Coalition: l’incertitude persiste..

« Il nous est interdit, particulièrement en ces jours, de céder à la haine gratuite et de se livrer à des boycotts personnels au sein de la droite qui empêcheraient la constitution d’un gouvernement de droite. Nous ne devons en aucun cas revenir à le catastrophe d’Oslo en permettant la formation d’un gouvernement de gauche avec une feuille de vigne de droite. Un tel gouvernement sera faible, en conflits internes permanents, divisé et paralysé. Il n’essaiera même pas de stopper l’Iran vers un retour à l’accord car nombreux de ses membres soutiennent ce dangereux accord. Un tel gouvernement, avec Yaïr Lapid, Nitzan Horovitz, Yaïr Golan, Meirav Michaeli, Ibtissam Mar’ana et Ayman Oudeh n’empêchera pas la destruction de localités juives. Au contraire. Lapid lui-même soutient l’expulsion de 80.000 Juifs ! Un tel gouvernement ne combattra pas l’intention de la Cour pénale de la Haye de poursuivre en justice les soldats de Tsahal pour ‘crimes de guerre’. Meretz soutient la CPI dans sa décision absurde ! Ce sera aussi un gouvernement dans lequel se trouveront des éléments qui sont opposés au caractère juif de l’Etat d’Israël, qui fera revenir en arrière l’économie libre israélienne vers une économie monopolistique et annulera le paramètre ‘la paix contre la paix’ pour revenir à ‘la paix contre des concessions territoriales’.

La majorité du peuple s’oppose à un tel gouvernement même s’il dispose d’une feuille de vigne de droite. Les électeurs ont accordé soixante-cinq mandats à la droite et une large majorité d’entre eux a voté pour moi en tant que Premier ministre ou pour des partis qui me soutiennent pour diriger le gouvernement (…) Et si l’on demande à la population qui elle considère comme le plus apte pour diriger ce poste, je passe loin devant tout autre candidat. Un gouvernement de droite sous ma direction serait un choix démocratique.

Mais pour qu’un tel gouvernement voit le jour, Naftali Benett doit impérativement nous rallier et ne pas se joindre au camp de la gauche. Dans la configuration politique actuelle, Naftali Benett nous a demandé d’être le premier dans le cadre d’une rotation au poste de Premier ministre durant une année. Mais en parallèle, il mène des négociations avec Lapid avec des exigences identiques et mêmes plus nombreuses. Ce n’est pas une demande habituelle de la part d’un homme politique qui se trouve à la tête d’un parti de sept députés ! Mais ce qui me guide et qui est actuellement sur la balance c’est l’intérêt du pays : un gouvernement de droite et non de gauche. Et pour éviter cette dernière éventualité j’ai dit à Naftali Benett que je suis prêt à accepter sa demande de rotation dans laquelle il serait nommé en premier à la tête du gouvernement durant une année. Les membres de Yamins seront insérés dans le gouvernement et à la Knesset à des postes élevés.Et si à Dieu  ne plaise nous n’arrivons pas à former une coalition, je lui ai proposé de nous présenter ensemble sur une liste commune aux prochaines élections à la Knesset, chaque parti gardant son identité. Je ne pense pas que nous seront acculés à cette solution car dès que nous aurons 59 députés de droite, d’autres viendront nous rejoindre et nous les insérerons. Et même si vous entendez aujourd’hui des déclarations tonitruantes dans le sens inverse, je sais que si Benett rejoint la droite, d’autres le feront après lui, car ils savent que c’est la meilleure solution pour l’Etat d’Israël et ils n’attendent que le fait que Benett prenne la bonne décision.

J’appelle donc Naftali Benett à signer encore aujourd’hui un accord en vue de la formation d’un gouvernement de droite et de s’engager à ne pas rejoindre la gauche ».

Réponse floue de Naftali Benett lors de la séance du parti Yamina

« Il y a beaucoup d’informations erronées. Nous discutons avec tout le monde et tentons de rapprocher les points de vue. Comme je l’ai dit dès le début, notre objectif suprême est de permettre la formation d’un gouvernement et éviter de nouvelles élections. Mon option préférée était et reste celle d’un gouvernement de droite. Je sais que cela déçoit beaucoup de monde, mais je suis un homme de droite et je n’ai pas l’intention d’en changer. Nous sommes prêts à envisager des options que nous n’aurions pas imaginé auparavant (…) Ce n’est pas nous qui empêchons la formation d’un gouvernement Netanyahou. L’obstacle  un gouvernement de droite n’est pas Yamina. J’ai entendu la proposition de Binyamin Netanyahou et je dois dire que ne je ne la comprends pas. Je n’ai pas demandé la direction du gouvernement mais juste qu’il y ait un gouvernement, ce qu’il n’a pas hélas aujourd’hui, car Smotritch a brûlé tous les ponts vers un gouvernement de droite. C’est la réalité et cela ne dépend pas de tout ce que l’on pourrait me proposer de plus ».

Naftali Benett a précisé qu’il n’a pas de divergences avec Binyamin Netanyahou quant à une rotation ou à des postes ministériels, ce qui avait déjà été conclu lors des premières rencontres entre les deux hommes. Il a reproché à Netanyahou d’attaquer la « proie facile », Yamina, au lieu de s’attaquer à ceux qui empêchent réellement la constitution d’un gouvernement de droite. « Il n’a pas de gouvernement et il met la faute sur nous, qu’il s’adresse à Smotritch », a rajouté Benett.

A un peu plus d’une journée de la fin du délai légal accordé à Binyamin Netanyahou, la situation est donc toujours des plus incertaines, mais la journée de mardi sera peut-être riche en rebondissements.

Lundi après-midi, Gideon Saar a commenté cet échange en rappelant une nouvelle fois qu’il exclut de rejoindre un gouvernement dans lequel figurerait Binyamin Netanyahou même si c’est Naftali Benett qui en serait le chef durant une année.

SourceJFORUM.FR

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