Mali : treize militaires français tués dans l'accident de deux hélicoptères

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Emmanuel Macron a salué « le courage » des soldats « morts pour la France ». Six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef ont été tués.

C’est le plus lourd bilan meurtrier pour l’armée française depuis 35 ans. Treize militaires français ont été tués dans la soirée du lundi 25 novembre dans un terrible accident de deux hélicoptères au Mali. Tous appartenaient à l’armée de terre. Un communiqué de L’Élysée précise qu’ils étaient « six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel ». 

Ce sont deux hélicoptères qui sont entrés en collision. Un hélicoptère de combat Tigre est entré en collision avec un hélicoptère de manoeuvre et d’assaut Cougar, selon des sources de la défense. 

Collision à basse altitude

L’accident est survenu lundi soir dans le cadre d’une opération de Barkhane, qui mobilise 4500 militaires au Sahel.Un hélicoptère de combat Tigre est entré en collision avec un hélicoptère de manoeuvre et d’assaut Cougar, selon des sources de la défense. 

« Selon toute vraisemblance, un abordage entre ces deux aéronefs évoluant à très basse altitude serait à l’origine de l’accident. Ils participaient à une opération d’appui aux commandos de la force Barkhane qui étaient au contact de groupes armés terroristes », cite le communiqué de l’État-major des armées 

Pour retrouver trace d’autant de morts chez les militaires français, il faut remonter à l’attentat du Drakkar, à Beyrouth en 1983, qui avait coûté la vie à 58 d’entre eux. 

Les identités des militaires dévoilées

Parmi les treize défunts figurent trois capitaines, Nicolas Mégard, Benjamin Gireud, Clément Frisonroche, deux lieutenants, Alex Morisse et Pierre Bockel, l’adjudant-chef Julien Carette, le brigadier-chef Romain Salles de Saint Paul, issus du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau.  

Le capitaine Romain Chomel de Jarnieu, le maréchal des logis-chef Alexandre Protin, et les maréchaux des logis Antoine Serre et Valentin Duval, appartenaient quant à eux au 4e régiment de chasseurs de Gap.  

Le maréchal des logis-chef Jérémy Leusie du 93 Régiment d’artillerie de montagne de Varces, et le sergent-chef Andreï Jouk, du 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol font également partis des victimes. 

L’hommage de la classe politique

Emmanuel Macron a réagi ce mercredi en évoquant « treize héros » qui « n’avaient qu’un seul but : nous protéger. Je m’incline devant la douleur de leurs proches et de leurs camarades ». 

Le président « exprime son soutien le plus total à leurs camarades de l’armée de terre et des armées françaises. Il tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel et leur détermination à poursuivre leur mission. Il les assure de son entière confiance », conclut le texte. 

LIRE AUSSI >> Macron annonce des décisions prochaines sur la lutte antidjihadiste au Sahel 

Dans un communiqué, la ministre des Armées Florence Parly exprime « sa profonde tristesse » : « Je présente toutes mes condoléances à leurs familles, leurs proches et leurs frères d’armes. Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame ». 

« À ces héros tombés pour leur pays, nous devons tous notre infinie gratitude », a quant à lui réagi le Premier ministre Édouard Philippe.  

« La France pleure aujourd’hui », a commenté pour sa part l’ancien président François Hollande.  

« J’apporte tout mon soutien à leurs familles, et à leurs camarades de combat qui font face au djihadisme », a tweeté Marine Le Pen. 

38 militaires français tués au Sahel depuis 2013

Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l’intervention française dans ce pays du Sahel en 2013, avec l’opération Serval. Le dernier mort était le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, tué début novembre dans l’explosion d’un engin explosif

Le dernier accident mortel d’hélicoptères dans l’armée remonte à février 2018, lorsque deux hélicoptères d’une école de l’armée de Terre s’étaient écrasés dans le Var, à une cinquantaine de kilomètres de Saint-Tropez, après une collision en vol, faisant cinq morts. 

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