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Charles Rojzman

Je supervise en ce moment même le travail des animateurs rwandais que j’ai formés en Thérapie sociale et qui mettent en place des groupes de « rapprochement » entre ex-prisonniers génocidaires et rescapés, entre couples en rupture, entre des filles-mères et les familles qui les a rejetées.

Les paroles incroyables de sagesse que j’entends de la part de paysans illettrés me confirment ce que je sais de l’intelligence des gens simples quand ils sont mis en confiance et le peu de considération qu’on accorde ici ou là à cette parole qui pourrait pourtant nourrir la vie collective et la démocratie.

Les talking classes

Au lieu de cela, c’est seulement les « talking classes » qu’on entend, ceux qui ont reçu le privilège de l’éducation universitaire et qui, trop souvent, malgré d’heureuses exceptions, planent au-dessus des réalités, enfermés dans des idéologies contradictoires, soumis bien qu’ils s’en défendent, à des propagandes et des mots d’ordre mortifères.

Nos perceptions obscurcies et filtrées par des passions et des préjugés

C’est ainsi, en voyageant et en pratiquant mon approche et mes méthodes dans tous les milieux et dans de nombreux pays, que je suis devenu résolument populiste et que je crois désormais que le vrai combat que nous devons mener, ce n’est pas en faveur de la justice qui peut être prisonnière d’idéologies diverses mais en faveur de la reconnaissance de la réalité, réalité qui existe en dehors de nos perceptions obscurcies et filtrées par des passions et des préjugés.

Le totalitarisme à ses débuts a
toujours été l’œuvre d’intellectuels qui nient la réalité au profit de visions
abstraites, dont ils méconnaissent la source passionnelle : le pouvoir de
pouvoir et de reconnaissance.

Le totalitarisme islamiste

Il faut donc aujourd’hui faire une guerre impitoyable à tous les totalitarismes, et en particulier au plus dangereux d’entre eux, le totalitarisme islamiste, héritier à la fois du nazisme, du communisme stalinien et du djihadisme coranique. Il faut combattre sans pitié ce totalitarisme et ouvrir les bras aux individus déboussolés, attirés par ce totalitarisme qui séduit par ses explications simples et complotistes de la complexité du monde et la satisfaction qu’il offre à   des besoins légitimes d’écoute et de considération qui ne sont pas comblés par une démocratie faible, sourde, pillée par des oligarchies indifférentes au sort des peuples. Charles Rojzman, Huye, Rwanda.

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