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Evidemment ce fut un ouf de soulagement pour quelques-uns.
Pas pour tous, loin de là.

Mais tout de même un tout petit pays, qui semble bien neuf, qui parait parfois avoir du mal à protéger ses citoyens de ballons en baudruche remplis de quelques dizaines de centilitres de produits toxiques destinés à mettre le feu aux champs d’Israël, aux jardins d’enfants, aux écoles et, rappelons-le une fois de plus, à tuer le maximum d’israéliens.

Eh bien ce tout petit pays a failli réussir ce que certains craignaient depuis longtemps grâce à cette démarche qui lui est propre et que beaucoup d’observateurs ne comprennent pas et ça, ça les énerve terriblement, c’est la « houtzpa » ! Il faut être gonflé en effet quand on est entouré de plusieurs centaines de millions d’ennemis, non pas pour construire beaucoup plus de fusées à usage militaire mais bien de vouloir faire alunir en douceur le texte de la Torah et le drapeau sioniste à l’Etoile de David millénaire sur un terrain inconnu appelé « mer de la sérénité » et se trouvant à 300 000 km du Mur Occidental.

Ça aurait été difficile à accepter pour ceux qui tous les jours nient des réalités têtues. Ce jeune pays est bien un vieux pays et tous les jours son présent discute avec son passé afin de forger son futur. Hier soir le ratage scientifique a été le temps de quelques secondes, de quelques dizaines de mètres tout au plus après plusieurs millions de km de course. Mais à cet instant terrible de la catastrophe mécanique tout un pays, tout un peuple a eu ses intestins qui se sont noués de douleur. Mais aussi tout un peuple qui sans surprise a déjà annoncé sa volonté de recommencer : il ne restera pas sur un échec, même très relatif, que d’autres auraient clamé comme un énorme succès. Très, très peu de pays ont tiré vers la lune des engins destinés à s’y écraser et non pas à s’y poser en douceur. Mais pour les inventeurs israéliens aux petits moyens financiers, tant pis, ce sera une étape imposée supplémentaire. Il faudra la franchir en remettant à nouveau à l’ouvrage tout leur cœur et leur intelligence.

Chez moi, devant mon ordinateur, j’entends les ricanements de ceux qui se réjouissent de l’échec, vous savez les conducteurs expérimentés de charrettes tirées par de vilains ânes couleurs gris lune. Mais très clairement je distingue dans les rayons de soleil qui éclairent les bases d’essai ceux qui ne lâcheront pas le morceau. Ils sont déjà au boulot et oui, ils chantent distinctement le grand air de la houtzpa spatial : ce que nous n’avons pas encore réussi sur la Lune, bientôt nous le réussirons et pourquoi pas sur Mars !

Exagération ? Optimise béat ? Non, preuve de la volonté acharnée d’un peuple sur sa terre pour des idées promises.

Vous aussi soyez prêts. La semaine prochaine nous commémorerons une grande réussite de nos ingénieurs de l’époque, la sortie d’Egypte et la traversée indemne de la Mer Rouge.

Serge Hajdenberg

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