Guerre en Ukraine : l'Ossétie du Sud va organiser un référendum sur son intégration à la Russie

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Des combats particulièrement intenses sévissent dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine. C’est dans cette région que Moscou se concentre sans avancée significative, tandis que des négociations « très difficiles » se déroulent sur le sort des derniers défenseurs de la stratégique ville portuaire de Marioupol. 

« Il y a des combats nourris à la frontière avec la région de Donetsk, près de Popasna », a commenté vendredi 13 mai sur Facebook Serguiï Gaïdaï, gouverneur ukrainien de la région de Lougansk, faisant état de nombreuses pertes en matériel et en personnel du côté russe. Un responsable américain de la Défense, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confirmé que l’activité russe la plus importante actuellement se déroulait dans le Donbass. « Et, en gros, nous continuons de voir que les Russes ne font pas de prise significative » dans cette région, a-t-il indiqué. 

  • L’Ossétie du Sud va organiser un référendum sur son intégration à la Russie

Les autorités de la région séparatiste géorgienne prorusse d’Ossétie du Sud ont annoncé vendredi organiser le 17 juillet un référendum sur son intégration à la Russie. Le « président » Anatoli Bibilov « a signé un décret sur la tenue d’un référendum dans la république d’Ossétie du Sud », ont déclaré ses services dans un communiqué, évoquant « l’aspiration historique » des habitants de ce petit territoire caucasien à rejoindre la Russie, dont elle est limitrophe. 

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« Nous rentrons à la maison », a commenté Anatoli Bibilov sur la messagerie Telegram. « Le moment est venu de s’unir une fois pour toutes », « l’Ossétie du Sud et la Russie seront ensemble. C’est le début d’une grande nouvelle histoire », a-t-il ajouté. Anatoli Bibilov n’a pas réussi à se faire réélire au poste de « président » au début du mois et la Russie a exprimé l’espoir que son successeur à ce poste, Alan Gagloïev, saurait assurer la « continuité » dans les relations avec Moscou. 

L’Ossétie du Sud a été au centre de la guerre russo-géorgienne de 2008, à la suite de laquelle le Kremlin a reconnu son indépendance ainsi que celle d’une autre région séparatiste géorgienne, l’Abkhazie, et y a installé des bases militaires. 

  • La Russie suspend ses livraisons d’électricité à la Finlande

La Russie suspend ses livraisons d’électricité à la Finlande à partir de ce samedi 14 mai en raison d’impayés, a annoncé vendredi RAO Nordic Oy, détenu à 100% par l’entreprise russe InterRAO. 

Cette annonce intervient sur fond d’une montée de tensions entre Moscou et Helsinki, qui a annoncé sa volonté d’adhérer « sans délai » à l’Otan sous l’influence de l’offensive russe en Ukraine. Une intention vue d’un très mauvais oeil par Moscou qui a d’ores et déjà menacé d’une riposte « militaro-technique ». 

Basé à Helsinki, RAO Nordic Oy n’a pas reçu de paiement pour l’électricité fournie à la Finlande depuis le 6 mai, a affirmé ce groupe dans un communiqué. « Cette situation est exceptionnelle et a lieu pour la première fois en plus de 20 ans », selon le communiqué. « Nous sommes donc obligés de suspendre l’importation d’électricité à partir du 14 mai », explique le fournisseur. « Nous espérons que la situation va bientôt s’améliorer » et les livraisons en provenance de Russie reprendront, ajoute le groupe. L’entreprise n’a pas dit si ces problèmes de règlement étaient liés aux sanctions européennes visant l’économie russe après l’invasion de l’Ukraine. 

  • Le succès de la contre-attaque ukrainienne à Kharkiv

La situation s’est semble-t-il déjà renversée à Kharkiv, pourtant l’une des cibles prioritaires pour les Russes. « La principale activité de l’ennemi dans la région de Kharkiv a été le retrait de ses unités de la ville de Kharkiv », a indiqué le porte-parole de l’état-major ukrainien. 

« La libération progressive de la région de Kharkiv prouve que nous ne laisserons personne à l’ennemi », a relevé vendredi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son message quotidien, annonçant que la reprise de territoires tombés aux mains des Russes se poursuivait. « A la date d’aujourd’hui, 1015 localités ont été libérées, soit six de plus dans les dernières 24 heures », a-t-il fait savoir. 

  • Une annexion prochaine d’une partie de l’Ukraine ?

Selon l’Institut américain d’étude de la guerre (ISW), Vladimir Poutine « entend probablement annexer le sud et l’est de l’Ukraine à la Fédération de Russie dans les prochains mois ». « L’Ukraine et ses partenaires occidentaux ne disposent probablement que d’une fenêtre d’opportunité réduite pour appuyer une contre-offensive dans les territoires occupés avant » leur annexion, selon cet organisme. 

  • Le ton monte entre Zelensky et Macron

Le ton monte entre Paris et Kiev même si l’objectif reste le même, arrêter la guerre : Volodymyr Zelensky reproche à Emmanuel Macron de vouloir ménager une « porte de sortie » à Vladimir Poutine et se montre réservé sur son projet de « communauté politique européenne ». 

« Il ne faut pas chercher une porte de sortie pour la Russie, et Macron le fait en vain », a-t-il regretté dans une interview à la chaîne italienne RAI 1, diffusée vendredi sur sa chaîne Telegram. « Je sais qu’il voulait obtenir des résultats dans la médiation entre la Russie et l’Ukraine, mais il n’en a pas eus », a-t-il asséné, en référence aux multiples échanges du président français avec son homologue russe et lui-même juste avant le début de l’invasion russe en Ukraine mais aussi depuis. 


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SourceLEXPRESS.FR

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