Juj’urbex, de vendeuse en jardinerie à youtubeuse en exploration urbaine

Vues:

Date:

C’est dans la maison de son enfance dans la campagne lyonnaise, que Juliette, plus connue sous le pseudo Juj’Urbex, nous ouvre sa porte. Accompagnée d’Huguette et de Georgette, deux membres à part entière de la famille, elle nous raconte l’adoption de sa première poule, abandonnée à un arrêt de bus. Pétillante, solaire, cette youtubeuse de 26 ans filme ses sorties urbex pour ses près de 800.000 abonnés.

Dans le milieu masculin de l’exploration urbaine en France, Juliette détonne. Enfilant sa « casquette d’enquêtrice », elle recherche des informations sur l’histoire des lieux explorés pour mettre en contexte ses explorations.

Une route pas toute tracée

Pourtant, la route n’était pas toute tracée pour cette horticultrice de formation. Amoureuse de la nature, des plantes et des poules, rien ne la destinait a priori à devenir youtubeuse. Et pourtant… De ses playmobils filmés avec le vieux caméscope de sa mère lorsqu’elle était enfant à ses explorations urbaines dans le monde entier filmées, montées et publiées, la vidéo est sa passion depuis toujours.

Aujourd’hui, c’est devenu son métier puisqu’elle monétise ses productions depuis deux ans. L’idée de l’urbex lui vient par les réseaux sociaux : sa première aventure est l’exploration d’un fort abandonné à 20 ans. Elle filme ses péripéties et lie son amour de la vidéo avec sa passion de la nature. La machine est lancée.

Premier succès avec la « villa tropicale »

Son premier succès est sa vidéo sur la « villa Tropicale » qui lui permet de gagner la modique somme de 500 euros. Enthousiaste, Juliette comprend qu’elle pourrait en faire son métier. Ses parents, premiers soutiens, ne sont pourtant pas d’accord qu’elle démissionne aussi rapidement. Alors Juliette se lance sérieusement dans sa chaîne YouTube et publie de plus en plus de vidéos en parallèle de son travail. Elle convainc ses parents de lui laisser un délai de six mois pour leur prouver qu’elle peut réussir à en vivre. Bingo !

Voir plus de portraits

Aujourd’hui, elle réussit à vivre de sa passion et parcours le monde pour trouver de nouveaux lieux à explorer. Katy, sa maman, s’inquiète parfois pour elle, mais lui fait confiance. « A 26 ans, si je ne veux pas qu’elle y aille, elle ira quand même », rigole-t-elle. Juliette sait où elle va et veut continuer de vivre de sa passion, faire grandir sa communauté et utiliser sa notoriété pour transmettre certains messages. Explorer des maisons abandonnées longtemps habitées par des personnes âgées seules lui permet, par exemple, d’alerter sur la solitude des séniors.

La source de cet article se trouve sur ce site

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PARTAGER:

spot_imgspot_img