L’accord de compromis Netanyahu- Mandelblit serait-il une victoire à la Pyrrhus pour la droite post-Bibi?

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La souris danse et fait le paon : celui qui profite le plus de la crise politique en Israël : le chef de file de Ra’am, d’abord courtisé par la liste Netanyahu avant de reporter son dévolu sur le duo Bennett-Lapid : le résultat est qu’il noie le développement du Néguev dans les sables et alimente une forme d’insurrection ou “d’Intifada” soft des Bédouins contre l’Etat en plein coeur du territoire national. Maspik!

La coalition craint que l’accord de compromis, s’il est accepté par Netanyahu, ne fasse tomber le gouvernement.

Si l’actuel chef de l’opposition accepte un accord dans des affaires de corruption qui lui interdirait l’entrée de la Knesset pendant 7 ans, les partis de droite de la coalition n’auraient aucune raison de continuer à travailler avec le Meretz, Avoda, le parti travailliste et Ra’am.

Knesset Member Yair Lapid and Education Minister Naftali Bennett during an event inaugurating a new monument in memory of Emannuel Morano, in the Netiv Avot neighborhood in Gush Etzion, on July 23, 2017. Photo by Gershon Elinson/Flash90

Un tel marché vers une sortie de crise “honorable” barrerait aussi vraisemblablement la route à l’avènement de Yesh Atid et Lapid en roulement d’une coalition qui n’aurait plus lieu d’être

La victoire à droite du “spectre Bibi” pourrait potentiellement être totale, pour plusieurs années. Echec et Mat aux opposants historiques de Binyamin Netanyahu, s’il semble “battre en retraite“?

Par  Yehuda Shlezinger et i24NEWS  Publié le 14/01/2022 17h32

L’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu et le procureur général Avichai Mendelblit lors d’une réunion du cabinet en 2015 | Photo d’archive : Marc Israel Sellem/Jerusalem Post/Pool

Des informations selon lesquelles le procureur général Avichai Mendelblit pourrait proposer au chef de l’opposition Benjamin Netanyahu un accord de compromis ont provoqué une amroce de tremblement de terre politique, la coalition craignant que le gouvernement ne puisse pas rester uni si un tel accord est signé.

Mendelblit chercherait à exclure Netanyahu de la Knesset pendant sept ans (il aurait alors 79 ans).

Mercredi, Maariv a rapporté que Netanyahu avait eu des entretiens secrets avec le procureur sur un accord de compromis sur les affaires de corruption présumée actuellement en cours contre lui, mais n’a pas été en mesure de parvenir à un accord.

Le journal, citant des sources anonymes proches de la situation, a révélé que les négociations avaient échoué après que l’ancien premier ministre et actuel chef de l’opposition a refusé d’accepter un aveu de turpitude morale.

Selon le rapport, Netanyahu est entré dans les discussions avec l’idée que que Mendelblit voulait repartir avec une « feuille blanche », à l’approche de la retraite et travaillerait donc avec lui. Cependant, Mendelblit – qui doit prendre sa retraite le 1er février – a refusé de renoncer à sa demande d’admission d’actes répréhensibles.

Le bureau du procureur de l’État, dans un communiqué, n’a ni admis ni nié que les pourparlers aient eu lieu.

“En tant que politique, nous ne répondons pas aux questions sur les conversations avec les avocats de la défense, qu’elles aient eu lieu ou non. Cela ne confirme ni ne nie rien de ce qui a été allégué”, indique un communiqué du bureau.

La coalition craint que si Netanyahu passe accord, le gouvernement n’ait aucun intérêt à maintenir le partenariat actuel avec le Meretz, Avoda (travaillistes) et Ra’am -qui fait du chantage dans le Neguev-, et tente de former une coalition basée sur des partis de droite (+ 30 sièges, grâce à un Likoud réuni autour du milliardaire Nir Barkat en remplacement “provisoire” de Netanyahu).

Netanyahu est le ciment qui maintient regroupé ce gouvernement”, a déclaré jeudi un responsable de la coalition. “Les gens de Nouvel Espoir qui ont dit ‘N’importe qui sauf Bibi‘ auront du mal à expliquer pourquoi, si Netanyahu quitte le jeu, ils continuent de s’asseoir côte-à-côte avec la gauche. La pression sur les membres de Yamina est également très forte.

“Il n’est pas exagéré de dire que si Netanyahu part, le gouvernement pourrait s’effondrer peu de temps après. Au moment où Netanyahu part(-irait), c’est un nouveau jeu qui se met en place. Tout sera ouvert. Chaque acteur politique aura beaucoup de possibilités“, a déclaré le responsable.

Si Netanyahu part, le Likud a une voie claire tracée devant lui. Selon la constitution du parti, le Likud aura 21 jours pour élire un chef provisoire. Mais le parti le fera probablement en beaucoup moins de temps, peut-être aussi peu de délai que 10 jours. Une fois qu’un chef de parti temporaire a été choisi, le parti dispose de 90 jours pour organiser une élection primaire. Pendant ces 90 jours, le chef intérimaire pourrait négocier un gouvernement alternatif auprès d’éventuels dissidents de Yamina et Nouvel Espoir.

La fête serait également finie pour le maître-chanteur Mansour Abbas, qui s’oppose à un accord équilibré et parcimonieux entre Bédouins et KKL, pour faire progresser son agenda Frère Musulman.

Israeli police officers guard outside the Bedouin village of Mulada, in the Negev desert, southern Israel, January 12, 2022. Photo by Flash90

i24NEWS a contribué à ce reportage

SourceTRIBUNEJUIVE.INFO

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