Les experts de l'ONU encouragent le financement des groupes palestiniens qualifiés de « terroristes » par Israël

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Les experts de l’ONU demandent à la communauté internationale de reprendre le financement des six organisations palestiniennes de défense des droits de l’Homme et de la société civile interdites par Israël l’année dernière.

Les experts des droits de l’Homme des Nations unies ont appelé lundi la communauté internationale à reprendre le financement de six importantes organisations de la société civile palestinienne désignées par Israël comme des organisations terroristes l’année dernière.

En octobre, le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, a qualifié d’organisations terroristes les six ONG palestiniennes suivantes : Addameer, Al-Haq, Union des Comités Agricoles, le Centre Bisan, Union des Comités de Femmes Palestiniennes et Défense Internationale des Enfants – Palestine.

Cette décision a été largement condamnée, notamment par d’importants groupes de défense des droits humains tels que Human Rights Watch et Amnesty International, ainsi que par certains législateurs américains.

« Israël a eu six mois pour étayer ses accusations et il n’a pas fourni de preuves », ont déclaré les experts dans un communiqué.

« Nous appelons les gouvernements et les organisations internationales qui les financent à conclure rapidement qu’Israël n’a pas établi ses allégations et à annoncer qu’ils continueront à soutenir financièrement et politiquement ces organisations et les communautés et groupes qu’elles servent. »

Plusieurs groupes juifs progressistes, dont J Street, Jewish Voice for Peace et T’ruah : The Rabbinic Call for Human Rights, entre autres, ont condamné la décision d’Israël.

Le manque de financement a entravé la société civile palestinienne, suscitant l’inquiétude des experts de l’ONU. L’Union européenne a déjà suspendu son financement pour deux de ces organisations.

« Nous sommes profondément troublés par l’utilisation apparemment abusive par Israël de la législation antiterroriste pour attaquer certaines des principales organisations de la société civile en Palestine. Une telle utilisation abusive doit être rejetée et contrée », ont déclaré les experts.

« Les Nations unies ont été très claires sur le fait que l’élaboration et l’application des lois antiterroristes doivent être rigoureusement conformes au droit international et aux protections des droits de l’homme, notamment aux principes de sécurité juridique, de nécessité, de proportionnalité, d’État de droit et de non-discrimination. »

Traduction : AFPS

SourceFRANCE-PALESTINE.ORG

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