Décision de l’ONU sur Jérusalem : point d’orgue et fin de la diplomatie initiée par la défunte Union soviétique

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Comprendre les événements que nous vivons est difficile. Une méthode possible pour tenter d’en dégager le sens consiste à les situer dans leur profondeur historique.

Les représentants du « monde arabe » ont fait usage de toutes les armes possibles, pour rabaisser, combattre et tenter de détruire « Israël ».

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Les quatre moments du conflit

La première phase de cette lutte fut l’humiliation permanente des populations juives soumises au statut infâme de la dhimmitude.

La deuxième phase présente une dominante guerrière et militaire ; elle commence avec la réalisation du projet sioniste et la création de l’Etat d’Israël en 1948.

À plusieurs reprises, les États arabo-musulmans se sont coalisés militairement contre l’Etat hébreu.

Leur échec répété les a dissuadés de persister dans cette stratégie d’attaque frontale.

Troisième phase.

Après la terrible défaite de 1967, prenant pour modèle le Vietnam, les arabo-musulmans ont réalisé qu’il fallait mener la lutte contre Israël sur trois fronts : militaire-idéologique-information. Avec l’aide des maîtres absolus de la propagande, les soviétiques, ils ont réduit le conflit au scénario d’une guerre coloniale. Ils ont investi massivement dans la création et l’instrumentalisation du «peuple palestinien» présenté comme l’innocente victime des sionistes colonisateurs.

Les termes de l’équation du conflit changèrent. Il n’était plus question de guerre du monde arabo-musulman contre l’Etat d’Israël mais de lutte et de résistance du peuple palestinien.

La quasi-victoire d’Arafat.

Le succès de cette propagande fut indéniable et l’opinion publique des pays occidentaux bascula du côté de la « cause palestinienne ».

Bien que sorti vainqueur de toutes les guerres, Israël diabolisé, capitula et accepta la quasi-totalité des revendications palestiniennes sans exiger en retour une quelconque contrepartie.

Grisé par ce succès inespéré, le terrorisme palestinien se déchaîna contre les Juifs. Arafat, hissé au rang de héros, passé maître dans l’art du double langage, exultait : ligoté par le « processus de paix », Israël miné de l’intérieur, serait détruit à petit feu. La victoire arabe semblait inéluctable.

Mais incroyable coup de théâtre, Arafat refusa à Camp David le cadeau inespéré qu’Israël lui offrait sur un plateau. Ivre de son succès international, il ne voulait pas un État palestinien. Il voulait tout, c’est-à-dire la lente agonie d’Israël qu’il sentait proche, le nombre de Juifs quittant Israël devenant supérieur à celui des arrivants.

L’islamisation du conflit

Deux événements majeurs allaient changer une nouvelle fois la donne de ce conflit protéiforme.

La défaite des Soviétiques en Afghanistan et le triomphe des ayatollahs en Iran allaient reléguer le nationalisme arabe au second plan au profit d’un panislamisme radical.

L’OLP d’Arafat fut concurrencée par la montée des Frères musulmans/Hamas dont le discours violemment antisémite et anti occidental ne pouvait manquer de heurter l’opinion publique internationale.

Le terrorisme islamiste fut massivement exporté dans le monde entier.
Israël n’était plus seul. Avec les attaques du 11 septembre 2001, le conflit devenait mondial.

Israël put de nouveau organiser sa défense, retrouvant par là-même une certaine légitimité.

Le succès rencontré par les thèses négationnistes dans le monde musulman, où les écrits de Roger Garaudy connurent un immense succès; les délires du Président iranien Ahmadinejad contribuèrent à une prise de conscience du danger que l’islamisme radical faisait courir au monde.

Le « printemps arabe » se solda par un désordre généralisé et un effondrement des grandes dictatures arabes tandis que de nombreux pays africains sombraient dans le chaos des guerres civiles ethnico-religieuses. Le nouveau Khalifat appelait à la croisade contre les infidèles.

Quatrième phase du conflit.

