Finlande : Victoire de l’ancien Premier ministre conservateur Alexander Stubb à la présidentielle

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A compter du 1er mars, la Finlande va avoir à sa tête Alexander Stubb. L’ancien Premier ministre conservateur a remporté dimanche la présidentielle, dans un scrutin marqué par les tensions avec la Russie voisine depuis l’adhésion du pays à l’Otan.

Les résultats définitifs le créditent de 51,6 % des voix, contre 48,4 % pour Pekka Haavisto, ancien ministre des Affaires étrangères et membre des Verts, qui se présentait en indépendant. 70,7 % des quelque 4,3 millions d’électeurs se sont déplacés pour voter lors de ce second tour.

Un président à la tête de la diplomatie

Doté de pouvoirs limités par rapport au Premier ministre, le chef de l’Etat finlandais, élu pour six ans, dirige la politique étrangère du pays en étroite coopération avec le gouvernement. Il est également commandant suprême des forces armées. Un rôle notable qui a encore pris de l’importance du fait des développements géopolitiques en Europe et de l’entrée dans l’Otan de la Finlande, qui partage 1.340 kilomètres de frontière avec la Russie.

« C’est la guerre en Europe et à Gaza. C’est important pour le président de la Finlande de garder la tête froide et de s’efforcer de maintenir la paix ici et d’œuvrer pour la paix ailleurs », a estimé Alexander Stubb, 55 ans, à la télévision publique Yle.

La Finlande, qui a repoussé une invasion soviétique à l’hiver 1939-1940, a évité pendant des décennies d’adhérer à l’Otan par crainte de contrarier son géant voisin et est restée neutre pendant la guerre froide. Mais leurs relations se sont considérablement détériorées depuis février 2022, et l’offensive russe en Ukraine a conduit la Finlande, inquiète pour sa sécurité, à rejoindre l’Otan en avril 2023, au grand dam de Moscou qui a promis d’y répondre par des « contre-mesures ».

Stubb veut encore plus de sanctions contre Moscou

Fin août, la Finlande a fait face à un afflux de migrants à sa frontière orientale, accusant Moscou d’orchestrer une crise migratoire à ses portes. Helsinki a fermé sa frontière avec son voisin en novembre, une mesure soutenue par l’ensemble des candidats.

Alexander Stubb, qui a toujours été partisan de l’entrée de son pays dans l’Otan, est pour un renforcement des sanctions face à la Russie. Selon Hanna Ojanen, directrice de recherche en politique à l’Université de Tampere, « le très fort soutien à l’Ukraine va absolument se poursuivre. Et la Russie va apparaître à l’agenda d’une manière ou d’une autre, en plus de la guerre ».

La différence majeure entre les deux candidats, deux libéraux, se jouait sur la question du stockage et du transport des armes nucléaires en Finlande. Et pour Alexander Stubb, son pays ne doit exclure « aucune partie » de la politique de dissuasion nucléaire de l’Otan.

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