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Le soldat Elor Azaria qui avait abattu un terroriste blessé et à terre à Hébron en mars 2016, condamné pour homicide involontaire en février 2017, a été libéré mardi matin d’une prison militaire après avoir purgé neuf mois de prison. 

Elor Azaria, après sa libération de prison à Ramle le 8 mai 2018. Photo de Hadas Parush / Flash90

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, interrogé par des journalistes sur la libération du soldat Elor Azaria, avant de s’envoler pour un court voyage à Chypre, a déclaré: « Je suis content que cet événement soit terminé ».

Azaria a été reconnu coupable d’homicide involontaire en février 2017 après avoir abattu Abed al Fatah a-Sharif, déjà blessé par balles après avoir poignardé un soldat de Tsahal à Hébron. Arrivé sur les lieux après l’attentat, Elor Azariya avait tiré sur le terroriste 11 minutes après l’attaque. Les juges avaient estimé que « la fusillade n’était pas justifiée » et que « l’acte du soldat Azariya était disproportionnée et incompatible avec les règles en vigueur au sein de Tsahal ».

Lors des délibérations, les juges n’avaient pas considéré « crédible » la version des faits exposés par le sergent Azariya celui-ci défendant l’idée d’une bombe cachée dans sa veste du terroriste. Les juges avaient également relevé plusieurs incohérences dans les différents témoignages et, après avoir visionné des dizaines de fois les vidéos, n’avaient trouvé aucune raison qui puisse expliquer le tir du soldat.

Le tribunal militaire avait prononcé une peine de 18 mois de prison, 12 mois de probation et une rétrogradation au grade de soldat. Cette condamnation avait mis fin à un procès long de plus d’un an et qui avait poussé le débat de l’éthique des soldats de combat de l’armée israélienne dans le discours public. Le procès avait réellement déchaîné les passions et provoqué un clivage en Israël même au sein du gouvernement, entre ceux qui plaidaient pour le respect des valeurs éthiques dans l’armée et ceux qui invoquaient le soutien inconditionnel dû aux soldats constamment confrontés aux attentats palestiniens.

Le soldat franco-israélien Elor Azaria avait donc été incarcéré le 9 août 2017 et après que le tribunal militaire ai rejeté dans un premier temps la demande d’appel du soldat et dans un deuxieme temps sa demande de report de peine, le  chef d’état-major Gadi Eizenkot lui avait  accordé une remise de peine de 4 mois.

Elor Azariya devait donc sortir de prison jeudi mais a demandé à être libéré aujourd’hui avant le mariage de son frère Adir, qui aura lieu demain mercredi. Des bannières saluant sa libération ont été accrochées à l’extérieur de la maison familiale à Ramle et devant laquelle la foule s’est rassemblée ce matin. Une réception  a eu lieu à côté de la maison.

Charlie Azariya, le père d’Elor a déclaré aux médias: « Aujourd’hui je suis heureux, après 26 mois de souffrance et un cauchemar que je ne souhaite à personne – pas même à mes ennemis…..nous avons traversé une période très difficile, mais  95% des israéliens nous ont soutenus, l’étreinte du peuple est la plus belle ». Sa mère, Oshra Azariya a déclaré qu’elle « ne pouvait même pas décrire sa joie ». Elle a juste dit : « Mon enfant est à la maison ».

Source tel-avivre

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