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La tension règne à Washington (États-Unis) comme dans l’ensemble du pays. Dimanche 12 août, un rassemblement de suprémacistes blancs sème l’angoisse autour de la Maison-Blanche. Le rassemblement est autorisé, des militants antifascistes sont sur place en attendant qu’il commence. « On attend 400 suprémacistes blancs », explique en direct la journaliste Agnès Vahramian. Les militants ouvertement racistes sont autorisés à se rassembler pour deux heures seulement. Dans le parc, les premiers arrivés sont des militants antifascistes. « La police va tout faire pour éviter le contact entre les deux groupes », conclut la journaliste.

Depuis quelques années, les groupes nationalistes et suprémacistes prennent de l’ampleur et, surtout, donnent de la voix. Ce jour-là, Richard Spencer, leader des suprémacistes, doit prononcer un discours au sein d’une université du Michigan. Devant les portes, ses partisans hurlent « national-socialisme » en place publique, défilent à visage découvert et n’hésitent pas à jouer des poings. Tous font partie d’un groupe identitaire, suprémaciste blanc, ouvertement raciste. Au même moment, des groupes antifascistes se sont ligués pour leur empêcher l’entrée. L’opposition musclée contraint la police à respecter un équilibre difficile.

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