C’est dans ce contexte de délitement généralisé du « monde arabe » que l’offensive arabo-musulmane contre Israël connut une nouvelle et étrange mutation. Elle concentra ses tirs sur les liens unissant le peuple juif à la terre d’Israël, et ce par l’intermédiaire de l’UNESCO et de l’ONU où elle dispose d’une majorité mécanique.

Soulagés de n’être plus la cible de la haine arabo-musulmane, se considérant eux-mêmes comme faisant partie d’une terre d’Islam, les dirigeants des principaux pays européens, engagés dans une islamisation forcée de leur population (culte du mythe du migrant) s’empressèrent de soutenir ces initiatives fondées sur une falsification évidente de l’histoire.

C’est ainsi qu’ils votèrent la résolution de l’ONU condamnant la reconnaissance par les USA de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu.

Par la magie de ce Munich culturel, la paix du monde serait, paraît-il, sauvée ! Les prétentions de l’Islamisme conquérant rétablies dans leurs droits, le cachet de l’ONU faisant foi.

Le conflit était ramené à la case départ et enfermé non seulement dans les frontières d’Israël, mais également au sein de son histoire, au cœur de sa mémoire.

La guerre israélo-arabe devenait une guerre de symboles.

Le triomphe du mensonge et la vacuité du mythe palestinien

L’ONU accordait au monde musulman une victoire symbolique en validant le vol de l’histoire des Juifs.

L’Islam ayant perdu successivement ses dhimmis juifs, puis les guerres militaires ; puis la guerre idéologique semblait l’emporter dans la guerre des mots.

L’ONU avait enfin trouvé la recette magique pour établir la paix : le mensonge planétaire. Pour satisfaire aux visées totalitaires de l’islamisme, elle consentait à une falsification de l’histoire.

Paris vaut bien une messe avait dit Henri IV en se « convertissant » au catholicisme.

Mutatis mutandis, si la paix exige le mensonge, alors mentons ! Accordons aux musulmans que Jérusalem soit la capitale éternelle du peuple palestinien, décrète l’ONU.

Mais, ironie de l’histoire, cette position délirante de l’ONU fonctionne comme un révélateur. Paradoxalement, elle se retourne contre ses initiateurs en ce qu’elle montre au monde entier que les prétentions palestiniennes sont fondées sur l’unique vol des attributs juifs. Le roi est plus que nu. Il est vide. L’identité palestinienne est un leurre au service des ambitions de l’expansionnisme islamiste.

Les Palestiniens n’ont pas de vrai projet politique ; ils sont incapables de fonctionner en dehors d’emprunts faits aux Juifs qui demeurent (la lutte pour s’emparer du Symbole Jérusalem le prouve), source unique du sacré.

Le délire onusien met fin au système initié par l’ex Union Soviétique.
Les États-Unis cessent de fonctionner dans ce théâtre d’ombres. La marionnette OLP ne sera plus financée. Son « président » vit ses derniers jours. Nous l’avons tous vu. Après le vote de l’ONU, au lieu de triompher, il est furieux. L’estampille du mensonge gravée sur son visage, l’a mis en dehors de l’histoire, l’a relégué dans les limbes d’une idéologie finie.

Le vrai début du post-communisme commence

Sur les décombres de l’idéologie post-communiste à laquelle la France demeure attachée (pauvre Quai d’Orsay, toujours en retard d’une mutation) est en train de naître une nouvelle diplomatie fondée sur les principes fondamentaux du droit : responsabilité, liberté, vérité.

Les vrais acteurs de cette sanglante comédie, les principaux pays arabes, doivent se mettre enfin à table et agir à visage découvert. Ils n’ont plus le choix et ont le dos au mur. L’ère de la grande tricherie idéologique est finie.

La page inaugurée par la diplomatie soviétique relayée par les actes terroristes palestiniens et la « gauche » mondiale (c’est-à-dire schématiquement quatre grands journaux) est en train d’être définitivement tournée.

La messe est dite.

2018 sera l’an 1 de la Renaissance.

Qu’on se le dise : la Grande Démocratie américaine est de retour.

La liberté n’a plus honte d’elle-même.

La vieille garde « progressiste » prisonnière de ses mensonges est frappée de décomposition.

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