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Pierre Krähenbül dirigeait depuis 2014 et jusqu’à ces derniers jours, l’ « Office de secours et de travaux des Nations-Unies pour les réfugiés de Palestine » plus connue sous le sigle anglais UNRWA. La publication d’un rapport d’experts a mis un terme aux fonctions de ce haut fonctionnaire de nationalité helvétique.

UNRWA Commissioner General Pierre Krahenbuhl. © 2017 UNRWA Photo by Marwan Baghdadi

En cause, la collaboration politique, stratégique, diplomatique entre l’UNRWA et les organisations déterminées terroristes par l’ONU que sont principalement le HAMAS et le Djihad islamiste. Cette collaboration tous azimuts dépassait les limites humanitaires de l’UNRWA. L’organisation adoptait les thèses des ennemis de l’Etat d’Israël, notamment pendant les réactions militaires israéliennes aux tirs de roquettes sur les populations israéliennes.

Plus précisément, les « prêts » d’écoles primaires de l’UNRWA comme bases de bombardements contre Israël, les relations très proches avec les bandes terroristes et très lointaines avec l’Etat hébreu. Ce déséquilibre était contraire aux règles de l’ONU. Il désignait explicitement Israël comme sempiternel agresseur alors qu’il agit en légitime défense depuis son indépendance en 1948

L’UNRWA a été créée en 1949, un an après la violation par les Etats membres de la Ligue des Etats arabes (dont la Palestine arabe) de la résolution 181 de l’ONU. Elle a constitué la seule organisation de l’ONU chargée de la protection d’une population réfugiée. Aucun autre peuple réfugié, même plus nombreux que les Palestiniens arabes n’a obtenu tel possibilité. Encore que la qualification de « réfugié » ne correspond pas aux palestiniens puisque leur Etat est l’agresseur dans le conflit contre Israël. Pourtant, l’ONU interdit les ségrégations de traitement entre les peuples.

La transformation rapide de l’UNRWA, service de « protection « en vecteur actif et hostile à l’existence de l’Etat hébreu a fini par se déconsidérer aux yeux des Etats contributeurs comme des peuples réfugiés ne disposant d’aucune aide.

L’accaparement de l’UNRWA par le lobby anti-israélien est à inclure dans la prise d’otage générale des commissions et autres institutions de l’ONU par ce même lobby. En dépit des financements dont elle disposait et de l’extraordinaire clémence de l’Etat juif dont elle est devenue la cible, l’UNRWA n’est toujours pas parvenue à mettre un terme à une situation entretenue à souhait depuis 1949 aux fins de déstabilisation de l’Etat d’Israël.Cette situation est une exception internationale et historique à laquelle il convient au nom de la charte de l’ONU d’y mettre un terme.

La qualification de « réfugiés » à des personnes et groupes de personnes de plus de deux générations constitue également une exception de Droit international public. Cette qualification ne concerne que les générations de palestiniens qui ont suivi les agressions contre Israël en 1948. Aucun autre exemple ne permet d’affirmer que telle qualification soit appliquée dans les mêmes cas sur d’autres populations.

Considérer Israël comme un ennemi par une organisation internationale est un déni de Droit et une délégitimisation de sa création par l’ONU en 1948.

Les diminutions consécutives et importantes du financement de l’UNRWA par les Etats contributeurs n’ont pas dissuadé Krähenbül de modifier sa stratégie pourtant contraire à ses fonctions.

De telles pratiques sont fondées sur plusieurs infractions.

Inversion des faits : considérer les militaires palestiniens comme agressés alors qu’ils constituent les agresseurs)

Violation de la norme de Droit : appliquer, exercer une activité protectrice à l’égard d’un seul peuple à l’exclusion de tous les autres.

Refus de concourir à la paix : refus de considérer les propositions israéliennes depuis 1949 relatives à la situation des populations victimes des agressions perdues de leurs chefs palestiniens

Violation de la charte et de la réglementation de l’ONU: utilisations de biens meubles et immeubles de l’ONU à des fins d’offensives militaires de l’une des parties contre l’autre.

La communauté internationale a pris son temps pour réagir. Les pressions des Etats hostiles à Israël n’ont pu, finalement, maintenir ces injustices qui plaçaient l’UNRWA au rang des organisations hostiles à l’Etat hébreu.

La création d’un problème humain au moyen de la volonté de pérenniser le conflit nuit à la dignité des peuples et au respect des règlements de l’ONU. Seule le dégagement de ces forces hostiles à la paix qui capturent les organisations de l’ONU comme l’UNRWA permettra de concourir à la paix. Espérons que la sortie de Krähenbül y contribuera

Pierre Saba

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