ce que le feu détruit, la pugnacité le reconstruit.

La destruction d’un temple ne peut détruire un peuple ni son unité. Nous sommes plus forts que les flammes ».

Alain Herbeth

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