Guerre en Ukraine : Céréales saccagées, « assurance-vie » et propagande russe

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Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Entre les déclarations fortes, les avancées sur le front et le bilan des combats, voici l’essentiel de la journée.

Le fait du jour

L’incident a provoqué un véritable tollé en Ukraine. Des agriculteurs polonais mécontents bloquant la frontière avec l’Ukraine ont déversé dimanche sur la route des céréales ukrainiennes à destination de l’Union européenne. Le gouvernement s’est ému de cet énorme gaspillage, dénonçant une « destruction délibérée ». « Aujourd’hui, nous assistons à une nouvelle escalade de la violence à notre frontière commune », a dénoncé Taras Katchka, vice-ministre ukrainien de l’Economie et représentant commercial de son pays. « L’absence de réaction des autorités polonaises face à la destruction des livraisons entraînera davantage de xénophobie et de violence politique », a-t-il estimé. Le gouvernement polonais a finalement réagi en « condamnant fermement » l’action. Une enquête a, par ailleurs, été ouverte par Varsovie. La Pologne interdit les importations de certains produits agricoles ukrainiens afin de protéger ses agriculteurs.

La déclaration du jour

« « Il nous faut une deuxième assurance-vie, pas en substitution, pas contre l’Otan mais en addition » »

La prise de parole est signée Stéphane Séjourné, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse conjointe avec ses homologues allemande et polonais. Le chef de la diplomatie française a défendu ce lundi l’Europe de la défense qui serait une « deuxième assurance-vie » complémentaire de l’Otan, répondant aux propos polémiques de Donald Trump sur les pays de l’Otan qui ne paient pas leur part.

Stéphane Séjourné a insisté sur le fait qu’il fallait agir sur le pilier européen de l’Otan et construire une industrie de défense, « acheter européen dans le cadre de nos industries de défense et se préparer en cas de conflit ».

« C’est le sens de l’histoire », a-t-il dit, ajoutant qu’il n’était pas queston de faire de l’ingérence dans l’élection américaine mais qu’il fallait se préparer à la possibilité que le républicain Donald Trump fasse son retour à la Maison Blanche. Il a également invité à « passer d’une guerre de positions à une guerre de solutions ».

Le chiffre du jour

193. C’est le nombre de sites Internet formant un réseau de propagande russe découvert ce lundi. Ce réseau « structuré et coordonné » de sites diffusant des messages pro-russe en Europe et aux Etats-Unis. Il s’agit là d’une nouvelle ingérence numérique venant de la Russie à l’approche du deuxième anniversaire de la guerre en Ukraine. Baptisé « Portal Kombat », ce réseau de 193 sites a été mis au jour à l’issue de quatre mois de travail de Viginum, l’organisme français de lutte contre les ingérences numériques étrangères.

Plusieurs de ces sites, appartenant à « l’écosytème « pravda » ou « vérité » en russe », le nom de l’ancien organe du Parti communiste soviétique, ciblent directement les « pays occidentaux qui soutiennent l’Ukraine », observe Viginium.

La tendance du jour

Le Kremlin et Elon Musk démentent tous deux formellement que Starlink soit utilisé par l’armée russe. « Il s’agit d’un système non certifié dans notre pays, qui ne peut donc pas être fourni officiellement ici et qui n’est pas fourni officiellement », a affirmé lundi à la presse le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov. « Par conséquent, il ne peut être utilisé d’aucune manière », a-t-il assuré en réaction aux accusations de Kiev selon lesquelles les forces russes utilisent sur le front le service d’accès à Internet par satellite Starlink, détenu par le milliardaire américain Elon Musk.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

Ce dernier avait contredit dimanche toute livraison à Moscou de son système. « C’est totalement faux. A notre connaissance, aucun terminal Starlink n’a été vendu directement ou indirectement à la Russie », a-t-il déclaré sur X (ex-Twitter), réseau social qu’il détient.

Pourtant, l’Ukraine a réitéré lundi ses accusations formulées la veille. « Par le biais de pays tiers, Starlink est librement disponible en Russie. Par rapport à l’année dernière, l’utilisation de Starlink par l’armée russe sur la ligne de front est devenue plus systématique et bien réglementée », a affirmé Andriï Ioussov, porte-parole de la direction principale du renseignement militaire ukrainien, à la télévision ukrainienne.

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