Législatives 2024 : Rêve, gauchemar et réalité !

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Aller voter…

Dimanche 7 juillet 2024, j’avais un terrible mal de tête. J’avais été comme assommé par trop d’infos en boucle, comme si dans le monde il ne se passait rien d’autre, depuis plusieurs semaines, que des élections législatives françaises. Plus rien au Proche orient, ça, tant mieux !, plus rien entre l’Ukraine et la Russie, rien en Iran, au Liban, aux États-Unis…  J’étais aussi saturé par l’antisémitisme du Nouveau Front populaire, surtout de LFI, que leurs leaders déroulaient sans honte dans leurs discours alors qu’ils le déniaient sur les plateaux télé. J’étais saoulé de leurs  mensonges, de leur mauvaise foi, de leur hypocrisie, de leur haine d’Israël et des Juifs, de leurs positions pro-Hamas qui s’étalaient depuis le 7 octobre et davantage depuis le début des législatives françaises dont le maitre-mot était bien l’antisémitisme dont encore une fois, sans honte aucune, ils se démarquaient. Je m’en voulais de mon impuissance devant ce triste spectacle mais je n’avais comme beaucoup de Français que mon bulletin de vote pour protester. Tout ça m’avait fichu un mal de tête terrible, une réaction psychosomatique face à  mon écœurement. Je me suis alors trainé avec beaucoup de mal, un mal de tête bien sûr, mais aussi un mal à ma France, jusqu’à mon bureau de vote, une école de la République, enfin, ce qu’il en reste. Il n’y avait plus que deux bulletins. J’en pris un que dans l’isoloir, je glissais, plié en quatre dans l’enveloppe gris bleu. « A VOTÉ » entendis-je dire comme si j’avais reçu un coup de marteau fatal. J’oubliais même le nom du candidat pour lequel j’avais voté. Mais je crois ne pas m’être trompé car, de retour chez moi, je retrouvais l’autre, froissé dans ma poche Je me souviens ensuite avoir fermé mes volets, pris un somnifère et m’être enfoui comme on dit sous la couette.

Rêver…

Effet de mon hypnotique, fatigue extrême après ces répétitions mortifères d’infos en boucle, ou fuite en avant, je me suis enfoncé dans un sommeil plus que cotonneux, enveloppant, qui me tirait contre mon gré vers les profondeurs abyssales et terrifiantes de l’inconscient, là où tout se mélange, tout se remplace, tout s’inter-change, les mots, les discours les images, les représentations d’hommes et de femmes, un vrai balagan, un vrai bazar comme on dit en hébreu. Tout me revenait depuis le 7 octobre, depuis les massacres du Hamas, la riposte israélienne, les condamnations de l’ONU et des impuissances occidentales, non pas tant les condamnations des crimes contre l’humanité commis par le Hamas, non pas contre l’Iran ou le Hezbollah, mais contre Israël, le petit État d’Israël, la seule démocratie dans la région et qui n’aurait pas eu le droit de se défendre, l’air de dire depuis l’ONU : « Restez à pleurer vos morts, on veut bien compatir avec vous, pleurer avec vous car on aime les Juifs surtout quand ils sont morts, mais surtout ne ripostez pas, car le monde préfère la stabilité au déséquilibre, il préfère les islam-istes à l’État d’Israël. » Puis, dans ce déballage grotesque de condamnations d’Israël, il y eu les discours enflammés de l’extrême gauche française contre les Juifs qui bientôt enflammèrent les rue de France et les esprits antisionistes-antisémites… Je me suis donc endormi avec toutes ces images en tête qui se sont peu à peu mélangées au fur et à mesure que mon rêve me gagnait en me plongeant dans une confusion totale.

Un vrai gauchemar ! 

Ainsi, Mélenchon parlait-il dans la bouche de Raphael Glucksmann qui lui se taisait en courbant le dos. Son visage prenait ensuite les traits de Macron, qui tantôt à droite tantôt à gauche boxait dans le vide, comme pour se débattre. Comme Narcisse s’aimant jusqu’à se noyer dans sa propre image, il s’en dégoutta bientôt, se griffant et s’arrachant le visage qu’il recouvrit ensuite d’un drapeau palestinien. J’y voyais Aymeric Caron qui lui portait carrément une casquette nazie qui dans mon rêve lui allait bien, alors que dans la réalité, c’était une candidate du Rassemblement Nationale qui avait été prise non pas la main dans le sac, mais la casquette sur la tête. Ce n’était donc plus un rêve qui envahissait ma nuit, mais un cauchemar, je dirai même un gauchemar… Je vis alors le premier ministre Attal qui écrivait sur un tableau d’écolier comme un bon élève qu’il est, les résultats de cette élection législative. De rage, il tapa si fort sur son tableau qu’il me fit mal à la tête et faillit me réveiller, mais je replongeais. Et j’y lisais que le Nouveau Front populaire arrivait en tête et que c’était sans doute lui qui allait diriger le pays, même si aucun parti n’avait eu la majorité. Mais dans mon rêve, devenu un vrai gauchemar, c’était Mélenchon et ses sbires antisémites qui triomphaient. Tous restaient unis contre les Juifs de France, ils éructaient sur un podium face à un public tenu en laisse par son discours haineux, comme des chiens enragés et baveux. Ils reprenaient en cœur les mots orduriers de leur leader, mais aussi ceux de Rima Hassan, d’Aymeric Caron, de David Guiraud, de Louis Boyard, de Mathilde Panot, d’Ersilia Soudais, de Sébastien Delogu et de bien d’autres… Tous se mirent alors à crier d’une même voix assassine et glaçante, d’une voix que je pensais ne plus entendre dans mon pays de France, d’une voix comme si elle était l’écho lointain de ceux qui hier répandaient la peste brune, et qui aujourd’hui s’habillent du drapeau palestinien et de celui  du Hamas…  Une voix unanime qui criait « Juifs, hors de France, Juifs dehors ! » C’était plus que ce que j’avais entendu depuis le 7 octobre et c’était pire que le coup de craie de Gabriel Attal, appuyé violemment contre son tableau vert d’écolier. Je me réveillais en sursaut, trempé et en sueur. Dans mon rêve, je n’étais évidemment pas mort, car on ne meurt jamais dans un rêve, fusse un gauchemar. On se réveille toujours à temps. Je me levais péniblement, marchais à l’aveugle dans mon appartement, appuyais sur la machine à café, ouvrais mon poste qui m’annonçait alors la victoire mitigée, certes, mais la victoire quand même du Nouveau Front populaire. Je me rappelais alors mon rêve que je savais comment déchiffrer : condensation, déplacement, association libre avec psy qui connaitrait le shibboleth comme l’écrivait Freud, c’est-à-dire le mot de passe, la façon de l’interpréter et d’en saisir le sod, le secret. Mais je passais là-dessus. Je l’appelais simplement mon rêve de bricolage électoral, de petits arrangements entre ennemis qui n’annoncent pas un avenir serein et radieux pour les Juifs de France.

Aujourd’hui 9 juillet, ce gauchemar prémonitoire va peut-être devenir une réalité si les slogans antisémites, antisionistes, wokistes et autres de la campagne du Nouveau Front populaire, surtout de LFI, persistent au-delà de ces tristes élections.

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