Le sort des travailleurs palestiniens en Israël !

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L’Autorité Palestinienne a appelé les 35.000 Palestiniens qui travaillent actuellement en Israël à rentrer en Cisjordanie, étant donné la manière dont ils sont traités face au coronavirus, et l’absence de mesure de protection élémentaires.


Quarante-et un travailleurs palestiniens qui ont travaillé dans une usine dans la zone industrielle d’Atarot à l’extérieur de Jérusalem ont été diagnostiqués positifs au coronavirus, a annoncé Mohammad Shtayyeh, premier ministre de l’Autorité palestinienne.

Il y a une dixaine de jours, le premier travailleur a été diagnostiqué avec le coronavirus – un Palestinien qui travaillait dans l’abattoir de Glatt Chicken à Atarot. Ses collègues ont dit que quelques jours avant le diagnostic, il était rentré chez lui parce qu’il ne se sentait pas bien et avait commencé à développer des symptômes de coronavirus.

En temps normal, quelque 250 Palestiniens travaillent chez Glatt Chicken. Ils ont dit n’avoir jamais reçu de masque facial et qu’il était impossible de maintenir une distance de deux mètres entre les travailleurs. « Dans une usine comme la nôtre, vous ne pouvez pas maintenir une distance de deux mètres ; vous travaillez sur une chaîne de montage très proche les uns des autres », a témoigné un travailleur.

Au fil des jours, certains travailleurs ont décidé de quitter l’usine, craignant de contracter le virus.

D’autant que si elles testent les travailleurs israéliens qui présentent des symptômes, les autorités israéliennes ne font aucun dépistage quand il s’agit de travailleurs palestiniens, qui dorment dans l’usine, contrairement aux Israéliens qui rentrent chez eux le soir .

ils sont logés dans plusieurs grands entrepôts sur le terrain de l’usine, dormant entre 15 à 20 personnes dans un espace tout en partageant les toilettes et les douches.

Ces derniers, qui plus est ne sont pas couverts par l’assurance maladie israélienne, sauf dans certains cas d’accidents du travail.

« N’ayant pas le choix et n’ayant pas d’indemnité de chômage, ils sont obligés d’accepter de quitter leur famille et de travailler en Israël ce qui pourrait mettre leur vie en danger », explique Assaf Adiv, directeur du syndicat Maan.



Le directeur des relations internationales du ministère israélien de la Santé, Asher Shalmon, a déclaré à Haaretz qu’il valait mieux « transférer en Cisjordanie les travailleurs qui développent des symptômes de type coronavirus, car ils peuvent être mieux surveillés par le système de santé palestinien ».(sic)

Un « transfert », qui s’est traduit à plusieurs reprises par le fait de jeter comme des loques des travailleurs palestiniens qui présentaient des symptômes fébriles, sur la route, aux checkpoints en Cisjordanie !

Ibrahim Milhem, le porte-parole du gouvernement palestinien, a également exhorté les travailleurs palestiniens à ne pas aller travailler dans des colonies israéliennes en Cisjordanie, « devenues un foyer de l’épidémie et ne protégeant pas les travailleurs palestiniens ».

Source : Haaretz et le syndicat Maan

CAPJPO-EuroPalestine

SourceEUROPALESTINE.COM

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