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Ces derniers temps, je ressens comme un sentiment oppressant. Je suis en train de franchir un palier dans la prise de conscience qui saisit progressivement la France et les Français, chacun selon son propre cheminement, chacun rattrapé par des événements auquel nul ne peut échapper à la longue.

Le déni organisé auquel nous sommes confrontés, tandis que les faits le démentent quotidiennement, chaque jour dans un champs toujours plus étendu rentre en conflit avec notre intelligence qui nous dit le contraire de ce que les médias ou le discours convenu cherchent à nous renvoyer et que nous acceptons parfois par complaisance, par facilité, par soucis de notre confort matériel et intellectuel.

Progressivement, l’intelligence de chacun finit par l’emporter et met sa vision du monde en accord avec les faits auxquels nous ne pouvons échapper.

La France insouciante et heureuse de notre jeunesse a disparu. Nous devons nous y faire, et nous ne la reverrons plus.

Le manifeste du dimanche 22 avril 2018 est là pour nous le dire. Il n’est pas un aboutissement. Il est une étape, importante et symbolique, dans le combat que la France engage contre la montée des ténèbres, pour sauver son héritage et sauver son avenir. La lutte est engagée et elle ne s’arrêtera pas à l’échelle d’une vie d’homme.

Tout ce à quoi nous croyons, tout ce que nous aimons, tout ce que nos ancêtres ont bâti au fil des siècles dans l’effort, dans la souffrance, en commettant des erreurs, des fautes parfois, mais toujours en cherchant à les dépasser est menacé par la montée de l’obscurantisme, des ténèbres et de la haine.

L’urgence à laquelle ce manifeste a répondu est la lutte contre l’antisémitisme d’origine islamique qui menace les Français juifs dans leur vie quotidienne, dans leur vie, dans leurs droits inaliénables de citoyens français libres et égaux. Il ne disparaîtra pas demain. Une lutte de longue haleine vient de s’engager qui doit mobiliser tous les Français.

Les premières réactions confirment le déni dans lequel les élites musulmanes de France sont enfermées. Ce déni, à l’image du déni généralisé qui frappe la société française après 50 ans de décérébration dans tous les domaines, est confirmé par l’appel des 30 imams qui reconnaît certes le danger de l’islamisme, la montée de l’intolérance et de la violence dans la jeunesse musulmans, mais ne voit pas la cause de cette montée et propose leur aide aux pouvoirs publics face à un phénomène qui les dépasse.

Le fait qu’ils se soient sentis obligés de publier un communiqué est cependant en soi une avancée: les progrès ne pourront se faire que dans la confrontation des idées et des débats.

Car l’islam en France doit changer. La France aussi changera, elle a déjà commencé à le faire. Mais nous devons sauver ce que nous jugeons essentiel et ne rien céder en la matière. Cela ne pourra se faire que par la confrontation ouverte par le manifeste sur la question essentielle de l’antisémitisme.

Nous ne pouvons pas nous attendre à des changements positifs immédiats, c’est une lutte de longue haleine qui vient de s’ouvrir pour au moins le siècle en cours dans laquelle la France doit mobiliser toute son intelligence et toute sa détermination. Tous les obstacles seront mis en travers de cette lutte. On reconnaîtra parfois que le problème est réel, mais on ergotera sur la racine du mal et les moyens de l’enrayer, dans le meilleur des cas. Tout ce que notre pays a produit d’ennemis de la France dans ses universités depuis 50 ans se mobilisera pour dénoncer le racisme, l’islamophobie, le néo-colonialisme. Les mânes de l’esclavage seront mobilisées contre la France.

Notre pays va devoir s’armer de courage, de volonté et de détermination. Il s’agit de mettre fin à la politique et au discours victimaire, au discours de repentance, de redresser notre éducation nationale et le niveau de l’instruction qu’elle dispense. Il s’agit de redonner la fierté d’être français, pour tous les Français, quelles que soient leurs origines ou religion. On le voit, cela ne concerne pas que l’islam, mais cette question spécifique en est inséparable.

En même temps que nous devons faire changer la pratique et certains enseignements liés à l’islam, certains aspects culturels, nous devons opérer notre propre redressement intellectuel et moral. Sans cela, tout sera vain et voué à l’échec.

La France doit se réarmer moralement et intellectuellement, en finir avec la destruction, la repentance et la haine de soi. Ce ne sera pas facile, car on voit aussitôt les autres écueils ou objections qui se dressent à l’horizon. Il s’agit d’être capable de s’aimer soi-même sans mépriser ni détester les autres. Nous en sommes parfaitement capables. Le meilleur de notre histoire le prouve. Nos forces armées le montrent tous les jours, ainsi que les meilleurs de nos enseignants, de nos médecins, de tous ceux qui dont au service de la France, pour tous les Français. Le magnifique exemple du colonel Beltrame est là pour le rappeler.

Et il n’y a pas le choix, car le remède obsessionnel que nous avons cru trouver pour nos fautes du passé, la haine et le mépris de soi, est pire encore que le mal, n’est que nihilisme, est un obstacle insurmontable à l’assimilation des jeunes issus d’autres cultures que la nôtre, que ce remède détruit et conduit à la désintégration de tout.

Le réarmement moral et intellectuel de notre pays est donc une ardente obligation. Plus cela sera le cas, plus les pays étrangers à qui la politique française déplaira, les pays musulmans et d’abord arabo-musulmans, seront dissuadés de s’en prendre à elle. Nous devons êtres forts, car nous serons seuls, au moins pour un temps, même si la question qui se pose, qui est de pacifier l’islam, rendre sa pratique compatible avec l’Occident concerne l’Occident tout entier.

Les réactions au manifeste le montrent. On a pu lire ici ou là qu’il était insensé de demander à l’islam, qui regroupe 1 milliards 500 millions de croyants de par le monde de changer en France. Le faire serait impossible car les textes sont là, ou bien se serait offenser les croyants de l’Oumma toute entière. Il s’agit bien sûr d’une forme de chantage. La pratique de l’islam doit changer en France, comme il serait bon aussi qu’elle change dans les pays musulmans, pour le bien de ces pays, mais ce n’est pas notre problème, du moins directement.

Le manifeste du dimanche 22 avril est donc un texte d’une portée historique, qui marque le début d’un processus séculaire, d’une confrontation intellectuelle indispensable entre l’islam en France, et la France afin d’adapter ce qui est nécessaire dans le premier à la France. Cet effort va requérir le meilleur de l’intelligence française et une détermination sans faille.

Robert Louis Norres

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