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Le Premier ministre sortant a remporté les législatives et est en passe de battre le record de longévité au pouvoir.

Le président israélien Reuven Rivlin a chargé mercredi Benjamin Netanyahu de former le prochain gouvernement, à la suite des élections législatives du 9 avril. 

Lors d’une cérémonie retransmise à la télévision, Reuven Rivlin, s’adressant au Premier ministre sortant, a déclaré : lors des consultations avec les chefs de partis élus au nouveau Parlement « 65 députés (sur 120) vous ont recommandé ». Il aura désormais 28 jours pour s’entendre avec ses partenaires autour d’un accord de gouvernement. Le délai peut être prolongé de 14 jours. 

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S’il parvient à ses fins, Benjamin Netanyahu, 69 ans, figure dominante au point d’en paraître imbattable, entamerait un cinquième mandat. Au pouvoir sans discontinuer depuis 2009 et depuis 13 ans au total en comptant un précédent mandat entre 1996 et 1999, il ravirait en juillet le record de longévité à David Ben Gourion, père fondateur de l’Etat d’Israël. 

Démêlés judiciaires

A la tête entre 2015 et 2019 du gouvernement réputé le plus à droite de l’histoire israélienne, Benjamin Netanyahudirigerait une coalition au moins aussi à droite, composée de formations plus ou moins radicales et plus ou moins religieuses, et de partis ultra-orthodoxes représentant les 10 % d’Israéliens observant rigoureusement les règles du judaïsme. 

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« Je serai le Premier ministre de tous », a-t-il promis mardi soir, employant un ton fédérateur lors d’un toast avec des supporteurs après une campagne où son parti, le Likoud, aura multiplié les attaques personnelles contre son principal concurrent, le général Benny Gantz, et joué sur les préventions anti-arabes. 

Ce maître tacticien aura la tâche délicate de concilier les exigences et les intérêts contradictoires de ses futurs alliés, à commencer par le parti nationaliste et laïc Israel Beiteinou et les partis ultra-orthodoxes. Mais l’une des questions posées est de savoir dans quelle mesure les démêlés judiciaires de Benjamin Netanyahu interféreront dans les marchandages. Le procureur général a annoncé en février son intention de l’inculper pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires distinctes. 

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