L'Iran juge « constructive » une réunion d'urgence à Vienne pour sauver l'accord nucléaire

Première publication :

Téhéran salue une réunion avec les États signataires de l’accord sur le nucléaire iranien « constructive » dimanche à Vienne, en Autriche, mais met en garde l’Europe.

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Téhéran a jugé « constructive » la réunion d’urgence à Vienne, dimanche 28 juillet, pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien mais met en garde les Européens contre toute obstruction à ses exportations de pétrole.

Autour de la table de négociation, tous les États signataires étaient présents : la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Russie et la Chine.

« Tous les participants restants au JCPOA (l’accord iranien signé en 2015) restent déterminés à sauver cet accord qui représente un grand succès diplomatique », a assuré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Un avis partagé par les services de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, selon un communiqué diffusé à Bruxelles.

Les pourparlers ont été émaillés de « tensions » mais se sont déroulés dans une « très bonne ambiance », a pour sa part déclaré le représentant chinois, Fu Cong.

« Solutions pratiques »

Les différents protagonistes ont convenu de poursuivre leurs efforts pour trouver des « solutions pratiques » afin de permettre à Téhéran de continuer à commercer avec le reste du monde, a déclaré le diplomate iranien. Il a relevé que la chambre de troc Instex mise en place par les Européens ne fonctionnait « pas encore » mais était « en cours de finalisation ».

Pour le débloquer le dossier, « il a été convenu de convoquer une réunion au niveau ministériel dans un avenir proche », selon le communiqué des services de Federica Mogherini. Mais, cela « requiert encore de la préparation », a relevé le représentant iranien.

Ces efforts pour tenter de maintenir à flot l’accord nucléaire de 2015 interviennent sur fond de montée des tensions dans le Golfe, où Londres a proposé le déploiement d’une mission navale européenne.

Le président iranien Hassan Rohani a fermement désavoué dimanche l’initiative britannique, qualifiant « la présence de forces étrangères » de « principale source de tensions » dans la région.

Téhéran juge que la sécurité dans le Golfe doit être assurée par les pays de cette région riche en pétrole, à commencer par sa propre marine.

L’économie iranienne mise à mal par le retrait américain

Considéré il y a quatre ans comme un succès majeur de la diplomatie internationale, ce texte négocié par le gouvernement de Barack Obama est entré en déliquescence après le retrait unilatéral américain en 2018 et le rétablissement de lourdes sanctions contre l’Iran par le président Donald Trump.

Ce retrait a mis à mal l’exportation pétrolière de l’Iran. Etranglé économiquement, le pays s’est affranchi début juillet de certains de ses engagements et menace de poursuivre son désengagement graduel de l’accord si les autres États parties ne lui permettent pas de contourner les sanctions américaines.

L’Iran a commencé début juillet à dépasser le plafond autorisé de ses stocks d’uranium faiblement enrichi ainsi que le taux toléré d’enrichissement, des violations toutefois considérées comme marginales et réversibles à ce stade.

Téhéran a toujours assuré que son programme nucléaire était strictement pacifique malgré de lourds soupçons américains et israéliens.

Avec AFP

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