Israël: hache, rumeurs et propagande

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Trois pères de famille tués à la hache, seize orphelins

Le récent attentat terroriste en Israël à Elad, ville de 50 000 habitants, où trois hommes ont été massacrés à coups de hache ne peut venir s’ajouter à la liste trop longue des derniers attentats : Be’er Sheva, Hadera, Tel Aviv, Bnei Brak. Non seulement parce que les trois pères de famille laissent derrière eux seize orphelins, non seulement parce que l’une des victimes s’est battue contre son assassin permettant à d’autres victimes potentielles de fuir, mais bien parce que le massacre s’est fait à la hache. Décapitation, ce qui fit se lever la France après la mort de Samuel Paty, est passé quasiment inaperçu dans les médias non israélo-centrés. Pourtant Israël fait partie de l’OCDE, pourtant Israël est un pays qui a un indice de démocratie équivalent à celui des pays européens, pourtant Israël par ses recherches médicales et scientifiques contribue à améliorer un certain bien commun. Mais, mais Israël est Israël. Objet de vociférations haineuses depuis tant d’années, de décennies, objet d’un véritable mépris historique par les institutions internationales qui n’hésitent pas à piétiner l’histoire des origines du peuple juif appelant Jérusalem Al Qods, et le Kotel Al Buraq, sans parler de Hébron et du Caveau des Patriarches reconverti en mosquée. Tout est possible, il n’y a aucune limité à la maltraitance du peuple juif. Par les armes, le Zyklon B ou les résolutions iniques, ce qui semble inconcevable pour tout autre peuple ne suscite que peu de réactions, ou fort tardives, lorsqu’il s’agit du peuple juif et son avatar moderne : Israël.

Unrwa et quelques millions de plus

Au cœur de cette mise en abîme permanente, le peuple «  dit palestinien ». Ce peuple trouvaille de Yasser Arafat, celui qui a surtout contribué à faire de sa femme et de leur fille des milliardaires, qui ne peuvent que remercier l’abondance des ressources européennes et leur absence de contrôle. Ce peuple qui s’est vu conféré à titre tout à fait exceptionnel et dérogatoire le statut de réfugié héréditaire, seuls réfugiés au monde bénéficiant d’un tel statut. Parmi les plus de 80 millions de réfugiés de l’année 2020,  il n’y a pas d’autres réfugiés dans le monde à bénéficier d’un tel statut, ni d’un organisme extraordinairement doté pour alimenter et maintenir ces populations dans un assistanat sans fin avec comme corollaire la haine de ceux qui sont appelés «  les sionistes ». Il n’est donc pas surprenant que l’Autorité palestinienne ait choisi de renoncer à certaines aides européennes plutôt que de modifier les manuels scolaires qui enseignent et éduquent à la haine d’Israël et des juifs, préalable enfin posé à l’octroi des dites subventions.  On peut, en une première conclusion rapide, faire le constat qu’il est de très loin préférable de se dire réfugié « par la faute » d’Israël, l’Etat juif, le seul, plutôt que d’être réfugié « par la faute » de n’importe qui ou quoi d’autre. C’est ce dispositif qui rend insoluble toute perspective de règlement du conflit. D’autant plus que  ce dispositif statutaire a été complété il y a vingt ans par un dispositif de communication dont l’emprise est visible. En effet, l’action de Boycott, Désinvestissement, Sanction, le mouvement BDS et ses ramifications dans le monde entier poursuivent un objectif complémentaire : faire de l’Etat juif  un état paria, le juif des Nations. Maniant propagande, financements et réseaux, d’universités en associations militantes, le relais de la propagande victimaire bat son plein. Jamais en retard d’une « lutte » pour les droits des victimes, le drapeau palestinien, perpétuel infiltré,  signifie la victime ultime du bourreau ultime : le juif. Et ainsi, sans plus de discours, le bon vieil antisémitisme qui  transmet la haine des juifs passe-t-il le relais à la haine des « sionistes » ces juifs pires que les juifs puisqu’en plus victorieux, légitimes.

