Les vies Noires comptent. Mais pour quoi et pour qui ?

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Les vies Noires comptent. Mais pour quoi et pour qui ?

Par Gilles Falavigna

Le phénomène Black Lives Matter a connu, ces dernières semaines, une frénésie rarement atteinte.

Il y a un sentiment profond d’inégalité. Le confinement covid a certainement exacerbé une tension qui ne demandait qu’à s’extérioriser. L’affaire Floyd s’est déroulée à ce moment.

Le fait est qu’il n’est pas question de raison mais d’émotion. Ni la justification de ce qui semble un soulèvement, ni sa condamnation ne pourront s’y corréler avec pertinence.

L’environnement irrationnel du mouvement fait sa force. Il est alors important de le recadrer pour ce qu’il est : un instrument.

Le fait que le mouvement soit financé par George Soros n’est pas essentiel. On finance selon ses affinités, d’une part, et il est parfaitement légitime de recevoir des fonds, dès lors que ce n’est pas une opération de « blanchiment », d’autre part.

L’année 2020 est l’année des élections présidentielles américaines et c’est le problème majeur.

Le Président Donald Trump a largement été élu par le vote Noir de 2016, non pas parce que la communauté Noire a voté majoritairement pour lui, au contraire, mais parce que dans le cadre de ces élections où quelques voix doivent faire la différence, elles deviennent stratégiques. Ce sont 2 à 3% des voix qui ont manqué à la candidate démocrate dans certains Etats et ce sont justement ces voix-là.

Le vote Noir est considéré comme la clé de la réussite aux prochaines élections. C’est en cela que Black Lives Matter ! (et peut-être uniquement pour ça)

Il y a deux façons d’approcher cette donnée : l’irrationnelle qui en appelle aux sentiments ; la rationnelle qui en appelle aux actes.

Le Parti Démocrate n’est pas au pouvoir. Il ne peut en appeler qu’aux sentiments. Joe Biden s’engage sur la voie de l’émotion dès février, en narrant des anecdotes sur son lien avec Nelson Mandela. Il affirme avoir tenté de rencontré le leader de la lutte anti-apartheid, en prison à l’époque,  et avoir été emprisonné en Afrique du Sud pour cela. Il raconte cette histoire à plusieurs reprises et donne des détails sur son incarcération. Il aurait refusé de se plier aux lois discriminantes qui le privilégiaient en tant que Blanc.

Il se trouve que l’épisode est faux. Il s’agit d’un mensonge. Qu’un sénateur américain en mission diplomatique soit arrêté laisserait des traces. On en aurait parlé. Face au scepticisme, l’équipe de campagne de Biden reconnait l’erreur. Ce ne serait pas un mensonge mais l’expression d’un syndrome qui établit que nous croyons sincèrement à des événements car nous aurions voulu qu’ils se déroulent. Bref, peu importe que ce soit vrai, cela aurait pu l’être !

Le délire de Joe Biden va très loin. Peut-on encore parler de syndrome Mandela ? En effet, le candidat démocrate prétend qu’en visite à Washington, Nelson Mandela serait venu le voir dans son bureau pour le serrer contre lui et le remercier d’être allé en prison pour lui.

HOUSTON, TEXAS – JUNE 09: Democratic presidential candidate, former Vice President Joe Biden, speaks via video link at the funeral service for George Floyd in the chapel at the Fountain of Praise church June 9, 2020 in Houston, Texas. Floyd died May 25 while in Minneapolis police custody, sparking nationwide protests. (Photo by David J. Phillip-Pool/Getty Images)

L’important est que Joe Biden apparaisse investi pour la cause Noire. Nous sommes vraiment dans l’irrationnel quand on prétend faire voter pour un menteur ou pour un homme dont la mémoire flanche à ce point. Comme l’affirmait l’ambassadeur aux Nations Unies qui accompagnait Joe Biden lors de cette visite en Afrique du Sud à la fin des années 1970 : « si nous avions été en prison, je m’en souviendrais. Je ne pense pas que ce soit le genre d’événements qu’on oublie. »

C’est de manière très rationnelle que Joe Biden avance dans l’irrationnel. Il a l’intention de mentir ou de perdre la mémoire.

Black Lives Matter ! En conséquence, comme le dit Biden, Le Noir qui ne vote pas pour moi n’est pas Noir.

En face, il y a le « raciste » Donald Trump. Lui possède le pouvoir d’agir. Son bilan repose sur des faits.

Il se trouve qu’en 1990, Nelson Mandela est libéré et engage une visite aux Etats-Unis, avec 80 compagnons.  Mandela n’est pas au pouvoir. Ni les autorités américaines ni aucun bienfaiteur ne leur porte assistance. Le jeune milliardaire Donald Trump se charge de leur fournir un avion pour assurer leur périple.

https://www.latimes.com/archives/la-xpm-1990-06-25-mn-471-story.html

Le premier mandat Trump aura assuré des prêts bancaires aux petits entrepreneurs Noirs, ce que n’avait jamais permis l’administration Obama.

Le premier mandat Trump aura mis en place le financement des études en Université pour la communauté Noire.

Le premier mandat Trump aura vu un réel apaisement racial jusqu’à ces dernières semaines.

(La pensée de Gauche n’a pas de mémoire, à l’instar de Joe Biden, et a oublié que les mandats Obama ont vu exploser les tensions raciales sans que le Président n’engage sa responsabilité)

Les sondages donnaient, début juin, une augmentation de 15% de la confiance en Trump au sein de la communauté afro-américaine.

Il y a un deuxième motif pour provoquer le sentiment d’insécurité au moment où l’administration Trump présentait de très bons résultats économiques, particulièrement au niveau du chômage et plus encore au sein de la communauté afro-américaine. Là encore, le but est d’opposer l’émotion à la raison.

La manipulation de la rue véhicule le sentiment que « les choses » ne vont pas bien. La Gauche américaine se veut progressiste, au sens marxiste. Par une inversion de valeurs, elle représente le Bien qui s’oppose au Mal. Cette réalité se conjugue avec un net virage à Gauche de la ligne du Parti Démocrate. L’aile gauche est aujourd’hui dominante.

La destruction des statues témoigne de l’irrationnel. La victoire de l’émotion sera celle d’une bataille : celle qui veut que si le Soleil brille également pour les bourgeois, alors il faut éteindre le Soleil.

La formule peut sembler osée. Qui aurait imaginé, il y a quelques semaines, que Christophe Colomb serait déboulonné ? Qui aurait imaginé que la question de débaptiser la ville de Washington serait débattue de même que le nom de Maison Blanche ? Cette semaine, la ville de Plantation, Rhodes Island, vient déjà d’être débaptisée unilatéralement car son nom possède une connotation esclavagiste.

Il ne faut pas s’y tromper. L’émotion n’a pas vocation à s’opposer à la raison. Ce n’est que lorsque la haine porte l’habit de l’émotion qu’elle affronte la raison et la manipule. Le Judaïsme l’enseigne par l’expérience de la destruction du second Temple.

Par ©Gilles Falavigna

SourceJFORUM.FR

1 COMMENTAIRE

  1. Donald TRUMP offrant sur ses fonds personnels le premier voyage de MANDELA et de ses amis aux USA ! Voilà une info que l’on aimerait voir dans les journaux français ! !

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