Hommage du BNVCA à Jacques Kupfer

Photo Jacques Kupfer Officiel

Le BNVCA pleure la disparition de Jacques Kupfer dont la stature a marqué à jamais le sionisme et, notamment, le sionisme français.

Raconter la vie de Jacques Kupfer est impossible tant ses engagements étaient multiples, passionnés, empreints d’une rigueur et d’une fougue qui n’ont d’égal que la vitalité et la détermination des pères fondateurs de la renaissance d’Israël.

Attaché de façon viscérale à Israël, il avait quitté  la France après un parcours déjà riche. 

Jacques Kupfer est né en 1946. Il avait  obtenu à Paris une maîtrise de Sciences Économiques et un diplôme de 3e cycle en Histoire du Droit et en Sciences Politiques.

Parallèlement à sa carrière professionnelle (PDG de sociétés de distribution horlogère et bijouterie, Vice Président de la Fédération Française de l’Horlogerie, Juge au Tribunal de Commerce de Paris), il a consacré son temps et son énergie à la cause sioniste en qualité de Coprésident du Likoud Mondial et Président du Bloc National des Juifs Francophones. 

Ses éditoriaux, ses discours, étaient redoutés, en particulier par leur lucidité sans concession vis-à-vis des institutions nationales de l’Etat ou communautaires françaises auxquelles il reprochait leur faiblesse et leur manque de soutien effectif à Israël.

Il avait fondé il y a plus de trente ans Yom Hébron de façon à familiariser puis à faire aimer cette région au cœur de la vie juive et si méconnue, car continuellement décriée par les médias.

Ses voyages à Hébron permettaient chaque année à près de mille juifs français de se retrouver dans les pas d’Abraham, mais aussi sous les sifflets des voisins palestiniens.

Jacques Kupfer était un homme que ses opposants, même très hostiles, n’intimidaient pas.

Jacques était un ami, mon ami, ancien Président du Betar France, du Likoud de France.

Il m’avait fait l’honneur de choisir ma formation, l’orchestre que je dirigeais pour animer le gala du Likoud, en présence d’Enrico Macias, j’en garde un souvenir très agréable.

Il a été Président de la Fondation Israël is Forever  créée pour permettre aux juifs du monde entier de s’engager avec Israël d’une manière unique et dynamique. L’Organisation Sioniste Mondiale venait de le désigner Directeur Général de la Diaspora et de la France pour la Alya  .

A toute sa famille nous présentons nos condoléances bien attristées .

Il va nous manquer mais nous ne l’oublierons pas. Il restera un exemple de droiture, de sincérité, de courage, de franc parler , de lucidité, de vérité .

Sa fille, Me Nili Kupfer Naouri, en permanence à ses côtés, saura, n’en doutons pas, reprendre le flambeau d’une flamme sioniste haute et puissante en maintenant vivace le souvenir de ce grand Mentsch.

© Sammy Gozlan pour le BNVCA

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SourceTRIBUNEJUIVE.INFO

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1 COMMENTAIRE

  1. ברוך דיין האמת
    Jacques fut, sa vie durant, l’incarnation du Hadar.

    Fin juin 1962, arrivés d’Alger depuis quelques jours, mon frère cadet et moi, fûmes accueillis par le comité AJIRA, à Strasbourg. Un rassemblement des mouvements de jeunesse juive s’y tenait. J’y assistai. Le représentant de chaque mouvement, faisait un petit laïus devant l’assistance de la salle René Hirschler bondée. Tous étaient poliment applaudis. Se présenta alors, un garçon, de mon âge, ou presque, portant une chemise bleu. Avant qu’il commence à parler, il y eut une sorte de « bronca ». Je demandai pourquoi. On me répondit que c’était le représentant du Bétar. Ne connaissant encore rien de l’histoire du Sionisme politique, je ne compris pas. Et le jeune homme parla. Notamment, il compara les attentats commis par les « fedayins » en Israël, à ceux que nous avions subis des fellaghas en Algérie. J’applaudis très fort, tout seul, et tout le public me regarda curieusement. Ce fut ma première rencontre avec Jacques KUPFER z’.l.

    Quelques années plus tard, à l’occasion des troubles de mai 1968, la propagande terroriste nazislamiste se joignit à la propagande antijuive néo-nazie, dans les universités françaises. Jacques créa le Front des Etudiants Juifs, le célèbre FEJ, pour affronter cette propagande, car l’UEJF s’écrasait déjà. Parallèlement, des anciens du Bétar fondèrent le Bné Zeev, groupe de défense juive, suite à des heurts dans le quartier de Belleville. Il y eut de gros affrontements, notamment aux facs de Censier et de Jussieu. Ils firent la « une » de France Soir et de « l’Aurore », où Fred GOLDSTEIN, z’l., ancien officier de l’Irgoun, était rédacteur en chef. Mon frère cadet et d’autres amis adhérèrent au FEJ et au Bné Zeev, dès le début. Suite aux « actions », auxquelles ils participèrent, j’ai voulu rejoindre le FEJ. Je reconnus immédiatement Jacques KUPFER, le jeune homme entrevu en juin 1962. Ce fut le début d’un demi-siècle d’amitié. Je lui proposai de créer une section du FEJ à Strasbourg. A ce titre, Jacques me fit participer à la délégation, au rassemblement des mouvements de jeunesse Sioniste, à Herbeys, en 1970.

    En 1971, lors de la visite du dirigeant de l’URSS, BREJNEV, au Conseil de l’Europe à Strasbourg, en signe de protestation, avec deux amis, nous fîmes une grève de la fin, sur le parvis de la Synagogue. Après ce geste symbolique, mais médiatisé, le fondateur de Tribune Juive, Jacquot GRUNEWALD forma le Comité de Soutien aux juifs d’URSS. Jacques KUPFER vint soutenir ce petit geste. Il fit une conférence à la cité Laure Weill. Et déjà, des dégénérés prétendus juifs, jamais vus auparavant, tentèrent de perturber le colloque. Malgré mon jeûne de deux jours, la rage me permis de rosser deux de ces salopards.

    Nous sommes toujours restés en relation. En France et en Israël, j’avais chaque fois le plaisir de le rencontrer, dans des occasions diverses, jusqu’à la dernière fois, au Yom Hébron, août 2018.

    Depuis juin 1962, Jacques reste, à mes yeux, la plus haute référence de l’amour d’Israël, le peuple et le pays. Il le restera à jamais, pour d’innombrables Juifs francophones.

    Que Le Maitre de L’univers, apporte la consolation, à son épouse, et ses enfants.

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