Du Mont du Temple à la mort ce matin de la journaliste palestinienne, l’accusé sans enquête préalable ni circonstances atténuantes est désigné d’office : Israël

Petit rappel du vendredi 23 août 1929 : ce jour-là, le signal du déclenchement des hostilités a été donné à Jérusalem vers 11h, après la prière à la mosquée Al Aqsa. Dès le début de la matinée, une foule, munie de gourdins et de couteaux, venue de plusieurs villages des environs de Jérusalem gagne la mosquée. Un discours nationaliste sur l’esplanade des mosquées avait expliqué à la foule que les croyants de l’Islam devront se battre contre les Juifs jusqu’à leur dernière goutte de sang. La foule fait irruption dans la Vieille Ville et attaque les passants juif, des morts seront dénombrés chez les juifs et chez les arabes. Vers quinze heures, les premiers manifestants revenus de Jérusalem font circuler la rumeur que les Juifs tuent des Arabes à Jérusalem. Bien que le chef de la police nie l’information et incite les Juifs à s’enfermer chez eux, quelques Arabes se rassemblent près de la Yeshiva de Hébron et la bombardent de pierres puis se répandent dans la ville. On dénombrera 67 juifs tués à Hébron, sans compter les blessés. Des juifs ont été protégés par des voisins arabes, mais un cap dans les relations est passé. L’attitude individuelle des Juifs envers les Arabes est bien résumée par les propos de l’écrivain S. Agnon « Durant les événements, mes rapports avec les Arabes ont changé. Je ne les déteste pas et je ne les aime pas non plus, je demande simplement de ne plus les voir.

Hebron, 1929, Congress Library

La propagande, ce vieil outil qui ne s’use jamais

De 1929 à 2022, la même propagande et les mêmes rumeurs autour de la Mosquée Al Aqsa permettent d’attiser la colère arabe. En mai 2022, les informations sur la transformation d’Al Aqsa en synagogue, sur l’incendie de la Mosquée et toutes autres rumeurs n’ont cessé de répandre dans tout le monde musulman la haine des juifs,  toujours facile à raviver. L’objectif premier étant de nuire aux Accords d’Abraham et à la normalisation des relations entre Israël et des pays arabes, l’objectif second étant durant le mois de Ramadan particulièrement propice à l’agitation fondamentaliste d’attiser la rue arabe dans les villes mixtes, à Jérusalem et en Judée Samarie. Les rumeurs n’ont cessé de circuler relayés par les médias des pays arabes. Les démentis des uns et des autres peinent à couvrir les cris de colère des foules arabes. Quand ce matin, alors que Tsahal menait des opérations de recherche de terroristes à Jénine, d’où sont sortis pratiquement tous les terroristes des derniers attentats, une journaliste de la la chaîne Al Jazeera est tombée sous des balles. Aussitôt, l’accusation a retenti, reprise par les médias du monde entier : la journaliste Shireen Abu Alkah aurait été tuée par Israël. Israël dément, souligne les tirs incontrôlés des émeutiers palestiniens par opposition au professionnalisme des soldats de Tsahal et leurs tirs sélectifs. La demande par Israël d’ouverture d’une enquête conjointe avec les services de sécurité palestiniens est faite. Cette demande est refusée dans l’après-midi mais au cours de la soirée, des avancées auraient eu lieu pour permettre de mener une enquête conjointe. Néanmoins l’Autorité palestinienne refuse de répondre à l’exigence d’Israël qui réclame la balle. L’enterrement de la journaliste est prévu pour le jeudi 12 mai, permettant à la colère alimentée par la propagande palestinienne de monter. Sans enquête. Un médecin légiste, le Dr Ryan Ali, de Shrem a déclaré que la balle dans la tête a provoqué la mort instantanée, balle qui sera examinée, nous dit-il, par des experts. Après plusieurs heures, aucun détail n’a toujours été donné sur la balle. L’Autorité palestinienne refuse de répondre à l’exigence d’Israël qui réclame la balle. Néanmoins, l’absence de nouvelles accusations contre Israël, suite à ce premier examen, donne quelques indices. Mais la rumeur continue à courir.  A l’issue de l’enquête, si elle advient, Israël pourra être innocenté mais le mal aura été fait. Il est déjà fait. Israël apparaît comme le coupable.  L’absence de retenue des médias est-elle proportionnelle à la hausse de l’antisémitisme ? La question est posée.

Jforum – Evelyne Gougenheim

SourceJFORUM.FR

2 Commentaires

  1. On ne se lamente plus. On ne s’excuse plus. On se défend, on attaque, on gagne. On vit en paix et en sécurité chez nous, sur cette terre sacrée. Le juif immigré que je suis est chez lui en Eretz Israël. Les goyim et les arabes n’y sont qu’étrangers et le demeureront pour toujours. On dit merde à tous ceux qui nous envient et nous détestent. Nous sommes le peuple élu. Les autres ne sont rien.

  2. Tant que l’on continuera à les appeler « Palestiniens  » il y aura toujours des problèmes.N’y a t’il pas un dirigeant courageux qui va osé s’exprimer la dessus ! Non ce ne sont pas des palestiniens point final,il faut mettre à mal tous leurs mensonges,commençons par celui-ci

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