Dans les pays du Golfe, la « guerre froide » est finie

Les dirigeants des pays du Golfe réunis au 41ème sommet du Conseil de coopération du Golfe dans la ville saoudienne d'Al-Ula

Les dirigeants des pays du Golfe réunis au 41ème sommet du Conseil de coopération du Golfe dans la ville saoudienne d’Al-Ula

BANDAR AL-JALOUD / Saudi Royal Palace / AFP

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Aussi subitement qu’elle avait démarré, la guerre froide de la péninsule arabique a trouvé par miracle son épilogue dans le prodigieux paysage biblique d’Al-‘Ula. C’est dans cette oasis du nord de l’Arabie saoudite, que le 4 janvier le prince héritier Mohammed ben Salmane, alias MBS, a reçu Tamim al-Thani, émir du petit mais richissime Qatar. La rencontre avait lieu dans le cadre du 41e sommet du Conseil de coopération du Golfe (créée en 1981), dont le seul ordre du jour était : la réconciliation. Au début de juin 2017, en effet, sur fond de rivalités ancestrales, de divergences sur le « printemps arabe » et la relation avec l’Iran, sans oublier l’agacement régional suscité par la chaîne qatarie Al-Jazeera, quatre pays – Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis et Egypte – avaient imposé un embargo terrestre, maritime et aérien à la micro-monarchie gazière du Qatar, qui accueillera bientôt le Mondial de football 2022.  

« La fermeture totale des frontières séparant des milliers de familles binationales était assortie d’une liste de 13 conditions, pratiquement inacceptables, mais présentées comme un préalable à toute négociation, rappelle l’écrivain Kristian Coates Ulrichsen. Les exigences étaient maximalistes, pouvant être comparées à l’ultimatum de l’Autriche-Hongrie à la Serbie en 1914 », ajoute l’auteur de Qatar and the Gulf Crisis (Hurst, 2020). Parmi elles : la fermeture d’Al-Jazeera et de la base militaire turque au Qatar, la cessation des relations qataro-iranienne (les deux pays exploitent en commun un champ gazier situé à cheval sur leurs eaux territoriales respectives), l’injonction à couper les ponts avec la confrérie des Frères musulmans, l’un des nombreux interlocuteurs de Doha, dont la diplomatie repose sur des relations tous azimuts. 

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