Le fiel de Charles Enderlin à l’encontre d’Israël accueilli chaleureusement sur France Inter

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Par Sarah Cattan
Alors que l’armée israélienne, réagissant aux enquêtes internationales sur la mort de la journaliste Shireen Abu Akleh, annonce son intention d’ entamer une nouvelle série d’enquêtes en faisant appel cette fois à des experts en imagerie satellite et en cartographie pour démontrer si un soldat israélien avait causé délibérément ou par négligence la mort d’Abu Akleh,
en France les réquisitoires continuent : quand Le Monde ou Libé ne s’empressent pas de titrer sur la responsabilité avérée de l’Etat hébreu ou qu’un Jack Lang n’embraye le pas avec une certitude qui finit par faire choir ce qui lui restait d’honneur, c’est France Inter, via L’instant M mené par Sonia Devillers, qui offre une oreille compatissante aux affirmations sans vergogne d’un Frédéric Métézeau ou d’un Charles Enderlin, lequel, depuis Israël, vient déverser la théorie haineuse que nous savons sienne mais qui est aujourd’hui plus décomplexée que jamais, l’âge avancé aidant autant que la complaisance d’une “journaliste” qui se pâme et renchérit.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-instant-m/l-instant-m-du-lundi-27-juin-2022-3635375
L’instant M de ce matin 27 juin laisse l’auditeur bouche bée.
“Plus de six semaines après la mort de Shireen Abu Akleh, l’ONU conclut que la journaliste américano-palestinienne, vedette de la chaîne Al-Jazira, a été tuée par un tir de l’armée israélienne.
Vous venez d’entendre la porte-parole de l’ONU. Jusqu’où faudra-t-il monter pour que les Israéliens cessent leurs accusations de partialité ? Cette fois, ce n’est pas une autorité palestinienne, ce n’est pas un média américain, c’est L’ONU qui accuse l’armée israélienne.”
La journaliste, qualifiant la mort de la journaliste de séisme dont l’onde de choc n’a pas fini de se propager, veut tirer un premier bilan de cette “guerre de l’information.”
La copine des Inrocks supposée dans son émission passer les media à la loupe et n’être ni dans le règlement de comptes ni dans le copinage a, concernant Israël, une opinion toute faite et des invités choisis à dessein.
Consacrant déjà le 12 mai 2021 un volet à L’activisme palestinien sur les réseaux sociaux, elle ne trouva pas mieux à inviter que … Guillaume Gendron, l’envoyé spécial de Libé en Israël, lequel put s’offrir de pauvres orgasmes en déversant à loisir un fiel non dissimulé à l’encontre du pays duquel il était chargé de relayer l’actualité. Chacun conviendra qu’il était l’invité idéal pour se livrer à une analyse “objective”.
De Gendron à Enderlin, Sonia Devillers a sauté le pas, prouvant un non-professionnalisme confondant
De Gendron à Enderlin, Sonia Devillers a avec une joie mauvaise doublée d’un non-professionnalisme confondant, sauté le pas :
Dès le lancement, l’auditeur est face à quelque chose de grotesque : Vous venez d’entendre la Porte-parole de l’ONU qui déclare : Il est très inquiétant que les autorités israéliennes n’aient toujours pas mené d’enquête criminelle. Jusqu’où faudra-t-il monter pour que les israéliens cessent leurs accusations de partialité, demande … l’animatrice. Cette fois ce n’est pas une autorité palestinienne, ce n’est pas un media américain, C’est bien l’ONU, oui, l’ONU qui accuse l’armée israélienne.
Bande son : les cris lors des obsèques de la jeune femme. La police israélienne repousse la sortie du cercueil. La situation dégénère. Les policiers chargent. Allant jusqu’à frapper ses porteurs. Les images du cercueil manquant de tomber au sol ont fait le tour du monde.
Pour soulever des questions politiques, militaires et journalistiques, elle a invité 2 journalistes de 2 générations différentes, Frédéric Métézeau, correspondant de Radio France à Jérusalem, et Charles Enderlin, qu’elle appelle “Charles” tout court, ancien correspondant de France 2, écrivain, auteurs de papiers dont un dans Haaretz le 26 mai.
“Ces images stupéfiantes qui ont fait le tour du monde n’ont pas fait l’ouverture des JT israéliens car le même jour un militaire israélien était mort en action justement à Jénine : on n’imaginait pas dans un pays démocratique un tel déchaînement de violence, une attaque d’un convoi funéraire. Pas facile de travailler lorsque le Shin Bet brouille toutes les communications téléphoniques empêchant de communiquer avec Paris,” accuse le premier.
Sonia Devillers embraye et cite le rapport de l’ONU qui conclut “sans appel à la responsabilité directe de l’armée dans la mort de la journaliste.“
Et pourtant, Tsahal continue de dénoncer la partialité des enquêtes. Ça vous surprend, Charles Enderlin ?
Au contraire. Il ne se passe pas de jours sans que des civils palestiniens non combattants soient tués par l’armée israélienne. J’habite ici. Je suis effrayé de voir comment les soldats israéliens ont la gâchette facile.
Notre sujet, c’est la façon dont sont menés ces récits ? L’armée israélienne refuse de mener une enquête en son sein, mais en plus les récits continuent de contredire les enquêtes extérieures, notamment celle de l’ONU.
Absolument. Le principal argument israélien, pas totalement faux, est que les palestiniens ont la balle qui a tué Shireen Abu Akleh et refusent de la remettre à un élément extérieur indépendant pour que l’on sache exactement de quelle arme israélienne elle a été tuée.
Maintenant, il n’y a jamais vraiment d’enquête après des morts de civils palestiniens. Oui en 2014, un soldat israélien a été condamné pour avoir tué délibérément un jeune garçon palestinien. Il a été condamné à neuf mois avec sursis.
Enderlin ressort sa complainte sur l’Affaire al-Durah. Ça fait 20 ans que l’affaire al-Durah ressurgit. Un grand argument conspirationniste fait qu’on m’a accusé d’avoir diffusé depuis Gaza et via un montage l’image de la mort d’un jeune palestinien dans les bras de son père. J’ai découvert que l’armée israélienne, pour faire partir les journalistes, tirait à balles réelles très près de mon oreille. J’ai été visé. Pas blessé. Malgré mon gilet presse. L’armée israélienne n’aime pas du tout les journalistes sur le terrain. On les entend en plein plateau les balles siffler. En 2002 une collègue de la BBC a été pourchassée à coups de balles. Il y a eu depuis 2000 des dizaines de journalistes tués, la plupart palestiniens, quelques étrangers aussi, Il y a un véritable problème sur la sécurité des journalistes sur place.
Frédéric Métézeau accuse l’armée de donner des fake news, des intox, renchérit l’hôtesse, L’armée israélienne choisit sciemment d’intoxiquer les journalistes pour faire passer une mauvaise info. L’armée instrumentalise les journalistes. Instrumentalise l’AFP. Le NYT. L’armée israélienne ne fait plus de communication : elle fait de la publicité.
L’armée israélienne s’est lancée dans la diplomatie ouverte, ça sert à la propagande israélienne, conclut Charles Enderlin.
Sarah Cattan

source
https://www.tribunejuive.info/2022/06/27/le-fiel-de-charles-enderlin-a-lencontre-disrael-accueilli-chaleureusement-sur-france-inter-cetait-ce-matin/?fbclid=IwAR1_vOG0HiLO4YTmG6uXbpD0x_aOVRBYVNOm_a32RzfEdHD4Ye127P7_-uo

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SourceLIGUEDEDEFENSEJUIVE.COM

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