Meurtre de Daniel Pearl : le Pakistan annule la peine de mort pour le Britannique condamné

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Omar Sheikh avait été condamné à mort pour avoir enlevé et tué le journaliste américain Daniel Pearl qui enquêtait sur les réseaux islamistes en 2002.

Il était considéré comme le cerveau de l’enlèvement par la justice pakistanaise. Un extrémiste britannique, condamné à mort en 2002 pour le rapt et le meurtre du journaliste américain Daniel Pearl cette année-là, a vu sa peine annulée par un tribunal du Sud du Pakistan.  

La peine capitale prononcée contre Omar Sheikh, également appelé Sheikh Omar ou Ahmed Saeed Sheikh, a été commuée en 7 ans de prison, une durée couverte par ses 18 années déjà passées en détention, a indiqué son avocat Khawja Naveed. L’information a également été rapportée par plusieurs médias pakistanais. Le Parquet n’était pas disponible pour commenter. Le tribunal n’a pas encore émis d’ordre de remise en liberté, a poursuivi l’avocat. 

Trois autres hommes, Salman Saquib, Fahad Nasim et Sheikh Adil, condamnés en juillet 2002 à la perpétuité dans cette affaire, pour avoir notamment envoyé des courriers électroniques revendiquant le rapt, ont tous été acquittés, a ajouté Me Naveed. D’après les médias pakistanais, ces décisions ont été prises par deux juges de la Haute cour du Sindh, province du Sud pakistanais, dont Karachi est la capitale. 

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Daniel Pearl, juif américain de 38 ans, correspondant du quotidien américain The Wall Street Journal, avait disparu le 23 janvier 2002 à Karachi, après avoir informé sa femme Mariane, alors enceinte de six mois, qu’il allait rencontrer un chef islamiste. Il enquêtait sur les réseaux islamistes, alors très implantés à Karachi et susceptibles d’avoir des liens avec al-Qaïda, le réseau d’Oussama ben Laden, quelques mois après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. 

Son enlèvement avait été revendiqué par une organisation méconnue, qui réclamait la libération des Pakistanais capturés par les Américains lors de la campagne militaire en Afghanistan ayant démarré fin 2001, dont la plupart étaient détenus sur la base de Guantanamo, à Cuba. Après un mois de suspense, sa mort avait été annoncée par l’envoi au consulat américain de Karachi d’une cassette vidéo, montrant Daniel Pearl égorgé, puis décapité. 

Fils de bonne famille

Sheikh Omar, militant islamiste alors âgé de 29 ans et titulaire de la double nationalité pakistanaise et britannique, fils de bonne famille né en Grande-Bretagne où il a grandi et étudié, violemment anti-américain, était considéré comme le cerveau de l’enlèvement par la justice pakistanaise. 

Lors d’une première comparution en justice après son arrestation, il avait, selon l’accusation, avoué être le commanditaire. Mais au cours du procès, il n’avait cessé de nier les faits. 

Le jour de sa condamnation, il avait menacé les autorités pakistanaises de représailles. « Nous verrons qui mourra en premier, moi ou les autorités qui ont arrangé ma condamnation à mort », avait-il écrit dans un message lu par un de ses avocats. Il avait ensuite interjeté appel. Mais son procès avait été ajourné à des dizaines de reprises. 

Selon Asra Nomani, une ancienne collègue et une amie du journaliste du Wall Street Journal, qui avait dirigé cette enquête, c’est bien Khaled Cheikh Mohammed (KSM selon ses initiales en anglais), le cerveau autorevendiqué des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, qui l’a exécuté. 

« KSM », arrêté en 2003, est emprisonné dans la prison américaine de Guantanamo. Un psychologue qui l’avait interrogé a affirmé que le détenu lui avait confessé avoir décapité Daniel Pearl. 

SourceLEXPRESS.FR

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