Egypte : la guerre sans témoin du Sinaï

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Un rapport de l’ONG Human Rights Watch détaille les atrocités commises dans la péninsule par l’armée comme par les disciples locaux de l’Etat islamique. Glaçant.

Le verdict est sans appel. « En matière de droits de l’homme, tranche Amr Magdi, chercheur au département Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’ONG Human Rights Watch (HRW), jamais l’Egypte n’a connu pire. Pas même sous Hosni Moubarak. » Allusion à l’autocrate détrôné en février 2011 par les insurgés de la place Tahrir. Une décadence patente, éclipsée par la descente aux enfers de la Syrie, du Yémen ou de la Libye. Ménagé par l’Occident, choyé par ses voisins, le maréchal-président Abdel Fattah al-Sissi caporalise à la cravache son pays, sans encourir les foudres de partenaires qui s’obstinent à voir en lui le garant d’une forme de stabilité. 

Dans un rapport édifiant, publié le 28 mai et éloquemment intitulé « Si vous craignez pour vos vies, quittez le Sinaï ! », HRW détaille les effets dévastateurs de la guerre à huis-clos que se livrent, dans le nord de la péninsule, l’armée égyptienne et les insurgés djihadistes d’Ansar Beit al-Maqdess, rébellion naguère affiliée à Al-Qaïda, mais qui a prêté allégeance à l’Etat islamique (EI) voilà cinq ans.  

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