Guerre Israël-Hamas : Plan, timing… Mais où en sont les pourparlers pour un cessez-le-feu à Gaza ?

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Mardi au Caire, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a rencontré William Burns, le chef de la CIA pendant que des délégations américaine et israélienne ont discuté des efforts en vue d’une trêve dans la bande de Gaza. Selon le bureau de Abdel Fattah al-Sissi, les deux hommes ont « discuté des derniers développements dans les efforts conjoints pour parvenir à un accord de trêve et de cessez-le-feu dans la bande de Gaza ».

Après neuf mois de guerre à Gaza, le Qatar et l’Egypte se préparent donc cette semaine à redonner un élan aux négociations en vue d’un cessez-le-feu entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas. 20 Minutes fait le point sur ces efforts de discussions en vue d’une trêve.

C’est quoi le plan ?

La base des discussions doit reposer sur un cadre dévoilé par le président américain Joe Biden fin mai et présenté comme une proposition israélienne. Ce plan en trois phases doit permettre de déboucher sur « un cessez-le-feu durable et la libération de tous les otages » retenus à Gaza depuis le 7 octobre. Première phase : pendant les six premières semaines, le projet prévoit un cessez-le-feu assorti d’un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza. « Certains » otages israéliens, notamment des femmes, des personnes âgées ou des blessés, seraient libérés en échange de centaines de prisonniers palestiniens. La trêve permettait le retour des Palestiniens déplacés vers leurs habitations dans le nord de la bande de Gaza ou ce qu’il en reste après des mois d’intenses bombardements.

Deuxième phase : ses contours précis doivent faire l’objet de négociations durant les six premières semaines. En cas d’accord, les combats doivent s’arrêter définitivement, l’armée israélienne se retirer et tous les otages vivants encore détenus à Gaza doivent rentrer chez eux, selon le président américain. Le Qatar, un des pays médiateurs, a concentré ses efforts sur la fin des hostilités, tandis que l’Egypte s’est davantage impliquée dans l’échange de prisonniers, selon des responsables au fait des discussions.

Troisième phase : il s’agit, en plus de la restitution de dépouilles d’otages, d’un vaste plan de reconstruction de Gaza, avec le soutien des Etats-Unis. Selon des diplomates, les Etats du Golfe y joueraient un rôle-clé.

Et pourquoi relancer les discussions maintenant ?

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu assure que rien n’empêchera Israël d’atteindre son objectif d’éradiquer le Hamas et de libérer les otages. Mais il fait face à une pression interne et internationale croissante, y compris de la part de son plus proche allié américain, en raison du coût humain, matériel et humanitaire du conflit.

De plus, une première trêve, entre le 24 novembre et le 1er décembre, a débouché sur la libération de 240 prisonniers palestiniens contre 105 otages dont 80 Israéliens. Sur 251 personnes enlevées le 7 octobre, 116 sont toutefois retenues à Gaza (42 sont mortes), selon l’armée israélienne. Le timing des discussions semble, enfin, le bon alors que toutes les parties prenantes aux négociations sont sur le terrain : le chef du Mossad israélien (services spéciaux israéliens), David Barnea retourne à Doha cette semaine et le chef du service de sécurité intérieure (Shin Bet) s’est rendu au Caire. William Burns, chef de la CIA américaine, visite, lui, les deux capitales.

Est-ce une réelle avancée, un réel espoir ?

Le Hamas tient à obtenir un cessez-le-feu complet et permanent. Et un responsable a affirmé dimanche que l’organisation acceptait de négocier sur les otages en l’absence d’un cessez-le-feu permanent. Il ne faut donc pas louper le coche. Sachant que le simple fait de commencer des discussions constitue une avancée. « Compte tenu de la haine et de la défiance entre les (deux) parties, le défi principal sera de les faire remettre un pied dans les discussions », convient un diplomate au fait de la médiation. Il n’y a « aucune garantie » à ce stade, selon lui.

Tout savoir sur la guerre Israël-Hamas

Reste que selon un responsable palestinien lui aussi au fait des discussions, de nombreuses divergences persistent, notamment le fait qu’Israël a « mis son veto à la libération de 100 prisonniers palestiniens lourdement condamnés », parmi lesquels « un certain nombre de hauts dirigeants » des groupes armés. Enfin, rappelons que le Hamas estime qu’Israël torpille les efforts pour un cessez-le-feu avec sa dernière offensive dans la ville de Gaza. Les « massacres » à Gaza pourraient « ramener les négociations à la case départ », a-t-il prévenu.

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